Nous sommes encore maître de notre destin

Le néolibéralisme se caractérise par :

  • une limitation du rôle de l’Etat en matière économique, sociale et juridique ;
  • l’ouverture de nouveaux domaines d’activité à la loi du marché
  • une vision de l’individu en tant qu' »entrepreneur de lui-même » ou « capital humain » que celui-ci parviendra à développer et à faire fructifier s’il sait s’adapter, innover…

Les partisans du néolibéralisme le présentent comme faisant l’objet d’un consensus et comme étant sans alternative. Ses conséquences doivent être perçues comme des phénomènes inévitables qu’il faut accepter. Les idées opposées au néolibéralisme sont qualifiées d’archaïques. Alors que le fait même de tendre vers une libéralisation sans foi ni règle rend notre société archaïque,  pareille à ce qui existait dans la préhistoire.

Les néolibéraux ont pour objectif de supprimer les acquis sociaux tout en se déclarant progressistes afin de « libérer » les marchés. Ils cherchent à faire passer pour conservateurs et ringards les défenseurs de ces acquis sociaux appelés désormais privilèges, synonyme d’un ancien monde révolu.

Le terme « assistanat », qui vient du terme assistance, est devenu dans leurs discours un vecteur négatif proféré à loisirs, permettant de juger les progrès sociaux, acquis par de multiples combats des citoyens, comme des freins au bien-être et à l’élévation de la France. Une assistance est le fait d’apporter une aide, un secours à quelqu’un qui se trouve confronté à un problème, un obstacle ou un danger. L’assistance est un apport extérieur permettant de surmonter un obstacle.

Rappelons-nous que la mise en place progressive d’une solidarité nationale permettant aux plus faibles, démunis et autres accidentés de la vie de continuer à vivre avec un minimum de moyens mis à leur disposition. N’oublions pas que la solidarité permet à chacun de profiter d’une couverture médicale et théoriquement d’un hébergement à bas prix. Rappelons-nous que la solidarité permet à l’école républicaine de donner au départ la même chance à chacun de s’élever par l’instruction.

Ces progrès sont à mettre en face de ce qu’ont connu nos ancêtres des siècles passés. Pour beaucoup le progrès passe par l’élévation sociale, par le bien commun et partagé, par la paix. Mais pour d’autres, la soif de pouvoir et d’enrichissement les pousse à souhaiter moins de règles, moins de normes car ils pensent ainsi pouvoir obtenir ce qu’ils veulent, plus facilement et plus vite. Absurde démarche car ces mêmes individus seront à un moment ou à un autre confrontés à d’autres individus plus assoiffés ou immoraux qu’eux, et alors? Que se passera-t-il ? Une bagarre, un meurtre, une guerre ?

Le discours progressiste, mondialiste dans le mauvais sens du terme est colporté, et mis en œuvre, par des partis politiques qui vivent dans le paradoxe d’être des nostalgiques d’un passé plus fantasmé que réel d’une puissance française révolue. Je suis pour une mondialisation des hommes et non des marchés.

Chez les néolibéraux, on parle d’assistanat à la place de la solidarité, on regarde les impôts comme du vol dont le fruit est distribué aux fainéants … Nous sommes dans le schéma classique qui oppose les nantis aux autres ; les exploités, les abandonnés le long de la route, les accidentés de la vie. L’argent roi et les conséquences de sa vénération font que les médias, les réseaux sociaux, la publicité rappellent à longueur de journée combien vous avez raté votre vie si vous ne portez pas une Rolex au poignet à 50 ans… De plus, le mépris de nos dirigeants nous explose à la figure brutalement de temps à autres quand une « affaire » d’enrichissement personnel, avec nos impôts, éclate au grand jour. Preuve si nécessaire que l’exemplarité n’est pas de mise dans ce monde néolibéral vers lequel on nous pousse contre notre gré.  Un monde sans justice, où les nouveaux barbares sont issus de grandes écoles du commerce ou de l’ENA, prêt à tout pour gravir au plus vite les marches ensanglantées qui mènent au sommet du pouvoir et de l’argent ; les deux étant liés…

Ce reniement de la famille humaine par les nantis nous mène à la perte puisqu’ils vont jusqu’à nier les dégâts écologistes dont ils sont responsables, aveuglement qui les fera, avec nous, s’écraser brutalement contre le mur de la réalité. Mais trop tard…

Les élections présidentielles et législatives sont des moments importants pour nous tous car ils sont les seuls moments où notre parole n’est pas encore confisquée.

Comportons-nous en êtres responsables et intelligents. Exprimons-nous au travers d’un bulletin de vote en rejetant les extrêmes, en nous rappelant que l’humain passe avant le matériel, que le peuple passe avant les puissants, que la solidarité est notre seul salut, que les religions sont des brides à nos intelligences, que nous avons le pouvoir de changer le monde si l’on cesse de croire à notre impuissance.

Quand les hommes politiques ne sont plus des modèles…

Que pouvons-nous dire du triste spectacle que nous offrent les hommes et les femmes dits « politiques » des différents partis censés représenter les différents courants d’opinion de notre vieille démocratie ?

Les abus de gauche comme de droite, ou des extrêmes, réalisés avec une candeur, un sang-froid, ou un déni de la réalité, depuis des décennies avec l’argent public, notre argent, nous surprennent encore.

Et pourtant, et pourtant, depuis que le monde est monde, ces passe-droits ont toujours existé.

La différence avec ce qui était déjà connu et si ancien, puisque la Grèce antique comme la romaine en ont fait état, et maintenant, c’est qu’avant seuls les hommes de pouvoir placés en haut de la pyramide se permettaient ce genre d’abus, soit une dizaine de personnes, alors qu’aujourd’hui, trop de monde met les doigts dans le pot de confiture au nom du « tout le monde le fait, alors… ».

Avant, l’élite avait soit la force soit l’intelligence avec elle. Aujourd’hui, tout homme ou femme de pouvoir, pouvoir acquis par les urnes et non par l’intelligence ou la force physique, n’a plus la stature conforme à la fonction. Des voyous vêtus du costume de député, sénateur ou conseillé territorial, peuvent agir en toute impunité tant les protections de leur fonction au nom de l’indépendance du politique sont épaisses.

Je considère qu’un vrai homme ou une vraie femme politique doit être protégé(e) des lobbies, de la justice arbitraire, de l’exécutif afin de nous représenter en toute sérénité. Mais on voit ici la face B de cette protection.

Les hommes (je cesse de dire « et femme », mais le cœur y est) politiques d’aujourd’hui ont en général perdu tout contact avec la réalité économique des citoyens qui les ont portés au pouvoir. Leur train de vie est tout simplement trop élevé, et ils n’ont plus le souci du quotidien mais seulement celui de se maintenir lors d’une prochaine élection. Ils ont plus le souci de leur personne que celui de la communauté, et, pour les avoir fréquentés, ils perdent en quelques mois après leur élection leur statut de citoyen lambda pour se vêtir de celui de l’homme de pouvoir. Pouvoir par la représentation, pouvoir par l’argent, pouvoir par l’image que les médias propagent, pouvoir par la capacité à nuire ou à donner quelques avantages…

Comment, à partir de là, ne pas perdre pied ?

Eh bien, seule l’intelligence sociale peut sauver notre élu. Mais combien en sont dotés quand on sait que le chemin de la conquête de ce pouvoir qui les a portés où ils sont, passe par des compromis, des trahisons, des dénis, qui font appel à la part la plus sombre et la plus violente de leur personnalité, dont sont dotés  dotées seulement des personnes déjà « border line » ?

Comment ensuite ne pas se rembourser toutes ces souffrances, peurs, lâchetés par un excès d’argent ? Un autre moteur plus souterrain pousse l’inintelligent à agir ainsi : prouver à ses proches, qui ont parfois douté, qu’il a réussi. L’argent est de nos jours le moyen le plus expressif de la réussite d’un individu. Il permet aussi d’acquérir des amitiés, de payer des services rendus pour arriver où l’on est, d’acquérir des biens dignes de notre nouveau niveau social, de capter des voix pour le prochain scrutin électoral.

Alors, soit on cumule des fonctions de maire, de président ou vice-président de communauté de communes, de présidence de  la gestion des eaux communales ou intercommunales, ou d’autres niches que le citoyen classique serait étonné de découvrir, et on confisque ainsi le collectif  pour une minorité, et/ou, on cède aux lobbies, sacrifiant ainsi le citoyen à son intérêt personnel, on détourne de l’argent public, on accepte des « cadeaux » d’entreprises ou fournisseurs, et passés les affres des premiers renoncements, on s’habitue et commence alors une fuite en avant qui autorise tous les excès.

Aujourd’hui, la transparence voulue ou pas augmente grâce aux réseaux sociaux, à la connectivité multiple et le citoyen a accès à beaucoup d’informations. Les hommes politiques apparaissent alors comme des profiteurs sur le dos de la collectivité. L’étonnement, la colère, le mépris et puis le dégoût éloignent les électeurs des urnes… Le populisme a un boulevard ouvert par ceux-là mêmes qui auraient dû nous protéger…

Bien-sûr il reste des hommes politiques honnêtes. Mais les autres qui sont dépositaires du pouvoir  de participer à l’élévation et à la cohésion de la collectivité et qui en profitent pour procéder à un enrichissement personnel sont plus visibles qu’avant et ils ne comprennent pas que l’évolution de notre société a modifié le rapport de force entre eux et nous.

Donald Trump a gagné parce que les hommes politiques qui l’ont précédé ont détruit le respect que l’on pouvait leur accorder.

Chez nous n’importe quel populiste peut aussi prendre le pouvoir car nous, citoyens, ne savons plus comment casser ce système malhonnête.

Le spectacle donné par le candidat « Les Républicains », soi-disant inspiré par De Gaule, dans un déni total, qui j’en suis sûr ne comprend pas pourquoi il est vilipendé, ce spectacle est affligeant. Il y a eu Sarkozy, et bien avant Chirac qui ont cru eux aussi que le fait d’avoir les manettes concédées par le peuple les autorisait à confondre argent public et argent personnel. Que de dégâts commis par ces trois hommes.

L’histoire jugera… mais le mal fait au peuple restera… Le LR devrait disparaître pour laisser d’autres groupes essayer de reconstruire une confiance qu’ils ont cassée tant il incarne la malhonnêteté de nos politiques.

Que la justice fasse son métier en toute sérénité pour sauver ce qui peut l’être et restaurer une démocratie au service du collectif. Et que les intégristes de la manif pour tous restent dans leurs églises au lieu de contester le fait judiciaire.

 

Commentaires de lectures

L’HOMME QUI  AIMAIT LES CHIENS de LEONARDO PADURA

Leonardo Padura Fuentes, né le 9 octobre 1955 à La Havane, est un journaliste, scénariste et écrivain cubain, auteur d’une dizaine de romans policiers, Prix Princesse des Asturies en 2015. Fils d’un commerçant devenu chauffeur de bus après la révolution cubaine, il fait des études supérieures en littérature hispano-américaine et décroche une licence avant de rédiger une thèse sur Inca Garcilaso de la Vega. Il étudie aussi le latin à la faculté de philologie de l’Université de La Havane où il a le romancier Daniel Chavarría comme professeur.

Il entre comme journaliste au supplément dominical du journal Juventud Rebelde et signe des critiques littéraires, ainsi que des articles de fond. En parallèle, et « à l’écart de tout activisme politique, il écrit des scénarios pour le cinéma »[1], notamment pour un documentaire sur la salsa. Jusqu’en 1995, il est rédacteur en chef de La Gazeta de Cuba.

L’homme qui aimait les chiens est en fait l’assassin de Trotski, 
Ce roman historique nous conte les destins croisés de Trotski, de son assassin , un espagnol nommé Ramon Mercader combattant communiste pendant la guerre d’Espagne recruté par les soviétiques pour cette mission très spéciale, et du narrateur un cubain désenchanté à qui Ramon Mercader se confie avant de mourir 38 ans après les faits. Nous naviguons donc de la guerre d’Espagne à l’URSS de Staline, en passant par la Turquie, la France, la Norvège, le Mexique et Cuba ou vit le narrateur.

Ce qui rapproche ces personnages c’est leur destin tragique, tous les trois broyés par le mensonge idéologique . On apprend beaucoup mais il s’agit bien d’un roman , Si Trotski et Mercader ont  bien existé de nombreux personnage de ce livre sont sûrement imaginaires.

L’écriture est prenante et on avale les 740 pages sans problème

PETIT PAYS de  Gaël FAYE

Gaël Faye est né en 1982 à Bujumbura au Burundi d’une mère rwandaise et d’un père français. En 1995, après le déclenchement de la guerre civile et le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, il arrive en France et passe son adolescence dans les Yvelines, découvre le rap et le hip-hop. Il étudie dans une école de commerce, obtient un master de finance et travaille à Londres durant deux ans pour un fonds d’investissement. Il quitte la cité de Londres pour se lancer dans l’écriture et la musique.

L’histoire se passe au Burundi petit pays d’Afrique centrale, voisin du Rwanda, au moment de la guerre ethnique que se livrent hutus et tutsis. Gabriel enfant de 10 ans, fils d’un français installé au Burundi et d’une rwandaise tutsie, vit une enfance heureuse dans un monde qui lui paraît immuable. Des événements incroyables et  incompréhensibles pour lui commencent d’ébranler ses certitudes. Mais Gaby s’accroche avec acharnement à sa vie d’enfant, à son petit monde de bonheur menacé par un extérieur de plus en plus hostile. Il sent le danger mais ne veut pas y croire et pense pouvoir y échapper par toute sorte de petits stratagèmes , jusqu’au jour ou la folie des hommes qui s’est emparée de ses meilleurs amis le rattrape et le contraint à commettre l’irréparable, La guerre achève le tout en lui prenant son père  sa mère et sa famille. Sa belle enfance se termine dans le chaos. Il se retrouve en France où il s’aperçoit que les gens vivent dans une bulle, inconscients de ce qui pourrait leur arriver, exactement comme lui vivait dans la bulle de son enfance. Les dernières pages le ramènent au Burundi ou il est confronté à une dernière et terrible épreuve, Il retrouve sa mère qu’il croyait morte dans un état de déchéance physique et psychologique épouvantable et décide de rester pour s’occuper d’elle.

C’est un roman sur le monde clos de l’enfance immanquablement détruit par la réalité qui prend parfois des formes terribles.

CHANSON DOUCE de Leila SLIMANI  Goncourt 2016

Née le 3 octobre 1981 à Rabat au Maroc, d’une mère franco-algérienne et d’un père marocain, est une journaliste et écrivain franco-marocaine.

Le livre s’ouvre sur le drame terminal puis nous ramène au début de l’histoire, Louise que la vie n’a pas épargnée est engagée comme nounou pour s’occuper des 2 enfants d’un  jeune couple plein d’avenir. Elle se révèle très compétente et arrive à se rendre incontournable à tel point que le couple ne peut plus rien envisager sans elle. Cependant Louise a un lourd passé d’abandon et de violence. Elle s’attache de façon irrationnelle aux enfants et à la famille et devient elle-même totalement dépendante. Elle n’a pas de vie à l’extérieur et semble incapable d’en avoir une . Son univers se limite à  cette famille dont elle craint d’être un jour exclue. Son comportement change, Paul et Myriam s’en inquiètent un peu mais ne savent quelle attitude prendre, Louise tente un stratagème naïf pour que Myriam tombe à nouveau enceinte et lui propose ainsi de rester. Devant l’échec de sa pauvre ruse, elle disjoncte complètement car sa raison de vivre va lui échapper une nouvelle fois et c’est le drame,

On sait que l’histoire se finit très mal et pourtant le suspense grandit tout au long du livre qu’ on ne peut plus lâcher

Le style est sobre et efficace.

CHECK-POINT de Jean-Christophe RUFIN

Né le 28 juin 1952 à Bourges (Cher). Médecin, et diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris.  Engagé dans le mouvement humanitaire depuis 1977. Vice-président de Médecins (1991-92) sans frontières. Président d’Action contre la faim (2003-2006). Membre du comité français de l’association Human Rights Watch. Conseiller auprès du secrétaire d’État aux Droits de l’homme (1986-88). Attaché culturel et de coopération au Brésil (1988-89). Conseiller auprès du ministre de la Défense  (1993-1994). Ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie (2007-2010). Diverses fonctions d’enseignement. I.E.P. de Paris. Directeur de recherches à l’Iris (1990-1993). Conférencier international. Traduction de ses livres dans plus de vingt pays. Docteur honoris causa de l’université Laval (Québec), de l’université de Louvain-la-Neuve (Belgique). Membre étranger de l’Académie royale de médecine de Belgique. Élu à l’Académie française, le 19 juin 2008.

C’est l’épopée d’une mission humanitaire sur les routes de Bosnie. Chaque membre du groupe s’est engagé dans l’aventure pour des raisons différentes, plutôt personnelles que vraiment humanitaires.   Les tensions deviennent rapidement très fortes. Comme dans toutes les situations exceptionnelles chacun fini par se dévoiler  et le groupe éclate.

Aventure et psychologie résument cet excellent roman qui nous interroge aussi sur la nature des missions humanitaires, ce qu’elles sont, leur utilité, ce qu’elles pourraient être,

Du même auteur, je vous recommande « Le grand Cœur, Rouge Brésil … »

ADIEU MERE de Didier ROUX

Didier Roux est né en 1954 à Pointe Noire au Congo de parents français. Cadre à France Télécom il est en 2004 consultant dans un gros cabinet international. Il se lance dans l’écriture en 1995.

Roman sur la courte vie d’un poilu Maximin ROUX, assassiné en 1916 pour l’exemple par ses chefs pour une broutille, C’est un livre captivant de bout  en bout, très poignant, qu’on a du mal à lâcher mais qui en même temps dérange, En tout cas il vous inspire une horreur absolue de la guerre,

De plus c’est un témoignage très documenté sur la vie à Bondigoux en 1914,  Même si les personnages sont un peu idéalisés les dialogues reflètent bien les préoccupations de l’époque et les rapports qui existaient entre  les gens, D’origine Bondigounaise, j’ai connu dans mon enfance quelques un des rescapés de ce grand massacre  mentionnés dans ce livre (Lucien Charbonnière, Louis Bonhomme, Ernest Rouzet, Albert Roux, qui nous racontaient parfois les soirs d’été leurs terribles aventures, mais j’avoue qu’alors j’avais du mal à réaliser,

Détail qui m’a touché, l’auteur fait mention de ma grand-mère Marie Rives alors institutrice à l’école de Bondigoux où ma mère est née pendant que mon grand-père était lui-même sur le front,

Bref c’est un grand roman pacifiste, très documenté, qui m’a personnellement ému,

Il m’a donné envie de relire un roman allemand de référence en la matière : « A L’ouest  rien de nouveau » d’Heinrich Maria REMARQUE

La réponse officielle de San Francisco à l’élection de Trump

Le Club de Mediapart

 

L’excellent Mediapart partage avec vous cette information

Le conseil des autorités de surveillance de San Francisco a récemment pris une résolution introduite par le président du conseil London Breed en réponse à l’élection de Donald Trump.

Voici le texte de la résolution :

https://blogs.mediapart.fr/corinne-n/blog/261216/la-reponse-officielle-de-san-francisco-l-election-de-trump

 

 

 

Fillon « celui qui est contre l’assistanat »

Combien de fois avons-nous entendu ce brave homme bien propre sur lui et bien droit dans ses bottes fustiger les profiteurs de prestations sociales, ces fainéants qui ne veulent pas travailler, bref les pauvres et les mal-lotis n’ont que ce qu’ils méritent et en plus ils vont devoir se payer leurs frais de santé dès que notre brave sera au pouvoir…

Son épouse, payée plus de 5000 euros mensuel n’a pas besoin d’assistanat elle !!! et pensez qu’elle va profiter encore de ces largesses quand elle sera à la retraite !!! Ces « gens » n’ont plus aucune conscience des dures réalités que vivent plus de 50% des français…  Honte à eux ! indignes de nous gouverner…

Ecoutez ce qu’en dit  François Morel

http://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-francois-morel/le-billet-de-francois-morel-27-janvier2017

Et puis, savez-vous que « 2F Conseil »: la société de conseil très lucrative de François Fillon lui aurait rapporté plus de 600.000 euros de salaire net entre 2012 et 2015 soit un salaire mensuel d’environ 18.000 euros.

Le consulting, source potentielle de conflits d’intérêts, est interdit à chaque député qui commence cette activité si elle n’était pas la leur « avant le début de son mandat ». Ce qui n’est pas le cas de François Fillon, élu député de Paris le 17 juin 2012, qui a pris soin d’enregistrer les statuts de son entreprise au greffe du tribunal de commerce de Paris le 6 juin 2012. Soit 11 jours avant

Est-il vraiment l’honnête homme qu’il essai de nous convaincre qu’il est ?  18 000 + 5000  de Pénélope + ministre + député + etc = indécence

Les deux hommes de gauche qui ont été vilipendés ces dernières cinq années sont souvent mis en avant par ces tristes individus issus de la droite .

Voici la liste des hommes de droite en délicatesse ces dix dernières années, hors N Sarkozy qui n’a pas été condamné à ce jour

Alain Agostini (UMP) 2008, condamné pour proxénétisme aggravé en bande organisée. Alain Juppé (UMP) 2007, condamné pour abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt. Alain Tuduri (UMP) 2009-2010, condamné pour discrimination raciale, pour avoir préempté les biens immobiliers que voulait acheter des personnes d’origines étrangères dans sa commune. Axel Poniatowski (UMP) 2010, condamné pour diffamation. Brigitte Barèges (UMP) 2011, condamnée pour refus de mariage. Bruno Sandras (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts. Charles Fabre (UMP) 2010, mis en examen pour favoritisme. Charles Pasqua (UMP) 2009 à 2010, condamné pour trafic d’influence, pour favoritisme, pour faux, financement illégal de campagne et abus de confiance. Il est cité dans l’affaire de recel d’abus de biens sociaux pour l’association France Afrique Orient. Il également mentionné dans l’affaire du financement occulte du ministère de l’Intérieur et de l’Union des groupements d’achats publics.Christian Vanneste (UMP) 2006 et 2007, condamné pour propos homophobes, condamnation confirmée par la Cour d’Appel puis annulée par la Cour de Cassation. Il avait déclaré l’homosexualité inférieure à l’hétérosexualité et que l’homosexualité était une menace pour l’humanité. Claude Polony (UMP) 2001-2009, reconnu coupable de prise illégale d’intérêt, favoritisme et détournements de fonds. Denis Gautier-Sauvagnac (UMP) 2008, mis en examen pour blanchiment d’argent. Denis Jacquat (UMP) 2011, condamné pour abus de confiance et infraction à la législation sur le financement des campagnes électorales. Thierry Solère : le chef d’orchestre de la primaire de la droite fait l’objet d’une plainte du fisc. Gaston Flosse (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts. Georges Tron (UMP) 2011, mis en examen pour harcèlement sexuel, agression sexuelle et viol. Jacques Blanc (UMP) 2009, mis en examen pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêt. Jacques Masdeu-Arus (UMP) 2006 à 2009, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.
Reynaud (UMP) 2004, condamné pour prise illégale d’intérêt. 2006, condamné pour harcèlement moral et dégradation des conditions de travail. Jean Tiberi (UMP) 2009, condamné pour occupation illégale des locaux de sa permanence et fraude aux électeurs. Jean-Paul Fournier (UMP) 2009 à 2010, condamné pour prise illégale d’intérêt. Joëlle Ferrand (UMP) 2010, condamnée pour prise illégale d’intérêt et malversations. Laurence Spicher-Bernier (UMP) 2010 à 2011, condamnée pour exercice illégal de la profession d’avocat et escroquerie. Manuel Aeschlimann (UMP) 2009, condamné pour favoritisme dans l’attribution d’un marché public. Marie-Jeanne Bozzi (UMP)  2007, condamnée pour soustraction au paiement de l’impôt, omission de déclaration et fraude fiscale.> 2009, mise en examen pour association de malfaiteurs en vue de la commission d’un homicide en bande organisée. Maurice Gutman (UMP) 2010, condamné pour proposition sexuelle à une mineure de 12 ans.  Michel Buillard (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts. Nicolas Bazire (UMP) 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi. Pascal Buchet (UMP) 2007-2011, condamné pour harcèlement moral ayant mené au suicide. Patrick Balkany (UMP) 2003, condamné pour injure publique et pour diffamation. 1999, condamné pour avoir rémunéré aux frais du contribuable trois personnes désignées comme des employés municipaux mais qui ne s’occupaient que de son appartement de Levallois-Perret et de sa résidence secondaire près de Giverny. Philippe Brun (UMP) 2011, condamné pour fraudes et multiples abus de biens sociaux.Pierre Bédier (UMP) 2009, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.
Renaud Donnedieu de Vabres (UMP) 2004, condamné pour blanchiment d’argent.> 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi. René Vestri (UMP) 2009, condamné pour travail dissimulé.> 2010, mis en examen pour blanchiment à titre habituel et en bande organisée, trafic d’influence et association de malfaiteurs. Serge Dassault (UMP) 1998, condamné pour corruption. 2010, condamné pour procédure abusive.> 2009, condamné pour avoir acheté des voix lors des municipales.
Thierry Gaubert (proche de l’UMP, collaborateur de Sarközy) 2008, mis en examen pour abus de biens sociaux et escroquerie.> 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi. Thierry Leprince (UMP) 2007, condamné pour viol sur une mineure de 12 ans.  Thierry Solère : le chef d’orchestre de la primaire de la droite fait l’objet d’une plainte du fisc .Vincent Toni (UMP) 2008 et 2011, condamné pour corruption passive.

Racisme et bêtise

Une nouvelle fois, des évènements tragiques font ressurgir la bête immonde…

Parce que des imbéciles, parfois abandonnés de la république, isolés dans une rumination lente et profonde sur leur place dans notre société, cibles faciles de manipulateurs pervers, commettent l’irréparable inacceptable, la bête immonde se réveille.

 

Ceux que l’on appelle terroristes et, qui ne sont pour moi que des êtres perdus et sans repère, marginaux issus de n’importe quel milieu, aisé ou pas, ouvert ou pas, ces soi-disant terroristes qui ne sont que des assassins paumés, utilisant la religion pour justifier leurs actes, ont, au delà des crimes odieux qu’ils ont commis, réussi leur coup ! Ils ont réveillé cette peur enfouie en nous, cette peur qui libère la parole de l’ostracisme, du racisme de la haine.

La haine contre l’étranger, le rejet d’une religion dont on ignore tout mais qui semble la responsable de tout, le rejet de celui qu’on ne comprend pas car différent de nous, sont les éléments de bases de ceux qui ne réfléchissent pas assez loin…

Pourquoi un individu, citoyen, bon père, bon camarade, devient tout à coup vecteur de la haine ?

On peut supposer que c’est parce qu’il a peur. Mais peur de quoi ?

Peur d’une représentation pas très nette d’une menace pour lui, sa famille, ses biens…  Cette représentation négative est effectivement ressassée et amplifiée par les médias condamnés à racoler des fidèles afin de financer leur boîte. Mais ce n’est pas nouveau, puisque l’église elle-même a été complice de ce type de lavage de cerveaux au cours des siècles passés.

 

Pendant presque 2000 ans, le juif était responsable des famines, de la peste et autres maux et, régulièrement on évacuait ses peurs au travers de pogroms détestables.

Dans nos régions du sud-ouest, nous avions aussi une autre cible, les cagots, et il a fallu attendre que Louis XIV s’énerve pour que la peur de la répression royale soit plus forte que la peur de l’autre et que ces cagots puissent enfin être acceptés par nos ancêtres….

Depuis une soixantaine d’années ce sont les femmes et les hommes d’origine nord africaine qui sont devenus « nos juifs ou nos cagots », ratonades et injustices de tous ordres ont émaillé ces dernières années.

Avant eux on a eu les Italiens, les Espagnols qui ont été nos têtes de Turcs!!! et puis aussi les pieds noirs, rappelez-vous les bagarres dans les cours de récréations entre « les bons français » et ces étrangers qui venaient nous prendre tous les logements et allocations familiales et qui avaient un accent bizarre !!!

Oui je sais, vous les racistes, vous allez m’objecter: « oui mais eux étaient cathos et ils se sont intégrés parce qu’ils ont notre culture alors que les autres… les musulmans…. jamais ils ne pourrons s’intégrer!!!! ». Et que faites vous des asiatiques alors ? pas cathos eux non plus et pourtant intégrés !!! « Mais eux ils sont gentils, ils ferment leur gueule, ils bossent…. »  Non, ils sont différents mais leur différence ne vous fait pas peur, c’est tout ! Les racistes souhaitent toujours que tous les autres leur ressemblent ou au moins soient d’une discrétion qui les rende invisibles, alors qu’eux-mêmes sont souvent ces êtres grossiers et bruyants quand ils vont en visite dans d’autres pays!!!

 

Quand j’entends des êtres à priori équipés d’un cerveau dire que tous les musulmans sont inadaptés à notre société, j’hallucine.

Si 5 à 10% des immigrés de confession musulmane tombent dans la délinquance, je vous rappelle que 90 à 95% s’intègrent et adhèrent aux valeurs de la république et participent entièrement à la vie économique et sociétale de notre pays, et comme pour les vagues migratoires précédentes (Italiennes, Espagnoles, Asiatiques…) ce phénomène est connu et ne doit pas nous effrayer.

Et, faire l’amalgame entre immigration, si riche et nécessaire à notre évolution, et actes débiles commandés par des fous confrontés à des problèmes à quelques milliers de kilomètres de chez nous, c’est donner la preuve que nous attendions tout simplement une occasion pour réveiller la bête immonde qui dort au fond de nous…

 

Bridez cette bête!!! sinon elle va, à termes, vous dévorer, et là les malades logés aujourd’hui en Iraq et Syrie auront eu raison.

 

 

 

Ubérisation de la société, et alors ?

Le monde du travail change en fonction des évolutions de la société et parfois il se produit l’inverse ; la société évolue en fonction des changements du monde du travail (rappelons-nous les congés payés en 1936, les 35 heures tant décriées en 1996).

Pourtant une nette résistance aux évolutions du monde du travail créé toujours des crispations, elles sont de véritables secousses sismiques qui parfois nous surprennent par leur violence.

Evoluer, c’est parfois mettre en danger un système. Le monde du travail est devenu au 20ième siècle à force de combats, le socle d’une nouvelle organisation de nos vies personnelles par plusieurs vecteurs :

  • Tout d’abord, par l’invention du CDI, il est impossible de créer un patrimoine au travers de crédits sans CDI, qui est bien la fondation du socle…
  • Puis, parce si un contrat de travail donne au salarié des revenus en contrepartie d’un labeur, il lui permet surtout de vivre en consommant, depuis la fin du 20ième siècle, de plus en plus de services au-delà du juste nécessaire, remisant même le juste nécessaire au second plan pour assurer sa survie.
  • Ensuite l’actuelle organisation du travail est le canal par lequel s’est bâtie la solidarité de notre pays, prélèvements forts sur le travail pour financer la santé et les aides diverses (allocations familiales, allocations chômage, les retraites, etc…)
  • Le travail donne à l’individu une existence dite « normale », une légitimité sociale forte face aux inactifs considérés alors comme hors du jeu économique
  • Il organise par strates la société humaine avec des passerelles accessibles aux plus méritants, les plus travailleurs ou les plus malins, afin de parvenir à s’élever dans la société

Peu souhaitent que cette organisation subisse de trop profonds changements, qui risqueraient de mettre en danger leur propre avenir ou existence… Paradoxalement, la liberté d’entreprendre est facilité par la numérisation du monde qui fait fi des distances, des frontières, des barrières douanières, des règlementations nationales et des corporatismes aux statuts certes protecteurs mais si contraignants. Emerge donc l’Ubérisation qui rend libre et esclave à la fois. L’Ubérisation met donc en danger les lois du travail en ignorant les financements de la solidarité puisqu’elle la considère comme une contrainte, aussi elle propose un modèle sans nation puisque virtuel.

Ne nous leurrons pas, l’évolution de notre société libérale sur le modèle actuel fera que demain tout le monde sera auto-entrepreneur ou free-lance au service des autres dans un système Ubérisé global. Seule une catastrophe économique, ou climatique ou géologique pourrait aujourd’hui changer les règles qui régissent notre monde.

 

Que peut-on Ubériser ?

Le privé parce que tout patron pourra utiliser des fournisseurs de prestations comme c’est déjà le cas quand on parle pudiquement de sous-traitants alors que l’on a affaire à des loueurs de « viandes » ou parfois de « cerveaux ».

La fonction publique, car elle se réduira comme une peau de chagrin, la santé, la défense, l’éducation, la police pourront être Ubérisés, la sécurité sociale, les aides sociales, le système des retraites seront progressivement réduits et transférés au secteur privé, car plus finançables par des prélèvements sur le travail. La douane a déjà disparu… Le fisc sera bien la seule niche de fonctionnaires si l’on ne revient pas à un principe d’affermage comme avant 1789. Quid de la justice qui pourrait bien revenir vers les religions…

Je vous rappelle qu’en Belgique 20% de la population est déjà sous un statut d’auto-entrepreneur ou de free-lance…

 

Comment nous préparer à cette situation nouvelle ?

Voilà le problème car vous aurez bien compris que les Ubérisés seront mal payés et corvéables à merci, sans possibilité d’accès à la propriété au travers de crédits. Les banques existeront toujours mais elles seront sur un autre registre que celui du crédit aux particuliers, elles seront sur celui des prêts à court terme ou dans des opérations liées au devenir des grandes entreprises, et surtout sur la vente de produits financiers de plus en plus sophistiqués…

Quand on réfléchit aux secteurs épargnés par l’Ubérisation on ne voit rien de bien clair… Aussi je vous propose de raisonner autrement.

A part ceux qui seront du bon côté de l’Ubérisation, les dirigeants des plateformes d’Ubérisation ou les grands dirigeants des banques ou entreprises aussi bien de services qu’industrielles mondiales, les autres seront du mauvais côté. Je rappelle qu’avant la révolution de 1789 beaucoup de nos ancêtres étaient des journaliers ou brassiers, salariés payés à la tâche ou à la journée, sans aucune certitude sur la durée du travail proposé…

 

Quels sont les services ou produits qui vont rester indispensables dans vingt ou trente ans ?

Un fait tout d’abord : plus nous allons avancer dans le temps et plus « l’usage » va primer sur la « propriété ».

Acheter ou louer ne sera plus la vraie question. On loue déjà un véhicule adapté au besoin et au temps, une camionnette pour transporter du matériel à un moment donné, une décapotable pour partir en week-end, etc… Idem pour l’électroménager, les Smartphones, les vêtements, la vaisselle, les lieux de résidence… Nous allons vers ce monde et les nouvelles générations y sont déjà en plein !  On peut donc supposer que les industriels vont bientôt vendre du service et non plus du matériel… Ils fabriqueront des produits pour multipropriétaires et surtout pour des locataires. Alors, on peut imaginer que la vente de produits finis va disparaitre au profit de la location via Internet sans intermédiaire et sans contrôle de l’état…

Les fermes industrielles, les transformations agroalimentaires de basse qualité vont se développer de plus belle car les services de la santé publique chargés du contrôle des bonnes pratiques auront disparu, au profit de l’autocontrôle ou de l’Ubérisation des contrôles qui nous amèneront souvent devant les tribunaux, à l’hôpital privé ou à la morgue…

Alors oui, tout ou presque peut être ubérisé.  Et il restera à nous tous qu’à produire des produits « niches », une niche sera à terme un produit de qualité sanitaire ou technique supérieur à la moyenne ou indispensable et complexe…

 

Alors que faire ?

Relancer le troc, les monnaies locales, la solidarité citoyenne, l’auto gestion familiale élargie, sortir du consumérisme galopant en triant le nécessaire du superflu… Et puis comme toujours, s’en sortiront le mieux ceux qui seront possesseurs de terres et d’outils de production vivrière…

Il y a eu dans l’histoire multimillénaire plusieurs exemples de repli ou de changement brutal dans nos sociétés. Les sociologues ont remarqué alors que le premier effet à un changement violent (peste, économie défaillante, guerre) était situé dans le noyau de la famille élargie. Quand tout allait bien les familles éclataient, les égoïsmes prenaient le pas sur la solidarité, les enfants quittaient assez vite la famille parentale, et au contraire quand la vie devenait compliquée les familles se regroupaient autour d’un ancien, et la règle était de mettre au pot commun les efforts, les outils et les bénéfices, jusqu’à ce que cela aille mieux et que de nouveau les liens familiaux se distendent.

Les alliances d’alors, entre différentes familles au travers des mariages n’avaient qu’un but ; conforter et structurer un groupe de plus en plus puissant afin de mieux affronter le problème de la survie…

Nous pouvons supposer alors que le monde à venir devra compenser le retrait de la solidarité nationale en construisant une solidarité rapprochée, clanique, villageoise, et familiale de qualité.

Nous devrons reprendre en charge nos anciens, les malades, les faibles, les démunis, nous devrons reprendre à notre compte un minimum de production alimentaire de qualité, nous devrons abandonner peut-être notre frénésie aux déplacements lointains et fréquents, nous devrons certainement reprendre à notre compte l’instruction de nos enfants, la formation à des métiers indispensables. Et si l’état devenait défaillant, nous devrions reprendre à notre charge les fonctions de défense et de police…

 

Tous ces changements ont bien sûr des conséquences. Les grands risques que j’y vois sont un fort développement de la violence, individuelle de survie, et collective d’expansion afin de garantir la dite survie et, l’émergence de gourous ou « grands prêtres » qui tenteront d’étendre leur pouvoir au travers d’une religion refuge qui permettrait aux plus fragiles de trouver un peu d’espoir et d’apaisement…

 

Alors que faire face à l’évolution des règles du travail ? Je n’en sais rien hélas….

L’avenir du monde a hélas échappé depuis longtemps à nos états nationaux… Préparons-nous à nous retrouver seuls face aux difficultés à venir.