Une année s’éteint

Nous sommes réglés comme du papier à musique. En décembre tu portes ton argent aux commerçants, tu remplies la maison d’objets, made in China, de tes amis et de ta famille dont ils se seraient bien passés, et en plus tu bousilles ton foie…

Et nous faisons cela depuis des décennies sans déroger… Observés par des extraterrestres: ces derniers feront demi tour devant ce comportement préhistorique et barbare…

La nouvelle religion lancée dans les années cinquante qu’est le consumérisme,  a atteint sa maturité et tourne à plein alors que nous nous enfonçons dans une crise économique qui va mettre sur le carreaux des centaines de milliers d’entre nous. Une minorité chinoise et une autre minorité, européenne, vont s’en mettre plein les poches en quelques jours et nous basculerons tous dans l’année suivante, la 2012, qui nous est prédite comme celle de la fin du monde, l’évènement devant se passer autour du 21 décembre si on en croit les mayas, Nostradamus and co…

Il est vrai que si la crise perdure, on risque de voir le monde basculer dans la misère, des révoltes, de la violence… et pourquoi pas mettre en branle un mouvement qui pourrait mettre un terme à notre mode de vie qui aurait atteint les limites de l’absurde, si on peut parler de limite en la matière.

Pas très gai tout ça, et pourtant il est remarquable, extraordinaire même, d’être les témoins d’une fin, comme celle qu’ont connu les citoyens de l’empire romain à une autre époque. Il est vrai que le vingtième siècle a été certainement trop riche, trop novateur, trop plein de progrés social, et en même temps le pire cotoyant le meilleur, il a été le plus meurtrier. Aujourd’hui, nous avons du mal à accepter que cette époque s’achève.

Nous avons une arme pour faire face à ce changement inéluctable ; être solidaires, unis, actifs et altruistes…

Donc, je vous souhaite à toutes et à tous une année 2012, de partage, d’amour,  de résistance, et de beaucoup d’indignation intelligente,pour peser sur les changements que cette année nous promet.

Didier (le modérateur)

 

 

 

2 réflexions au sujet de « Une année s’éteint »

  1. La CRISE actuelle est le résultat d’un dysfonctionnement du système économique amplifié par une dérégulation complète du système financier.

    Le passage à l’euro dans sa forme actuelle a aggravé la situation du fait de son avancée trop rapide.

    Pourquoi ?

    L’euro a été instauré dans un conglomérat de pays dont les économies propres à chacun d’eux sont TROP différentes.

    Pour tenter de réussir ce conglomérat, on a instauré des conditions d’entrées (des filtres), puis des normes à respecter une fois l’entrée effectuée (limitation des déficits etc …) et enfin des systèmes de stabilisations en cas de « problèmes » (tutuelles, aides etc …).

    Je dis bien CONGLOMERAT de pays et pas union !

    Le problème c’est qu’actuellement en raison de la mondialisation des échanges commerciaux, un système économique ne peut pas fonctionner sans un système financier particulièrement maîtrisé.

    Outre que « le filtre » n’était pas assez serré lors de la réalisation du « conglomérat », l’europe a joué la dérégularisation du système financier et ne parvient plus à maîtriser la situation; ce qui se traduit par cette crise actuelle en son sein.

    A mon humble avis la plus grosse bêtise commise par l’Europe et nos dirigeants a été la suppression TROP RAPIDE des anciennes monnaies (franc, mais aussi de la lire, de la pésetas, etc …. ).

    Pourquoi ?

    J’ai dis plus haut que l’europe était un « conglomérat » de pays ce qui implique qu’il s’agit de pays « différents » dans leurs économies et dans de multiples autres domaines.

    Le seul paramètre REEL commun lors de l’intégration et qui permet de faire « L’INTERFACE » c’est la monnaie au travers du système financier.

    Or cette interface doit être « AJUSTABLE » ce qui ne peut être le cas avec « une monnaie unique comme elle l’est dans sa forme actuelle ».

    Nous savons tous très bien que l’euro ne peut pas avoir la même valeur d’échangeabilité pour la Grêce que pour la France par exemple.

    Cette « valeur d’échangeabilité » se traduit au travers des swaps sur les taux obligataires.

    La seule réelle solution pour sortir rapidement de cette crise en europe est la réintroduction des anciennes monnaies nationales en doublon de l’euro, avec un encadrement particulier.

    Pourquoi la réintroduction des anciennes monnaies ?

    Tout simplement pour pouvoir ajuster les masses monétaires de chaque pays européens dans les besoins de fonctionnement interne …. je ne parle pas des besoins de fonctionnement dans le cadre des échanges internatioanux car là l’euro retrouve sa réelle utilité.

    Je parle d’encadrement particulier. C’est quoi ?

    C’est tout simplement le droit par les banques nationales de chaque pays européens (banque de France etc ..) de pouvoir imprimer du franc en fonction DU BESOIN A USAGE NATIONAL.

    Il faut de plus que les anciennes monnaies ne soient pas échangeables à l’étranger (échangeable uniquement qu’auprès de la banque de France et en euros) et dans certaines limites pour les particuliers.

    Taux franc, pesetas etc … contre l’euro fixe dans un premier temps puis flottant une fois la masse monétaire INTERNE d’AJUSTEMENT atteinte.

    Je m’explique.
    Qu’est ce que cela peut faire que des retraités, des bénéficiaires de minima sociaux, des fonctionnaires etc …. qui EUX vont réellement consommer la totalité de leurs revenus (très très faible pouvoir d’épargne) en remplissant leur chariots au supermarché du coin, en payant leur électricité, leur téléphone,leurs assurances, leur gaz et leur impôts, payent en francs ???

    Je sais ce que vous allez dire …. mais le commerce est international; ce qui vendent achètent à l’étranger et blablablabla …. justement, est ce que ceux qui vendent ne vont pas essayer à trouver des produits similaires en France ?

    Là je dis, c’est à la BCE d’agir et c’est là qu’elle trouve sa pleine utilité (valeur de l’euro lié aux échanges): on a bien vu il y a quelques mois, la Banque nationale suisse imposer aux marchés ses limites.
    La BCE n’en est pas capable ?

    Sans vouloir faire de phobie germanique; pourquoi le mark n’a pas de limite d’échangeabilité?

    L’allemagne a « réussi » sa réunification dans quelles conditions sociales, économiques etc …. cela est un excellent exemple en terme de sacrifices, difficultés et autres auquels il faut s’attendre.

    Nous en Europe, avec la grande diversité culturelle, etc … qui nous sépare nous voudrions que d’un coup de baguette magique (L’EURO) tout se passe bien et facilement ?

    C’est pas sérieux.

    Il n’est pas question de sortir de la zone euro, mais simplement d’AJUSTER l’outil « financier » du système économique de façon à pouvoir le réguler et sortie de cette crise.

    Maintenant qui va oser prendre de telles mesures ?

    Bonnes fêtes de fin d’année à tous et meilleurs voeux 2012.

    1. J’ai lu avec attention votre analyse et je dois reconnaitre que mes compétences ne me permettent pas d’aller très loin sur ce terrain.
      Où je vous rejoins c’est sur ce sentiment de conglomérat que donne notre Europe. La construction inachevée nous à mis dans une situation difficile, d’ingouvernabilité et de conflits non arbitrés. De l’extérieur, on doit donner l’impression d’être dans une auberge espagnole où tout le monde vient avec ses plats préférés sans se préoccuper des goûts des autres.
      Pour ce qui est de la monnaie, je ne suis pas favorable à un retour aux monnaies nationales… Si la BCE pouvait faire marcher la machine à billets comme les USA ou UK, nous aurions mieux surmonté cette crise. Le fait de se retrouver en position de challenger par rapport à l’Allemagne, empêche de convaincre leur gouvernement de donner à cette banque plus de pouvoir en la matière… Nous sommes contraints de subir les effets de la politique allemande influencée par leur dogme en matière d’inflation…
      Il est clair que nous ne pourrons faire vivre l’Europe correctement tant que nos états/nations n’abandonneront pas une part importante de leur pouvoir au profit d’une gouvernance Européenne élue et forte… Il nous faut accepter de passer comme en 1789 d’un état composé de multiples fiefs à une europe à une seule tête, ou alors, revenons à la situation initiale, avec les risques que l’on connait.
      Je n’arrive pas à raisonner en imaginant que le concept de nation ait encore du sens, sinon, pourquoi ne pas revenir à l’époque encore plus originelle, des tribus, des clans… Je raisonne, depuis que j’ai une conscience politique, en ayant en perspective un état mondial confédéré… Une utopie certainement… mais qui m’entraine dans un sens contraire à celui qui nous tirerait vers des batailles meurtrières d’un autre temps, mais que l’on voit toujours fleurir sur tous les continents…
      Comme d’habitude, et je m’en excuse, je me suis éloigné du fond très riche de vos commentaires, non pas par goût de la fuite mais parce que je reste persuadé que nous vivons dans un tout et que ce tout ne se devine, s’appréhende, que dans une perspective de globalité. Globalité des problèmes et des solutions.

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