A quand une nourriture bio à la cantine de la maternelle de Bondigoux ?

 

Je lance ici un nouveau débat.

 

Nous savons tous que la nourriture « classique » est riche en pesticides et autres produits phytosanitaires dangereux pour la santé.

 

Chacun, suivant ses moyens, essaie de faire face à cette mise sur le marché d’une nourriture poluée et génératrice de millions de cancers. Sachez qu’avant la fin de la décennie, un français sur deux sera atteint d’un cancer, et que les enfants en sont de plus en plus victime.

 

Se voiler la face consiste à « faire confiance » à l’état, aux législateurs, aux dirigeants des entreprises agro-alimentaires.

 

Ouvrir les yeux consiste à se poser le plus souvent possible la question de la qualité sanitaire de ce qu’on achète. Exemple; une pomme toute belle sur un linéaire a subi de 10 à 14 traitements !!! il en est de même pour une majorité de nos légumes. Si on parle des produits transformés, là, il faut y ajouter tous les additifs, colorants, conservateurs, etc…

 

Croire que cela n’est pas nocif relève là de l’aveuglement. Et on commence à découvrir que nos industriels ont créés de véritables cocktails chimiques dont personne ne mesure les conséquences.

 

Prenons l’aspartame. Cet édulcorant est une des plus utilisés par l’industrie agroalimentaire. Il a été découvert en 1965 et mis sur le marché pour la première fois aux Etats-Unis en 1974. En France, il a été autorisé à partir de 1981. Or il a, dès son apparition, été accusé d’être dangereux pour la santé. Sclérose en plaques, crises d’épilepsie, tumeurs du cerveau…

 

Qu’en est-il exactement ?

 

La plus grosse accusation qui pèse sur l’aspartame est d’augmenter le risque de cancer du cerveau. En effet, depuis plus de vingt ans, il y a une hausse sensible du nombre de cas aux Etats-Unis. En 1996, des chercheurs américains ont souligné que cette hausse était parallèle à l’utilisation croissante de l’aspartame…  Bref, on a de forts doutes que le lobbying des fournisseurs de ce produit s’occupe de brouiller…

 

Prenons l’huile de palme, c’est une huile végétale qui contient de la vitamine A et E et du bêta-carotène à haute dose. Malheureusement, après cuisson et raffinage, cette huile perd l’essentiel de ses vitamines.

Autre défaut sur le plan nutritionnel, elle affiche près de 50% d’acides gras saturés (contre 15% dans l’huile d’olive) et contient de l’acide palmitique qui favorise l’obstruction des artères. Pire encore, elle est parfois hydrogénée, un procédé industriel qui entraîne l’apparition d’acides gras trans, encore plus mauvais pour la santé.

Si cette huile n’est pas nocive en soi, il faut éviter d’en consommer en trop grandes quantités car elle peut augmenter le mauvais cholestérol et les risques de maladies cardiovasculaires et de certains cancers.

Et c’est bien là le problème car elle est présente dans plus d’un aliment sur dix ! La moitié des aliments transformés en contiennent car elle leur apporte du moelleux et facilite leur conservation.

Il est donc difficile pour le consommateur d’y échapper, d’autant que son utilisation n’est pas toujours clairement indiquée sur l’emballage. La mention « graisse ou huile végétale » cache très souvent de l’huile de palme…

Etc, etc…

 

Que faire ? Sauvons ce qui peut l’être. A chacun de faire un effort chez soi… Aux autorités locales de s’interroger pour les cantines dont elles ont la responsabilité…

 

Je sens venir dans quelques années des réactions « à l’américaine » de la part de parents. A quand un maire devant les juges pour négligence ayant entraîné la mort ?

 

Je pense que cela va venir…

 

Nous savons tous que le coût de produits bio obligerait à augmenter les tarifs des repas… Je sais que certain auraient du mal à suivre économiquement… Je sais tout ça, mais alors, ne devons-nous rien faire ?

Pourquoi ne pas lancer le débat ? Jusqu’où les parents et les communes peuvent ils aller dans le bon sens ? se poser la question c’est déjà ouvrir les yeux sur une réalité dramatique…

 

 

 

 

 

3 réflexions au sujet de « A quand une nourriture bio à la cantine de la maternelle de Bondigoux ? »

  1. L’eau, l’air, la nourriture bio à la cantine etc … sont de bons sujets de débats.

    Concernant l’alimentation « industrielle » au sens large (préparation, utilisation de produits non bio, distribution etc …) dont peuvent « bénéficier » les enfants à la cantine ou à leur domicile, mais également les retraités (maison de retraite), les malades (hôpitaux), les travailleurs modestes, les chômeurs etc ….; la réelle question sous-jacente est :

    Qui permet de vendre de tels aliments et pourquoi ?

    A partir de là on rentre dans un débat très complexe (lobbying etc …) où effectivement entres autres, les responsabilités peuvent être abordées.
    On a vu pour le sang contaminé, le « médiator », les implants « PIP », la viande hâchée, et pour bien d’autres scandales qui dépassent largement le niveau local, les suites données à ces affaires, qui de toute façon n’amènent pas de solution globale.

    Globalement, pour l’alimentation, l’absence d’une protection accrue de notre agriculture et de notre industrie agroalimentaire est à mon humble avis l’une des principales raisons de cette « malbouffe »!

    L’entrepise « DOUX » en est un excellent exemple d’actualité.

    Que dire de la société « AGROGENERATION » etc …. qui sollicitent des capitaux en France auprès des épargnants (obligations 8%) pour « permettre » son développement dans le domaine agricole en amérique du sud ou en europe de l’Est !!!!

    Les exemples de ces produits alimentaires « importés » ne manquent pas si l’on prend le temps de lire les renseignements indiqués en minuscules sur les emballages.

    Nos industriels sont obligés de lutter avec des aliments de bases similaires pour tenter de résister à la concurrence, en jouant aux apprentis sorciers!

    Que dire de tous ces agriculteurs français qui dans une situation de désespoir et de détresse mettent fin à leurs jours en raison de cette concurrence déloyale ?

    Localement, je pense qu’il faudrait associer « l’éducation » dès le plus jeune âge à la découverte des produits naturels par des actions simples.

    Par exemple en faisant « un jardin potager communal bio » comme cela existe (trop rarement) dans certaines communes dans lequel les enfants pourraient découvrir les fruits et les légumes et « PEUT ÊTRE » en revenir aux « bonnes vieilles cantinières » ou alors faire « travailler » le commerce local.

    Dans certaines communes, « le restaurant local » fait cantine!

    Certains vont crier au sacndale car il y a « des normes » etc … oui oui oui … les normes c’est le pain blanc des lobbystes!

    Mais bon est ce le seul et réel motif (les normes) ?

    Objectivement, je ne le pense pas; mais je ne souleverai pas d’autres motifs pour d’autres raisons ….

    Concernant le coût …. dans une petite commune comme Bondigoux, ma position est très simple.

    Localement, on supprime ou tout au moins on suspend toutes les subventions aux associations et autres et on affecte ces « moyens » à une meilleure « bouffe » des écoliers.

    Je préfère et de loin que les enfants mangent mieux, que par exemple « tirer un feu d’artifice ».

    En conclusion, le problème de l’alimentation dans les cantines est avêré, mais dans la situation économique actuelle est ce le seul sujet IMPORTANT de préoccupation ?

    1. je suis bien d’accord sur les priorités entre certaines animations et qualité de la nourriture des enfants. UN certain nombre d’écoles ont déjà résolu le problème nourriture bio/budget correct. Ce n’est donc pas impossible.

  2. Oui !

    On peut par exemple commencer par une projection du film ‘nos enfants nous accuseront’.
    je suis relai local de l’association http://www.bioconsomacteurs.org/ et motivée à passer à l’action.

    J’ai ici des docs comme ‘la bio en restauration collective’ / ou le livre ‘La stratégie du colibri’ avec un chapitre entier consacré à la création d’une cantine bio…y a plus qu’à !
    Etant sans enfant je ne connais pas l’école ni son équipe, le mieux serait d’avoir des parents.
    Commencer par un apéro/réunion/repas avec ceux que ça intéresse pour décider de comment agir. Ensuite voir à la rentrée avec l’équipe en place ce qu’ils en pensent..
    A suivre !

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