Suis-je le futur candidat aux élections municipales ?

Bonjour

Pour répondre à cette première interpellation, je vous renverrai toutes et tous à quelques adages bien connus : « qui vivra, verra », ou bien : « Le but que l’on poursuit est toujours voilé. Ce qui donne un sens à notre conduite nous est toujours totalement inconnu. » Ou alors : « Les convictions ne sont, en fait, que le luxe de ceux qui ne s’engagent pas. »

Pourquoi s’engager dans la »conquête » d’une mairie ?

  • pour mettre dehors une équipe qui a failli ?
  • parce que l’on veut donner une autre direction à une politique ?
  • par ambition personnelle ?
  • par hasard ?
  • pour embêter le maire actuel qui veut faire « carrière » ?

Pour résumer la situation actuelle, je dirais que le maire aujourd’hui installé est là par hasard (décès du précédent maire), par ambition personnelle (le connaissant bien, je le suppose), mais certainement pas pour donner du sens à une politique communale bien établie; preuve en est l’absence d’un quelconque projet de village….

Être maire aujourd’hui est un véritable sacerdoce!

  • Rémunération faible (mais après tout on peut considérer que l’on est maire par altruisme ou amour du prochain).
  • Reconnaissance des concitoyens nulle (on a à faire à des comportements de supporters, ou de consommateurs, plus qu’à ceux de personnes responsables, concernées et impliquées)
  • Responsabilités pénales démesurées par rapports aux moyens à disposition pour faire les « choses » tout le temps dans les règles…

Si l’on a aucun talent de communication, aucune intelligence (ou facilité) de relation sociale, cette fonction devient vite une galère où l’on a le sentiment de ne recevoir aucune reconnaissance pour les efforts accomplis.

Si l’on n’a pas, dans le cadre d’une communauté de commune, d’alliers politiques ou affectifs, là encore c’est la galère

Et si en plus on est d’un bord politique opposé à celui des instances régionnales, départementales ou locales, on comprendra combien il doit être difficile d’exister et de participer à un quelconque processus de décision.

Il ne nous reste plus, (je parle du maire) qu’à voter non à tout, discuter des détails, se perdre dans des « disputes » stériles, s’énerver parfois et passer en définitive pour une personne incohérente, disant tout et son contraire entre deux réunions abordant les mêmes sujets. On n’est pas loin de penser que ce maire est plutôt dépassé… Bonjour l’estime de soi et le plaisir à échanger !!!

Alors là, oui, j’aurai envie d’y aller pour démontrer que tous les Bondigounais ne sont pas bornés et sans vision. Car il faut savoir que nous sommes bien trop souvent considérés du même format que notre premier magistrat! Et pour cause, on l’a élu !

Aujourd’hui, nous avons un maire que nous devons respecter, et même défendre face à des attaques venant de la communauté des communes ou du département, car il nous représente… Et je crois même savoir qu’il est attaché à notre village et qu’il agit dans la majorité des cas dans un souci d’impartialité et de défense de l’intérêt collectif… Et là j’insiste, il est « notre représentant », et nous les citoyens Bondigounais, on se doit de le soutenir autant que cela nous est possible, tant que nos convictions ne sont pas écorchées.

Quoi qu’il en soit, cette fonction, très exposée, est à mes yeux peu reconnue, ingrate, usante. Donc il faut être sacrément malade pour y aller en conscience… Seul un engrenage fatal peut nous y mener…

Comme vous le savez, je suis adhérant d’un parti opposé à celui de notre maire; je suis opposé au libéralisme, au racisme, à la peur de l’étranger, à l’égoïsme que défend l’UMP. Je ne dis pas que le PS est le seul creusé d’hommes de qualité, mais il défend des valeurs comme la solidarité, la justice, l’équité… Après, quand ce parti a les manettes du pouvoir, il se heurte aux réalités et le « détestable réalisme » fait le reste… Alors, est-ce que le fait d’appartenir au PS dans une communauté des communes où seul notre maire appartenant à un parti opposé est un motif suffisant à tenter de le supplanter ? (je vous renvoie à la notion d’engrenage fatal). Je n’en sais rien, mais je ne vous cacherai pas que la pression du PS sur ma personne n’est pas inexistante…

Bref, je dirais que nous sommes, Didier et moi-même, opposés par le simple fait d’une appartenance à des centres de pensées différents, et que nos caractères, nos vécus, très différents ont fait le reste… Ceci n’empêchant pas pour autant le respect mutuel que nous essayons de maintenir tous les deux afin de rester dans des relations d’intelligence.

Je n’aborderai pas les « erreurs ou mauvais choix » de notre maire car n’ayant moi-même jamais était confronté à ce type de responsabilité, je n’aurai pas l’outrecuidance de porter un jugement. J’ai, durant toute ma carrière, été confronté à des choix de management; il m’est arrivé de ne pas prendre la meilleure route, et je sais combien il se trouve alors beaucoup de monde pour vous expliquer gentiment, ou pas, comment il aurait fallu s’y prendre… Détestable attitude de ceux qui ne prennent pas de risques dans l’action, mais qui vous décortiquent tous vos actes après la bataille. La gestion municipale n’a pas besoin d’historien mais de décideur…

Je sais que j’ai la capacité à remplir ce type de fonction. Je n’ai pas besoin de complément de rémunération pour vivre et je saurais être au-dessus des « pressions et enjeux personnels » pour rester objectif sans peur de réélection. Je n’ai pas à me prouver quoi que ce soit en terme de reconnaissance et de capacité à faire, ayant réussi une carrière professionnelle difficile et complexe. J’ai un réseau politique local capable d’aider la commune. Je suis à la retraite en 2014, donc disponible. Etc… Mais cela suffit-il pour y aller ? Non…

Il faut avoir une forte propension masochiste à prendre des baffes. Il faut croire en l’avenir de son village. Il faut avoir une haute estime de la fonction de maire. Il faut être disponible. Il faut avoir une équipe cohérente et altruiste autour de soi. Je ne sais pas si je réunis toutes ces conditions…

Je me donne encore six mois avant de décider, mais haujourd’hui, je n’ai pas atteint le minima requis pour y aller, donc, Didier peut dormir sur ces deux oreilles, sauf si quelqu’un d’autre veut tenter sa chance…

 

Voilà ma réponse à la première remarque…

 

 

 

 

 

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