Comment faire croire aux jeunes, aux retraités, aux salariés qu’on va bientôt sortir du tunnel ?

Le tunnel dont il est question ici est bien entendu celui de la crise économique et plus généralement financière. Et le comment doit être pris dans le sens de : comment oser…

 

Une remarque avant de commence : plus vous direz à quelqu’un qu’il n’arrivera pas à réaliser quelque chose et moins il y arrivera, tout simplement au nom de la règle des prédictions auto-réalisatrices. Ce phénomène bien connu des sociologues et psychologues pourrit la vie de milliers de personnes tous les jours.

 

Mais revenons-en à la question posée.

Un constat: nous sommes dans la mouise, la galère…

Si l’on regarde des situations homologues ayant existées dans le passé, nous constatons qu’à chaque fois nous sommes repartis. Vous me direz, la situation est différente, c’est exact ! la mondialisation et la vitesse de circulation de l’information n’aident pas, certes ! La désindustrialisation du pays est forte, oui c’est encore vrai. Mais pour autant, nous avons, nous les citoyens, les moyens de réagir soit en descendant dans la rue pour obliger les gouvernants à prendre certaines décisions, soit en bossant plus (quand on le peut), soit en imaginant des moyens de survie, en fonction de notre situation matérielle, géographique et psychologique.

 

Je sais que nous vivons dans un monde habitué à attendre d’en haut, des autres, des solutions globales. Là je crois qu’il faut plutôt compter sur soi et sur sa propre capacité à réagir, sans attendre les évolutions globales impulsées par des politiques plus ou moins heureuses.

 

Notre pays est, lui aussi, encore en capacité de réagir; l’Europe représente une force par le simple fait de sa taille et de sa capacité à peser sur l’existant, en prenant des décisions qui vont dans le sens de la reprise.

 

Je sais qu’aujourd’hui l’Europe est dirigée par des libéraux et que leur premier principe est de laisser le marché décider pour nous. Oui cela n’aide pas; mais malgré ça, les hommes politiques des différents pays arrivent à faire intervenir les instances européennes dans un sens positif.

 

Les trois dernières années, il nous semble à nous qui n’y comprenons pas grand-chose, que les choix faits ont été trop lents, en dessous des moyens attendus et avec un esprit partisan qui partait du principe qu’il fallait en profiter pour « punir » les pays fautifs. Soit, mais aujourd’hui, nous sommes trois ans plus tard toujours dans une position très délicate.

 

Alors doit-on motiver nos citoyens pour sortir de cette impasse en leur « faisant croire » que demain cela va aller mieux ?

Ou bien : doit-on dire à nos concitoyens que demain cela va être pire ?

Des deux méthodes je préfère la première car sans bouger un oeil, elle sera de toutes les façons plus productive que la première.

Ensuite, si le gouvernement actuel affirme que demain cela va aller mieux, j’ai la faiblesse de croire que c’est parce qu’il le croit également et qu’il pense, (à tort ou à raison) en plus, avoir quelques clés pour y arriver.

Alors oui, je préfère entendre un discours positif sans être angélique pour autant, qu’un discours négatif qui plomberait toutes les actions entreprises…

 

Personnellement je suis de ceux qui croient qu’en prenant un peu plus d’argent aux dix pour cent qui se gavent, pour financer notre désendettement en même temps que de favoriser la reprise en s’interdisant de choisir toute action menant à la récession, devrait nous permettre d’y arriver. Plutôt favoriser la croissance que mettre en place des plans d’austérité ; il suffit de regarder les effets de ces fameux plans en Grèce, Espagne, Irlande, Italie.

 

Le bémol que je vois ici est que nous avons pris trois ans de retard et que trop de personnes sont restées sur le bord de la route. Comment relancer un pays qui doit aider 4 à 5 millions de laissés pour compte alors que nous sommes attaqués par tous les requins de la finance ? C’est là que nous attendons des actions de nos dirigeants français et européens.

 

Je ne suis pas un spécialiste pour proposer quoi que ce soit en matière de solutions techniques, je crois que peu de personnes en sont capables d’ailleurs. Mais oui, nous devons regarder l’avenir en souriant sinon, le taux de suicides et de malheurs risquent de nous submerger, favorisant ainsi la monté d’un nationalisme abject et rétrograde. Rappelons-nous comment et pourquoi Hitler est arrivé au pouvoir…

 

Les jeunes sont à plaindre dans la situation d’aujourd’hui mais heureusement, ils regardent leur avenir avec des yeux de jeunes, optimistes et un peu inconscients.

 

Les retraités, pour 40% d’entre eux sont dans une situation difficile qui ne s’arrangera même pas si la situation économique s’améliorait, car leur retraite ne va pas par miracle augmenter, hors rattrapage de l’inflation, et si cela empirait et qu’il faille en diminuer le montant, ils seront certainement moins touchés que les retraité plus aisés, du moins j’ose l’espérer.

 

Les salariés ; voilà bien le problème récurrent depuis des années. La libéralisation outrancière, les mensonges répétés qui nous font croire que tout ce qui arrive est à cause des avantages des salariés concédés au siècle passé, font que le niveau de vie des plus bas revenus a baissé de façon significative. Remarquez par ailleurs que les 10% les plus aisés sont encore plus riches… Et je parle là des salariés, pas des chefs d’entreprises ou autres rentiers…

Les salariés et surtout ceux qui sont en rupture d’emploi sont les vraies victimes de la crise et c’est eux qui vont avoir le plus de mal à s’en sortir. Alors oui, là, la politique, les choix de nos gouvernants sont déterminants. Et il est tout de même clair que cette population rejetée par le monde du travail aura du mal à voir la petite lumière du bout du tunnel…

 

Dommage que l’on ne coupe plus les têtes, sinon celles de nos banquiers et autres acteurs de la finance auraient déjà roulées à terre… Mais là est une autre histoire…

 

Pour conclure, l’optimisme devrait être plus porteur que le pessimisme. Le tunnel débouchera un jour vers une société plus apaisée et retrouvant ses repères. C’est mon mot d’espoir…

 

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