Réponse au Souhet N° 51

C’est toujours avec un étonnement émerveillé que je plonge dans la prose de notre maire.

 

Que dire de celle-ci ? Un édito plutôt long, avec de jolies images, pour faire sérieux…  Je ne devine pas la version du logiciel Excel, mais ce n’est pas la dernière. Preuve qu’on ne dépense pas l’argent, notre argent, dans des achats inconsidérés. Quoi que…

Quoi que…  Mais j’y reviendrai plus tard…

Par contre, cinq sujets ont retenu mon attention :

–          Les comptes administratifs

–          La mairie

–          Les impôts locaux

–          Les travaux futurs

–          La cohérence des projets

 

Je me souviens d’un édito du maire qui mettait en cause mon intégrité morale au sujet des informations publiées sur les emprunts toxiques contractés par notre commune. Je profitais de la crédulité de nos concitoyens, dont nous savons tous qu’ils ont un QI inférieur à 80 et une capacité d’analyse proche du bulot, (je me mets bien sûr dans cette catégorie), en évoquant mon inquiétude sur ce fameux emprunt sur lequel on a toujours aucune explication « intelligente »…

Et là, quand je lis la prose sur les comptes de notre municipalité, je me dis que nous sommes au pays des bisounours ou chez d’Alice au pays des merveilles. Le sérieux est ailleurs, et donc je vous invite à aller faire un tour sur ce site.  Et vous allez regarder la page 5 et les suivantes. http://www.mouchan.fr/public/bulletin/n-27.pdf

Ne souriez pas, c’est toujours le petit village Gersois, qui a exactement le même nombre d’habitants que le nôtre et moins de revenus, car pas de clinique sur son territoire. Profitez-en pour voir la qualité du contenu de leur bulletin municipal…. Et en plus ils ont un site eux…
Et là, on a une vraie vision de la réalité des comptes de la commune, car chez nous, qu’avons-nous ? Trois lignes qui ne sont compréhensibles que par celui qui tient en main la totalité des informations. Alors, que veut faire notre maire en intégrant ces quelques infos ? Oserait-il profiter de la fameuse crédulité des habitants pour  camoufler un dépassement de budget des travaux de la mairie par exemple ou autre chose… Le fameux transfert de 128 K€ du budget de fonctionnement vers l’investissement cache quoi ? Didier, tu en as trop dit et pas assez… Je n’ose pas imaginer qu’un dépassement du budget initial des travaux de la mairie soit si énorme, mais enfin, un concitoyen averti en matière de finance pourrait y jeter un coup d’œil, sait-on jamais… Sinon, pourquoi glisser cette information dans un papier si incompréhensible ?

A creuser à mon avis… Et si quelqu’un a compris où nous en étions en matière des comptes de la commune au travers de cet édito, qu’il réponde aussitôt à mes remarques !!!!

 

Bien sûr, je reste également interdit devant la décision du conseil municipal de ne pas augmenter nos impôts locaux, quand on sait qu’on est les champions du coin, en termes de leur niveau, c’est un minimum à faire.

Bien sûr cette décision n’a pas de lien avec les élections municipales de mars prochain… Non ! non !

Mais moi, je ne voterai que pour une liste qui proposera une baisse des impôts !!!! Et qu’on ne me dise pas que ce n’est pas possible, allez encore une fois vous promener sur internet et vous trouverez des communes qui depuis plusieurs années se sont engagées dans un processus de baisse de 2% par année, avec l’effet cascade que l’on connait sur la communauté des communes et le département : vous imaginez bien que l’impact sur votre feuille d’impôts n’est pas neutre…

 

Pour ce qui est des travaux routiers, là, on sait, enfin, nous les bulots, on sait quand même que c’est la communauté des communes qui gère… Donc les projets de la mairie sont avant tout les projets de la communauté des communes, même si bien sûr c’est la pugnacité et la capacité du maire qui vont permettre de convaincre ou pas les instances concernées pour que ces travaux se fassent.  D’où les reports ou abandons dans notre commune…

Un clin d’œil tout de même !!! Et là, la communauté des communes n’a pas à s’en mêler… On va enfin baisser l’intensité lumineuse de l’éclairage de l’église de la commune !!! Et là Didier, tu me fais plaisir, enfin !… Quand on sait que des familles ont du mal à boucler le budget EDF, j’ai toujours trouvé indécent ce gaspillage pour éclairer un bâtiment religieux. Celui-ci ne concerne que les croyants catholiques ou les amateurs d’une architecture fin 19ième qui n’est tout de même pas une œuvre qui restera dans les mémoires…
Plus sérieusement, à quand la redéfinition des éclairages des rues ?

 

Enfin, je finis sur la cohérence des projets de notre commune.

Quand on n’achève pas le déploiement du tout à l’égout dans le village en créant ainsi deux zones différentes, ceux qui ont et ceux qui n’ont pas le tout à l’égout, sachant que les investissements et le coût de la dette est lui réparti sur tous.  Donc quand on décide de ne pas achever ces travaux, comment peut-on parler de cohérence ?  Et puis cela va plus loin ! La valorisation des biens patrimoniaux est maintenant différente que vous ayez ou pas le tout-à-l’égout. Et donc on pénalise une partie de la population. Et pour autant, est-ce que ces personnes ont un dégrèvement d’impôts ?
Je me demande combien de maisons auraient pu être raccordées avec le budget affecté aux travaux de la mairie ?

Comment peut-on parler de cohérence dans les projets quand on sait que beaucoup d’habitants travaillent à partir de leur maison et doivent souffrir d’une qualité du réseau télécom en dessous de tout avec l’impact que l’on connait sur le débit des données. Si le projet, enfin ce qu’on peut en deviner au travers des réalisations, c’est d’améliorer la fluidité de la circulation ainsi que sa sécurité, pourquoi ne pas fluidifier les flux d’informations électroniques ?  Pas simple certes !

Bien sûr que ce n’est pas simple, mais si une municipalité ne doit s’attaquer qu’aux problèmes simples, que l’on pourrait régler soi-même, à quoi sert-il d’en avoir une…

Plus sérieusement, des solutions existent pour que nous puissions avoir du haut débit mais elles représentent un coût. Aussi, pourquoi ne pas utiliser les dispositions mises en place par  N Sarkozy concernant le plan haut débit, en s’appuyant sur le département, la région, et l’état ?

Certes, ce va être long, et représenter un coût, mais là, je crois que cela va devenir urgent…

 

 

Alors, en définitive, Bondigoux c’est un village qui n’a pas le tout-à-l’égout sur tout son territoire,  et maltraite une partie de ses habitants, qui n’a pas un débit au moins normal de son réseau internet,  qui a un taux d’imposition excessif, qui n’a pas une solidarité sociale marquée, qui a l’impression d’être un peu roulé dans la farine par son premier magistrat, qui a un taux d’endettement élevé et risqué, qui est entouré de terres cultivables saturées d’engrais et de pesticides, sans aucune politique incitative écologique, qui distribue des repas à ses enfants de maternelle sans aucune volonté de qualité bio, etc…

En définitive donc, comment peut-on imaginer conserver longtemps des habitants qui veulent donner du sens à leur vie familiale et professionnelle ?  Des personnes éduquées, ouvertes au monde et sensibles à la qualité de vie de leurs enfants resteront-elles longtemps dans notre village ? Et quid des retraités à faible revenus qui doivent s’acquitter d’impôts fonciers indécents ? Devront-ils quitter le territoire sachant qu’en plus, la contrepartie qualitative n’est pas à la hauteur ?

 

Voilà des questions auxquelles les futurs candidats au siège de premier magistrat devront  répondre.

 

4 réflexions au sujet de « Réponse au Souhet N° 51 »

  1. J’ai fait un rêve

    J’ai rêvé d’un maire. D’un maire de village. Qui aurait le sens de l’unité et de la cohésion des habitants. D’un maire qui aurait pour seul souci l’intérêt du village. De tout le village. Pas d’un chef de clan.
    J’ai rêvé d’un maire qui aurait le sens de la mesure et de la vérité. Pas d’un maire qui claironne être en conformité avec la loi après les travaux d’assainissement, alors que la « colonne vertébrale » du village est privée du tout-à-l’égout.
    J’ai rêvé d’un maire qui aurait le sens des priorités: l’hygiène avant l’esthétique. La sécurité assurée sur les rues les plus passantes et non sur les rues tranquilles. Et donc, pas de ralentisseur dans une rue désertée par les véhicules, alors que la rue la plus longue, la plus passante et la plus dangereuse l’attend depuis dix ans.
    J’ai rêvé d’un maire qui aurait le sens des opportunités. Plutôt qu’une mairie qui ressemble à une station de chemin de fer, une mairie aménagée dans le patrimoine local, en harmonie avec les maisons du village.
    J’ai rêvé d’un maire qui aurait le sens de l’égalité; dont la vision ne s’arrêterait pas au micro-centre du village (heureux habitants du micro-centre, avec ses réverbères neufs, ses fils enterrés…) quand d’autres rues sont abandonnées, trottoirs défoncés… Pourtant, les emprunts finançant ces travaux sont payés par tous les contribuables locaux. Quelles obscures manoeuvres président à ces discriminations?
    J’ai rêvé d’un maire modeste, sans triomphalisme excessif ni autosatisfaction permanente. D’un maire qui ne considèrerait pas sa charge comme une sinécure mais comme une mission de service public.
    Bref, j’ai fait un rêve merveilleux… Puis je me suis réveillé. Et là, la réalité dépassait… »l’affliction ».

    1. Didier, j’ai oublié de signer ma « contribution ». Si c’est possible, je préferais qu’elle soit signée.

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