Nous sommes encore maître de notre destin

Le néolibéralisme se caractérise par :

  • une limitation du rôle de l’Etat en matière économique, sociale et juridique ;
  • l’ouverture de nouveaux domaines d’activité à la loi du marché
  • une vision de l’individu en tant qu' »entrepreneur de lui-même » ou « capital humain » que celui-ci parviendra à développer et à faire fructifier s’il sait s’adapter, innover…

Les partisans du néolibéralisme le présentent comme faisant l’objet d’un consensus et comme étant sans alternative. Ses conséquences doivent être perçues comme des phénomènes inévitables qu’il faut accepter. Les idées opposées au néolibéralisme sont qualifiées d’archaïques. Alors que le fait même de tendre vers une libéralisation sans foi ni règle rend notre société archaïque,  pareille à ce qui existait dans la préhistoire.

Les néolibéraux ont pour objectif de supprimer les acquis sociaux tout en se déclarant progressistes afin de « libérer » les marchés. Ils cherchent à faire passer pour conservateurs et ringards les défenseurs de ces acquis sociaux appelés désormais privilèges, synonyme d’un ancien monde révolu.

Le terme « assistanat », qui vient du terme assistance, est devenu dans leurs discours un vecteur négatif proféré à loisirs, permettant de juger les progrès sociaux, acquis par de multiples combats des citoyens, comme des freins au bien-être et à l’élévation de la France. Une assistance est le fait d’apporter une aide, un secours à quelqu’un qui se trouve confronté à un problème, un obstacle ou un danger. L’assistance est un apport extérieur permettant de surmonter un obstacle.

Rappelons-nous que la mise en place progressive d’une solidarité nationale permettant aux plus faibles, démunis et autres accidentés de la vie de continuer à vivre avec un minimum de moyens mis à leur disposition. N’oublions pas que la solidarité permet à chacun de profiter d’une couverture médicale et théoriquement d’un hébergement à bas prix. Rappelons-nous que la solidarité permet à l’école républicaine de donner au départ la même chance à chacun de s’élever par l’instruction.

Ces progrès sont à mettre en face de ce qu’ont connu nos ancêtres des siècles passés. Pour beaucoup le progrès passe par l’élévation sociale, par le bien commun et partagé, par la paix. Mais pour d’autres, la soif de pouvoir et d’enrichissement les pousse à souhaiter moins de règles, moins de normes car ils pensent ainsi pouvoir obtenir ce qu’ils veulent, plus facilement et plus vite. Absurde démarche car ces mêmes individus seront à un moment ou à un autre confrontés à d’autres individus plus assoiffés ou immoraux qu’eux, et alors? Que se passera-t-il ? Une bagarre, un meurtre, une guerre ?

Le discours progressiste, mondialiste dans le mauvais sens du terme est colporté, et mis en œuvre, par des partis politiques qui vivent dans le paradoxe d’être des nostalgiques d’un passé plus fantasmé que réel d’une puissance française révolue. Je suis pour une mondialisation des hommes et non des marchés.

Chez les néolibéraux, on parle d’assistanat à la place de la solidarité, on regarde les impôts comme du vol dont le fruit est distribué aux fainéants … Nous sommes dans le schéma classique qui oppose les nantis aux autres ; les exploités, les abandonnés le long de la route, les accidentés de la vie. L’argent roi et les conséquences de sa vénération font que les médias, les réseaux sociaux, la publicité rappellent à longueur de journée combien vous avez raté votre vie si vous ne portez pas une Rolex au poignet à 50 ans… De plus, le mépris de nos dirigeants nous explose à la figure brutalement de temps à autres quand une « affaire » d’enrichissement personnel, avec nos impôts, éclate au grand jour. Preuve si nécessaire que l’exemplarité n’est pas de mise dans ce monde néolibéral vers lequel on nous pousse contre notre gré.  Un monde sans justice, où les nouveaux barbares sont issus de grandes écoles du commerce ou de l’ENA, prêt à tout pour gravir au plus vite les marches ensanglantées qui mènent au sommet du pouvoir et de l’argent ; les deux étant liés…

Ce reniement de la famille humaine par les nantis nous mène à la perte puisqu’ils vont jusqu’à nier les dégâts écologistes dont ils sont responsables, aveuglement qui les fera, avec nous, s’écraser brutalement contre le mur de la réalité. Mais trop tard…

Les élections présidentielles et législatives sont des moments importants pour nous tous car ils sont les seuls moments où notre parole n’est pas encore confisquée.

Comportons-nous en êtres responsables et intelligents. Exprimons-nous au travers d’un bulletin de vote en rejetant les extrêmes, en nous rappelant que l’humain passe avant le matériel, que le peuple passe avant les puissants, que la solidarité est notre seul salut, que les religions sont des brides à nos intelligences, que nous avons le pouvoir de changer le monde si l’on cesse de croire à notre impuissance.

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