Archives de catégorie : L’alternative au « Souet »

Comment complémenter, contredire ou relayer les informations du « Souet » journal officiel de la municipalité de Bondigoux. Doit-on interpeler nos politiques ? Doit-on faire des suggestions? Oui…

Les emprunts toxiques (suite à parution du Souet n°42)

Bonjour, je vous prie tout d’abord de m’excuser pour la longue réponse aux propos de notre maire, mais le sujet est tout de même important.

 

Dans l’édito du Souet, notre maire fait état de rumeurs sur les emprunts toxiques. Tout d’abord, je dois vous avouer que je suis enchanté que notre maire lise les papiers de ce blog, ou que tout du moins il lui ait été rapporté mes dires. C’est aussi à ça que sert ce blog.

 

Personnellement, étant d’humeur consensuelle, je préfère donner au mot rumeur le sens de bruits, bruits informels, plutôt que fausses informations ou commérages.

 

Le sujet des emprunts toxiques à Bondigoux est peut-être une rumeur, sans fondements mais… tout de même,   essayons de creuser le sujet.

Le fait d’aborder ce petit souci n’avait pour objectif de semer le désordre ou « de jouer avec la crédulité de la population locale » (Souet N°42), mais de traiter les citoyens comme des adultes en évoquant un point de gestion de notre commune qui, si cela se confirmait, les toucherait directement.

 

Il est clair que je ne suis pas en train d’accuser notre premier magistrat de quoi que ce soit. Là, en l’occurence, il n’est absolument en rien responsable de cette situation si elle était réelle. 100% des maires qui ont souscrit ce type d’emprunt l’ont fait sans avoir été averti du piège impossible à détecter si on n’est pas le spécialiste de la chose. Et donc, cet acte de gestion ne remet en cause ni la capacité des maires, ni leur intégrité; tout le monde est d’accord là dessus.

 

Ce qui me rassure, bien évidemment, c’est le message positif qui ressort de l’édito du maire dans le Souet n°42: « notre collectivité n’est impactée par aucun de ces contrats toxiques« .

Le fait de controler cette information auprès du Receveur de la Trésorerie est riche d’enseignement:

  • notre maire vérifie une information avant de la diffuser. Super!
  • notre maire ne savait pas quel type d’emprunts avait souscrite la mairie avant que les « rumeurs » n’éveillent sa curiosité, alors que toute la France parle depuis trois mois de ces 5000 communes touchées par le phénomène. Pas curieux notre maire! Moins super…

Comme toute information se doit d’être contrôlée avant d’être diffusée, j’en dévoile donc un peu plus concernant ces emprunts que notre commune n’a pas souscrit…

 

D’après une souce accessible à tous sur le net, la commune de Bondigoux aurait donc souscrit un emprunt nommé TIPTOP EURIBOR-D, appelé à structure complexe d’options sur taux d’intérêt, (nous reviendrons plus tard sur ce jargon), le 6/01/2008 d’un montant de 467 000 euros avec une fin des remboursements au 06/03/2047.

 

Ces éléments de montant et de dates devraient déjà permettre à notre maire de vérifier la réalité de cet emprunt et donc de la véracité des informations déjà parues ailleurs. Et, si par bonheur aucun emprunt de ce montant n’avait été souscrit au dates avancées, je serais très heureux d’avoir tort, croyez le!

 

L’alarme que j’ai sonnée il y a quelques semaines à ce sujet a été sonnée par des milliers de personnes de par la France, quand on regarde le nombre de blogs évoquant le sujet, et tous réagissent en interpellant leur maire. Tous ces citoyens crédules au départ (désolé mais j’ai adoré ce mot paru dans le Souet) incrédules ensuite, ont voulu en savoir plus; mince alors! mais c’est avec nos impôts que l’on joue tout de même !!!

 

Je vous invite à visiter le site dont lien est ci-dessous où vous trouverez des informations plus inquiétantes que rassurantes concernant les réponses aux réactions des maires concernés…

 

Extrait:

En attendant d’autres « démentis », on peut conclure que, à quelques exceptions près, la plupart des produits structurés vendus sont bien « toxiques ». « Toxiques » voulant dire qu’ils comportent une prise de risque très importante qui ne semble pas avoir été comprise par de nombreux élus. Après, tout est question de communication: qualifier un prêt de toxique entraine une avalanche de réactions. Parler d’emprunts structurés, de gestion active de sa dette ou n’importe quel mot issu du jargon financier permet d’endormir son auditoire.

 

http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2011/09/emprunts-toxiques-la-transparence-dabord.html

 

Personnellement, je suppose en fait que les maires ne savent pas comment sont structurés leurs emprunts, comme tout un chacun face à un banquier ignore ce que ce dernier jargonne 9 fois sur 10 quand il sollicite un prêt personnel. Et sans remettre en cause la valeur professionnelle du Receveur de la Trésorerie, on peut supposer que lui même ignore précisemment de quoi il en retourne.

 

Venons-en à une tentative de compréhension de la situation:

Définition de : produit structuré. Tiré du lexique de finance.

Un produit structuré est un produit conçu par une banque pour satisfaire les besoins de ses clients.  C’est souvent une combinaison complexe d’options, de swaps, etc… basée sur des paramètres non côtés. Ce sera par exemple, un placement à taux fixe avec une participation à la hausse des cours d’un panier d’actions.
Comme un produit structuré ne peut pas se trouver sur un marché, son prix est déterminé en utilisant des modèles mathématiques qui modélisent le comportement du produit en fonction du temps et des différentes évolutions du marché.
Ce sont souvent des produits vendus avec marges importantes et opaques. La crise finanacière de 2007/2008 les a frappés de plein fouet car leur opacité est devenue suspecte et rédhibitoire.

 

Un produit structuré simple peut prendre la forme suivante:

– une premièr epériode, d’une, deux, voire trois années, durant laquelle le taux est bonifié,

– puis une période, beaucoup plus longue, au cours de laquelle le taux varie en fonction d’équations complexes, indéxées sur l’évolution d’un ou plusieurs sous-jacents.

 

Typiquement, par exemple, la collectivité signataire d’un tel produit verra le taux d’intérêt de son prêt varier en fonction de l’évolution du cours sous-jacent, qui peut être l’inflation, un taux de change, (euro/FF suisses, euro/dollars) ou tout ce que l’imagination bancaire peut produire. (site de la Gazette des Communes du 12 octobre 2011)

 

L’indice de référence

Le taux d’intérêt est déterminé à partir d’un indice de référence auquel est ajoutée une marge qui est fixe sur toute la durée du crédit.

L’indice le plus couramment utilisé, depuis le passge à l’euro, est l’EUROBOR (Euro Interbank Offered Rate). C’est le taux de l’argent à court terme pratiqué entre les banques de la zone euro. On trouve principalement deux variantes : l’Euribor à 3 mois et l’Euribor à 12 mois. Cet indice est aussi dénommé TIBEUR dans sa traduction francophone. ( Taux Interbancaire Offert en Euro) a remplacé les indices utilisés, le PIBOR ou TIOP (taux interbancaire offert à Paris)

 

Les pièges à déjouer

Le taux d’appel

C’est la même chose que le prix d’appel utilisé dans la grande distribution. Le taux proposé par la banque est un taux très faible. L’application de la première révision du taux le remettra à un niveau bien plus élevé. En réalité le taux de départ ne respecte pas la règle d’indexation.
Exemple: taux de départ: 3,50%. Formule de révision: Euribor 3 mois+1 point. Si l’Euribor 3 mois est à 4%, l’application de la formule de révision donnera un taux d’intérêts à 5%.

 

La durée capée

Un crédit ne peut jamais être limité uniquement sur une durée, en maintenant le montant d’échéance initial, sauf si le taux d’intérêt est lui-même limité. C’est un principe de calcul des crédits.

Par exemple: un emprunt de 4% avec des échéances de 1000 € sur 20 ans, avec un allongement possible de la durée de 5 ans. Si le taux augmente un peu, cette augmentation sera compensée par un allongement plus ou moins important de la durée du prêt. Si le taux augmente plus fortement, l’allongement ne sera plus suffisant, et il faudra aussi augmenter les mensualités.

 

Principe de calcul

Le calcul d’un crédit à taux variable peut être considéré comme une succession de crédits à taux fixes.
Prenons l’exemple d’un crédit à 4% indéxé sur l’Euribor 3  mois, capé 1, montant d’échéance non plafonné, par mensualité et révision annuelle, montant emprunté de 100 000 € sur une durée de 10 ans.

Au début du crédit, l’Euribor 3 mois est à 3,17%. La marge fixe de la banque est donc de 0,83%. La première mensualité est de 1 012,45 € (capital de 100 000 € sur 10 ans à 4%)

Après 1 an, notre indice de référence est passé à 3,42%. Le nouveau taux sera de 3,42% + 0,83= 4,25 %. La mensualité passera à 1 023,27 €  (capital restant dû de 91 699,52 € sur 9 ans à 4,25%)

Après une autre année, l’indice explose à 4,77%. Le nouveau taux sera de 4,77 + 0,83 = 5,60 ramené à 5% du fait du taux capé. La mensualité passera à 1 052,70 € (capital restant dû de 83 152,29 € sur 8 ans à 5%)

Pas de changement les autres années.

Si, au lieu d’un ajustement de la mensualité lors des deux révisions de taux, celle-ci avait été bloquée à son montant initial, la durée aurait augmentée de 5 mois.

Au final, malgré l’exemple d’un crédit sur une courte durée dont le taux n’augmente que d’un seul point, on obtient une différence significative suivant les formules:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien! J’arrête là les explications car nous ne sommes pas des spécialistes même si tout un chacun peut comprendre le tableau ci-dessus.

 

Que rajouter donc sans être soupçonné « de jouer avec la crudilité de la population locale » ?

D’un côté, une information issue d’un journal qui, je vous l’accorde, peut se tromper ou exagérer, et de l’autre le doute qui nous gagne sur la capacité des acteurs locaux (maire, receveur de la trésorerie) à bien discerner le faux du vrai; et je le répète encore une fois, cette difficulté de discernement est normale.

 

Il me semble que l’importance du sujet devrait faire réagir tout élu soucieux de l’avenir des finances de sa collectivité. Etant personnellement ignare sur les supports techniques mis à la disposition de mairies pour mieux comprendre de quoi il en retourne, je suis mal placé pour explorer cette voie. Mais tout sauf se satisfaire d’informations verbales d’un Receveur de Trésorerie peu rompu à toutes les arcanes du milieu de la finance très sophistiqué…

 

Donc deux possibiltés:

– comme nous n’avons pas ce type de souci à Bondigoux, tout va bien!!!

– Le doute persiste, réagir vite et approfondir le sujet, en s’appuyant sur des compétences externes.

 

Voilà, j’espère ne pas avoir traumatiser nos concitoyens « crédules » (j’ai pas pu résister) par cette réflexion sur un sujet important où je me suis attaché simplement à susciter une démarche d’analyse, sans pour autant remettre en cause qui que ce soit…

 

 

 

Impôts locaux et projets à Bondigoux

(Quelques réponses aux commentaires de Nardos31 du 31 octobre)

La réforme des impôts locaux est inscrite dans le programme du candidat socialiste. Il souhaite baser ces impôts, sur les revenus, dont acte et patience… J’ai été heureux de le lire à ce sujet car je milite pour cette réforme depuis plusieurs années déjà… Et je vois que nous sommes au moins deux sur Bondigoux à partager ce point de vue.

 

Pour ce qui est des logements sociaux de Bondigoux, heureux qu’ils soient là… Maintenant qu’ils soient gérés par un organisme HLM ou la Commune, j’avoue que je ne me suis pas posé la question… Mais il est vrai que dans l’urgence du désendettement, la tentation est grande… Mais je ne peux me prononcer sans avoir en main des éléments de comparaison. Normalement, d’après le schéma de départ, la vente des lots du lotissement réalisé sur les terres rachetées à son frère, notre maire espérait y trouver, là, une source de revenus pour faire face à une partie du coût de la mise en place de l’assainissement communal. Quid du résultat ? Là aussi le Souet devrait en parler !

Sur la commune de Bondigoux, personnellement, je regrette que les maires précédents n’aient pas réalisé des achats fonciers afin de créer une réserve permettant de peser sur la politique d’urbanisation du village et aussi afin de pouvoir s’assurer d’une réserve « financière » pour le cas où…

Pour répondre à vos idées de développement; alléluia! Enfin une approche qui sort des sentiers battus.
L’autonomie énergétique: j’en rêve pour moi et pour la commune. Les éoliennes demandent du vent que nous n’avons pas en dessous de 130 m d’altitude  pour nous assurer un retour sur investissement, mais le progrès faisant son chemin, il se peut que l’on arrive à termes à avoir des microéoliennes rentables. Mais moi, personnellement, je serais plus attiré par une microcentrale installée sur le Tarn à hauteur de la chaussée de l’Escalère, si on avait la capacité de s’endetter à hauteur d’un million d’euros, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Mais on pourrait trouver une solution passant par le privé avec une sorte de bail de X années. A réfléchir…

Pour la fin de vie de nos ainés et bientôt de nous-mêmes, je suis très attaché à un maintien à domicile le plus longtemps possible pour des raisons qui ne sont plus à démontrer. Mais à un moment il est nécessaire de prendre en charge ces personnes et des expériences diverses existent pour tenter de les regrouper sur des microsites avec tous les éléments de confort et de sécurité en mutualisant les moyens. Cela demande des moyens que je pense possible de trouver auprès des instances régionales… Un projet intéressant à creuser. Mais comme toutes les innovations le nerf de la guerre est toujours le même; l’argent.

Pour ce qui est des sujets qui touchent le développement durable, je suis bien placé pour y être sensible car j’anime depuis deux ans un groupe de réflexion sur ces sujets. Oui, un monde nouveau est possible, après une éducation massive et longue de nos concitoyens, à commencer par notre municipalité qui me fait bondir chaque soir quand s’allume l’éclairage de ce monument de la fin du 19ième, qu’est l’église. Montrer l’exemple est une bonne pédagogie en matière de développement durable. Et si la commune commençait par s’occuper des quelques puits communs pour mettre à disposition de tous de l’eau non potable mais bien utile pour de multiples usages ? Et si la commune commençait par récupérer l’eau du pluvial, etc…

Pour ce qui est de l’artisanat; les contraintes sont plus nombreuses compte tenu des règlementations et des instances diverses intervenants sur le sujet comme la Communauté des commune, le SCOT etc qui gèrent la politique d’aménagement de nos territoires, mais cela ne nous empêche pas de faire « revenir » des métiers simples et sortants de ce schéma… A réfléchir…

Le dernier point, en matière d’urbanisation, la commune ne pourrait-elle pas tenter d’inciter les gens à améliorer et surtout construire des logements supérieurs aux BBC etc …
Oui, bien sûr, mais faudrait-il encore qu’un projet de village soit réalisé pour inscrire tout ceci dans une logique ayant du sens pour tout le monde, car cela coutera plus cher au départ pour les particuliers même si à termes ils s’y retrouveront.

Et mon premier projet, si je me présente aux prochaines élections et si j’étais élu, serait celui-ci… construire avec les bondigounais, un véritable projet de village à 20 ans… Dure ambition quand on sait dans quel état « social » est notre village où tous ont plus l’habitude de vivre renfermés sur eux-mêmes en essayant de « négocier » directement avec le maire des autorisations de construire opportunistes sans cohérence et discutables. Ce dernier n’ayant qu’une ambition à ce jour; vendre des raccordements au réseau d’assainissement pour le rentabiliser. La charrette devant les bœufs disiez-vous ? Là on tombe sur un bon exemple, « je » réfléchis après l’action. Pourquoi ? Parce que « je » ne suis pas capable de donner du sens à « mon » mandat de maire, à « ma » commune…

 

Bon j’arrête là ma réponse qui demanderait beaucoup de discussions contradictoires pour faire émerger de vrais projets consécutifs à vos propositions, je ne peux tout seul répondre à de telles questions qui touchent la collectivité. Mon rêve : être submergé de propositions pour notre village ! cela voudrait dire qu’il se réveille…

 

Le modérateur

Comment traiter la dette bâtie sur des emprunts toxiques ?

(réponse au commentaire de Nardos31 du 29 oct 2011)

Considérant que je n’ai, à ce jour, que très peu d’informations sur la dette de Bondigoux, je risque de tomber à côté en termes de méthode…

Ceci étant si les emprunts ont été directement contractés auprès de Dexia, il me semble que le traitement en serait plus simple que s’ils l’ont été auprès d’un établissement bancaire national ou régional.

Dans le 1er cas, il existe déjà des « modèles » de réactions ; arrêt brutal du remboursement, dépôt de plainte pour escroquerie, action commune avec les milliers de clients concernés, renégociation…
Mais bien évidemment la dette ne disparaitrait pas pour autant, mais l’arrêt des remboursements et l’action judiciaire seraient un levier pour entrer dans une négociation.

Dans le 2ième cas, je ne sais pas… Suivant les conditions d’obtention du prêt, les actions pourraient aller de ne rien pouvoir faire à des actions telles celles vues dans le 1er cas.

Dans les deux cas je m’appuierais sur les conseils d’un spécialiste auprès de la préfecture ou  du secteur privé. Dans les deux cas, je réagirais au plus vite en évitant de laisser pourrir la situation avant qu’elle ne soit plus supportable par notre commune. Dans les deux cas, j’expliquerais la situation aux Bondigounais car je les juge aussi capables et responsables que moi pour comprendre la situation.

La situation financière actuelle de Bondigoux, qu’en fait  nous méconnaissons, mérite traitement urgent et transparence totale, car ici, nous parlons de notre argent commun, et de nos impôts futurs, et il est clair que nous ne pouvons rester passifs si la municipalité et notre maire ne nous informent pas sur le sujet.

Cette réponse est un peu une réponse « langue de bois », mais compte tenu de ma méconnaissance du sujet à ce jour, je serais peu crédible dans l’énoncé de solutions toutes faites et certainement inadaptées. Le sujet est trop grave pour se contenter d’approximations, beaucoup de communes sont concernées et je suis persuadé que c’est au travers d’une réponse commune que l’on avancera.

Nos impôts dits « locaux » sont effectivement très élevés pour une commune comme la notre qui n’offre aucune contrepartie à ce taux d’imposition ; pas de services locaux particuliers si ce n’est l’école maternelle dont la charge est partagée sur trois communes. Demander plus à nos concitoyens me semble aujourd’hui irréaliste du simple fait que ces impôts sont très injustes. Seule une réforme générale de ces impôts permettrait de mieux solliciter l’effort. Tant que ces impôts ne seront pas basés sur les revenus de chacun je ne peux admettre d’imaginer seulement d’augmenter encore de façon générale ces impôts.  Des personnes seules avec une retraite au plancher, des personnes percevant des revenus inférieur au SMIC mensuel  seraient obligées de se priver de l’essentiel pour s’acquitter de l’impôt foncier !
Alors que faire ?
je pense que seule la négociation avec les prêteurs pourrait permettre de dénouer la situation… La commune s’est engagée sur un prêt ; elle ne peut et ne doit pas réchapper au remboursement du capital, la seule variable sur laquelle elle pourrait agir, c’est les intérêts… Négocier veut dire pour moi, peser sur les décisions à prendre, imposer de nouvelles règles, user de tout l’arsenal classique ; médias, justice, insubordination, mobilisation des citoyens, injonction aux politiques d’état, etc.

Ce qu’il ne faut pas faire : attendre et voir venir ; à ce jeu on perd toujours…

Qui suis-je ?

Bonjour

Depuis quelques mois, j’anime ce blog que j’ai créé et, des questions se posent déjà dans notre contrée, des bruits courent, des gens s’interrogent…

Qui est derrière ce blog ? Que cherche-t-il ?

Certains ont remarqué que je n’étais pas un élu et également, que mes idées n’étaient pas très à droite …

Oui, je suis un Bondigounais, qui parfois s’indigne mais toujours avec mesure, qui parfois ironise mais avec un peu de finesse ou de nuance, du moins l’espère-t-il…

Oui j’ai créé ce blog pour tenter de lancer un mouvement dans notre village afin qu’une reflexion s’instaureentre les bondigounais…

Depuis que je suis dans ce village, 5 ans déjà, je déplore l’absence de vie communautaire tangible, palpable… Pourtant je le connais ce village, et depuis mon enfance car toute ma famille en est issue et qu’une grande partie y vit toujours… Mais je n’y avais pas vécu moi-même réellement sinon pendant des vacances…

Venons-en au fait : afin de faire taire toute sorte de rumeur qui, semble-t-il porte tort à certains d’entre vous, suspectés d’en être l’auteur « infâme »;  je me dévoile.

Je m’appelle, Didier Roux; Attendez ! attendez !! pas notre maire ! Son cousin éloigné oui.

J’habite dans la même rue que ce dernier, je porte le même nom, mais permettez moi d’ajouter que là s’arrête la ressemblance.

Je suis plutôt actif au sein d’associations qui s’occupent de diverses choses comme la fondation FACE qui s’occupe d’insertion de personnes en déshérances, l’ATEV qui réfléchit sur le devenir de notre Tarn, la Commission de ré-industrialisation du canton Villemurien, c’est au travers de cette dernière association que j’ai été amené à oeuvrer pour sauver les anciens établissements Brusson.

Enfin, je suis adhérant du parti socialiste… Simple militant qui croit encore à cette vieille utopie d’universalité de la solidarité et de la fraternité entre les hommes, idées aux antipodes des tenants d’une société libérale.

Consultant dans un cabinet international spécialisé dans le pilotage de grands projets industriels, évènementiels, de recherches, et autres, je ne suis pas naïf et suis conscient de la distance qui peut exister entre les objectifs, les motivations des dirigeants de grandes entreprises que je côtoie et mes convictions propres, ma vision personnelle de la vie. Ceci étant vous seriez surpris de mesurer la diversité de pensée que l’on rencontre auprès de ces femmes et hommes de pouvoir. Notre société est complexe et toujours pleine de surprises…

Afin de ne pas rajouter à la confusion, je glisse ma photo dans ce texte, mais n’y voyez pas une forme d’exhibitionnisme… Je suis plutôt discret comme bonhomme…

Autre grand défaut de ma personne, je ne suis pas physionomiste, et j’ai beaucoup de mal à me souvenir les noms des personnes que je rencontre, je vous laisse imaginer les quiproquos dans lesquels je me fourvoie parfois dans mon travail. Et… avec un tel handicap je ne ferais pas un bon candidat à la députation !!! Et comme je n’y pense même pas en me rasant, ça tombe bien !

Voilà, tout est dit, ou presque…

Merci de m’aider à animer ce blog en m’envoyant des papiers à publier à cette adresse: didier@tolosa.biz ou en m’abordant quand vous me croisez…

Merci pour votre participation future..

Didier Roux (l’autre…)

 

 

Bondigoux touché par les emprunts toxiques!

Les emprunts toxiques constituent un risque énorme.
La plupart fonctionnent sur le modèle suivant: trois ou quatre ans après le début du prêt, débute la phase dite «structurée». Les taux sont alors calculés en fonction de formules abscondes, à partir d’indices financiers très variés (comme le cours du franc suisse, du yen, du dollar ou les CMS, un taux de référence utilisé uniquement par les investisseurs avertis). Et ce, pendant une période de 15 à 25 ans. Ce qui veut dire que, durant cette période, n’importe quelle évolution (à la hausse ou à la baisse) des marchés peut avoir des répercussions énormes sur le taux de remboursement de la collectivité.

 

Ceci peut être extrêmement attractif, mais…

Exemple, avec le « Dualys optimisé », un type de prêt structuré proposé en 2008 au Conseil général de Seine-Saint-Denis. Chaque année, au 1er décembre, et jusqu’en 2026, son taux pour l’année est calculé en fonction des cours relatifs de l’euro, du dollar et du franc suisse suivant une formule, détaillée sur dix lignes, qui fait frémir. Extrait: «Si l’écart entre le cours de change de l’euro en francs suisses et le cours de change de l’euro en dollar est strictement inférieur à 0, le taux d’intérêt est égal à 3,27% plus 25% fois la différence entre le cours de change de l’euro en dollar et le cours de change de l’euro en francs suisses ».  Comprenne qui pourra!

 

Risque de «faillite»

Si Dexia (ex-Crédit local de France) est la banque historique des collectivités, elle n’est pas la seule à avoir distribué des emprunts toxiques. Les Caisses d’Epargne, la Société générale, le Crédit agricole… ont aussi été très actifs sur ce marché. Reste quelques chiffres qui permettent de prendre la mesure du risque pour les finances locales françaises. DCL avait distribué pour 25 milliards d’euros de produits structurés à 5500 clients, et à la fin 2009, la banque évaluait le surcoût de ces emprunts à 3,9 milliards d’euros. Mais l’addition pourrait encore grimper.
Depuis, de nombreux événements ont certainement renchéri ce surcoût. Ainsi, la hausse du franc suisse, ces derniers mois, a vu les lignes d’emprunts fondées sur la devise helvète (comme le prêt Dualys du conseil général de Seine Saint-Denis), devenir de plus en plus chères à rembourser. Et de nombreuses communes ont alors brandi la menace d’un risque de faillite. De quoi conclure sans risque que les emprunts toxiques devraient pourrir la vie des collectivités encore de nombreuses années.

 

Notre commune n’est pas épargnée par ce phénomène.

Sur un emprunt de 467 000 €, nous avons un surcoût imprévu de 81 000 € ! Ce qui pour notre budget est énorme. Le surcoût représente 17,34% du total !

 

Que faire ? N’ayant aucune information de la part de la commune, nous ne pouvons qu’imaginer que notre maire a pris les choses en main, dans le cadre d’une renégociation avec les banques pour ne pas hypothéquer nos budgets à venir pour les 25 ans qui viennent !!! Sinon, deux alternatives : la faillite, mais cela me parait improbable ou plutôt une augmentation de nos impôts, qui atteignent déjà des records dans notre commune…

 

Attendons avec impatience le Souet pour y trouver la réponse!!!

Ce que le « Souet » n’a pas murmuré…

 Lotissement du coteau

Nous manquons d’informations à ce sujet, tous les lots ont-ils étaient vendus ? Quel est le compte de résultat de ce projet qui avait pour objectif de dégager des ressources pour financer les travaux d’assainissement ?

 L’évolution de la population de notre village

 Nous n’avons pas encore, quelle chance, la dimension d’une ville et l’anonymat est encore un mal inconnu.

Aussi ne serait-il pas possible de glisser quelques mots sur les « mouvements » de nos concitoyens et complémenter les informations diffusées sur les naissances, mariages et décès par celles des mouvements de population ?

 De nouveaux Bondigounais sont signalés dans notre village, ne pourrait-on pas en faire une présentation de trois, quatre lignes, qui ils sont, d’où ils viennent, combien sont-ils, où sont-ils installés ?

Des départs ont eu lieu également, qui nous a quitté ?

Les travaux des différentes commissions

Mais que font nos élus ? Je suis certain qu’ils travaillent ! mais sur quoi ? comment cela avance ?

Ne peuvent-ils pas s’exprimer chacun sur sa commission ?

Vu de l’extérieur on a l’impression que cela dort doucettement. Je suis certain du contraire, mais alors quelle discrétion !!!

Sans être d’une exigence folle, j’ai l’outrecuidance de supposer que chaque concitoyen serait heureux d’en savoir plus sur la vie du village… Cela interpelle des états de soi comme : la participation citoyenne, l’appropriation des actions communautaires, la solidarité, l’intérêt de l’autre, etc.

A vos « souet » !

La municipalité communique sur la vie de notre commune au travers d’un journal « Le Souet ». Les informations sont produites par notre maire. Nous les lisons et parfois nous souhaitons réagir, pour en dire plus ou pour contredire ce qui a été dit. Mais comment faire ?

Ce blog sert aussi à celà.

Exprimez-vous sur les sujets qui vous tiennent à coeur mais exprimez-vous en gentleman !

Tout bloc peut être modéré, je le ferai si j’estime qu’il y a atteinte aux personnes, apologie au racisme ou à la violence, où autres propos que la bonne éducation condamne.

Mais allez-y ! Tout le monde a quelque chose à dire !