Archives de catégorie : L’histoire de Bondigoux

D’où venons nous ? Où vivons-nous ?

Notre région sous Charlemagne

Charlemagne est seul maître en 772 du royaume Franc.

Neuf comtes, « comitatus » ou « fonctionnaires nouveaux », ont été nommés en 778 pour gérer les régions du royaume d’Aquitaine, qui sont comprises alors entre la Loire, et la Garonne, allant jusqu’au Rhône à l’Est en passant au dessus du Tarn, conquises depuis 768, et données à son jeune fils Louis 1er dit le Débonnaire âgé de seulement quelques mois. Il organise ainsi cette nouvelle partie du royaume franc comme l’avait fait en 614, Clotaire II, au travers de l’édit de Clotaire. Dans cet édit, le roi s’engageait à choisir les fonctionnaires du royaume parmi les propriétaires terriens des nouveaux territoires, et, à supprimer les fonctionnaires existant, issus des vieilles structures romaines. Il abandonnait ainsi une partie de son pouvoir royal à des « Comtes » locaux. Ces comitatus ou comites sont tous des chefs francs, parents de l’empereur ou bien des descendants de la noblesse wisigothique, ou plus rarement des descendants de sénateurs romains liés par mariages croisés à la noblesse Franque. Le premier comite de Toulouse, tout comme les autres fonctionnaires, est pair du royaume, et également appelé « duc », qui veut dire chef d’armées. De 778 à 790, Chorson sera donc le premier comte de Toulouse. La difficulté de diriger une région si loin de la capitale, Aix la Chapelle, et si éloignée culturellement des pays du nord oblige le roi à déléguer beaucoup de ses pouvoirs. Ce dernier repassera dans notre région en 778 lorsqu’il ira repousser les Sarrasins au delà des pyrénées. C’est à cette époque qu’il organisera la « marche » d’Espagne en attribuant aux populations de la frontière les premières chartes connues de coutumes et de privilèges.

Les ravages perpétrés par des « barbares » continuent. Les Hongres ou Hongrois, issus d’une tribu d’Asie nommée Magyar, sont arrivés en Gaule à la fin du 8ème siècle, ils dévastent le centre du pays, laissant de cruels souvenirs dans la mémoire collective, je pense ici à la légende de l’ogre toujours racontée à nos enfants, qui n’est qu’une déformation du nom de Hongre et qui fait encore si peur. Ceci démontre que l’imperméabilité des frontières est un leurre et pourtant nous sommes sous le règne de Charlemagne souverain de la Gaule, l’Italie, la Germanie et la Catalogne….. Notre pays, à ces époques, devait souffrir d’un déficit humain et organisationnel important pour permettre à des hordes peu nombreuses mais courageuses et avides de biens en or, concentrés alors dans les mains des gens d’Eglise, de venir impunément terroriser tout un peuple…

En 780, Louis le Pieux, fils de Charlemagne est roi d’Aquitaine. En 790, Guillaume, le cousin de Charlemagne sera le second comte de Toulouse. Guillaume sera un infatigable guerrier qui suivra Charlemagne lors de son passage dans les Pyrénées pour combattre les Sarrasins. En 793 il sera défait par Abd al-Malik qui, après avoir assiègé Narbonne pour tenter de la reprendre aux Francs, les rencontrera sur les bords de l’Orbieu. Il prendra Barcelone en 801 qui sera donnée à un comte goth.

Couronné Empereur Romain en décembre 800, Charlemagne prend conscience que le seul lieu possédant le savoir, l’église, ne maîtrise plus les rudiments du latin classique. Les textes liturgiques sont peu ou pas compris. Il fait chercher les experts les plus connus de l’Europe au-delà des Alpes et des Pyrénéens. Les plus efficaces lui vinrent des îles Britanniques, où le latin, totalement inconnu des indigènes, était une langue morte qu’il fallait enseigner systématiquement au clergé. Des institutions scolaires romaines existaient donc toujours dans ce pays. Charlemagne sut les attirer entre Loire et Rhin. Partant du rudiment, il fit d’abord restaurer l’alphabet. Il donna l’exemple en apprenant lui-même l’alphabet. Il encouragea le développement, modeste mais efficace des établissements scolaires. Cela aboutit à un renouveau de la culture romaine dans une région qui avait subi trois siècles de ravages et de destructions. Le feu reprit, il ne s’est plus éteint. C’est comme cela que naissent les légendes… « L’inventeur de l’école »…   Il fit également rétablir les rites romains dans les messes ainsi que l’art antique. Il appela auprès de lui des artisans et des orfèvres de Rome. Ainsi ce roi barbare fut l’instigateur du renouveau des arts antiques. Quand il fit construire son palai à Aix, il reproduisit ceux qu’il avait vus dans la péninsule romaine. En un siècle, la vitalité des artistes, maçons et autres orfèvres étaient réelle et la qualité des travaux rivalisait enfin avec ceux de l’époque antique. Les lettres retrouvèrent la noblesse des temps anciens et l’on jeta même les bases de la première philosophie d’Occident.

Les musulmans dans le royaume de Toulouse

Les Musulmans s’emparent de Narbonne en été 719. Leur avancée se brise à Toulouse en juin 721 où le duc Goth Eudes, de l’Aquitaine indépendante, a réuni une solide armée décidée d’en découdre. Al Samh, le chef arabe y laissera sa vie. C’est le premier échec sanglant des arabes face aux chrétiens. Anbasa ibn Suhayn, le successeur de Al Samh, réussira encore à prendre Carcassonne en 715, il moura en 726 sous les murs d’Autun. Son successeur Abd ar Rahman al Gafiqi dut faire face à des troubles sérieux au Maghreb obligeant le gros de l’armée à retourner y mettre bon ordre.

En 725, al-Kalbi enleva à nouveau Carcassonne et Nimes. Au mois d’août, les troupes musulmanes, après avoir remonté le Rhone, enlevèrent Autun qu’elles pillèrent en août 725. Certains allèrent jusqu’à Sens et Luxueil avant de faire demi-tour.

L’histoire officielle encore enseignée dans nos écoles fait croire à une grande victoire, en 732 à Poitiers, des armées de Charles Martel face aux Arabes, mais les envahisseurs battus à Poitiers se limitent seulement à une petite armée commandée par Abd al Rahman qui s’empressera de retourner vers le sud…

En 734 les musulmans installés à Narbonne, à la demande du patrice Mauronte occupèrent les villes sur le Rhone d’Ales, St Rémi et Avignon pour défendre la région des incursions de Charles Martel. La population sembla ne pas s’opposer à ces occupations.

En 737, Charles Martel assiégea et reprit la ville d’Avignon ; une répression à la « mode Franque » s’établit, tous les musulmans furent massacrés ainsi qu’une grande partie de la population qui avait été jugée trop conciliante avec l’ennemi… Ensuite il soumit Nimes, Agde, Béziers, Magdelone dont il fit détruire les remparts. Il tenta, en vain de reprendre Narbonne.

En 750, Charles Martel a récupéré tous ses territoires, sauf la septimanie restée aux mains des musulmans. Il les transmet à son fils.
Gaifier, successeur d’Hunaud de Eudes, du royaume de Toulouse, veut conserver tous ses biens, mais Pépin le Bref intervient victorieusement en 752. Des troubles persistants l’obligent à revenir en 757 combattre les Sarrasins en Septimanie où ils sont toujours installés.

Narbonne sera livrée aux Francs par ses habitants, les Goths, après que les musulmans aient été assassinés. Ansemundus comte Goth qui avait gardé un certain pouvoir sous la domination musulmane sera assassiné et remplacé par un noble Franc.

Après les wisigoths…

En 584, se déclare dans notre région une famine et la première peste connue par l’histoire régionale. Elles font de graves dommages, des guerres entre seigneurs locaux se déclenchent, elles sont l’occasion de pillages et de chasses à la main-d’œuvre, car l’esclavage demeure largement répandu. En 587, St Bertrand de Comminges est détruit par les francs, Pompée n’était plus là pour défendre son œuvre…

A cette époque les sénateurs appartiennent encore aux quelques familles issues de l’aristocratie gallo-romaine ou wisigothe, ils continuent à diriger les cités pendant quelques décennies encore… Les francs tiennent les plus grandes villes et régions riches, ils s’installent lentement mais sûrement… Seule une aristocratie Franque et des soldats s’installent dans le sud de la Gaule, on peut dire que le « sang » franc ne coule pas dans les veines des habitants occitans, seuls les nobles par mariages croisés avec les wisigoths et les gallo-romains se fondront dans cette société méridionale. En dépit des exactions militaires et de la domination politique des rois barbares, wisigoths puis francs, la situation socioculturelle et économique de notre région changea très lentement. Son identité romaine ne disparaît pas ; une large autonomie politique et culturelle est maintenue au moins jusqu’au 7ème siècle. Les structures administratives sociales et religieuses romaines y subsistent sans interruption jusqu’au 8ème siècle, au moins dans les régions d’accès aisé comme les vallées de la Garonne et du Tarn et de leurs affluents. Les structures urbaines, quoique réduites, subsistent aussi derrière les murailles du Bas-Empire. Le Bréviaire d’Alaric II, roi des wisigoths, continue à organiser les relations juridiques.

Les flottes Vandales et musulmanes du 5ème au 7ème siècle ont perturbé le commerce transméditerranéen et mis fin à l’usage occidental du papyrus égyptien. Le support d’écriture s’est réduit alors au parchemin, rare et cher… De très nombreux textes anciens ont ainsi disparus par vétusté ou simplement leur support a été gratté puis remployé pour transcrire des textes juridiques important pour l’époque…

Sous le roi salien Clovis Ier, le plus grand des Mérovingiens, la puissance et l’étendue territoriale du royaume franc augmenteront considérablement. Ces Francs sont décrits en 458, par un gallo-romain:

 « Leurs cheveux roux sont ramenés du sommet de la tête vers le front, laissant la blanche nuque à découvert; leurs yeux verdâtres roulent une prunelle humide avec des tons blancs – leur visage est entièrement rasé; le peigne ne ratisse que de légères moustaches au lieu de barbe; des vêtements étroits serrent les membres de ces guerriers à la haute stature et s’arrêtent au-dessus du jarret qui demeure nu; un baudrier presse leurs flancs au ventre rentré. Ils excellent à lancer dans l’espace leurs haches rapides, sans jamais manquer leur coup, à rouler le bouclier; ils accompagnent d’un bond le vol de leur lance, et tombent avant elle sur leur ennemi, enfants, ils ont déjà la passion de la guerre. S’ils sont écrasés sous le nombre ou par le hasard de la position, la mort peut les abattre, jamais la crainte. Ils nient la défaite et leur courage semble survivre à la mort.»

Les Francs ont réussi à s’implanter solidement sur la totalité de la Gaule pour une simple raison: Clovis, marié à une chrétienne, s’est converti à la religion catholique en 496, alors que tous les autres barbares étaient encore des adeptes de l’arianisme. Le soutient de l’église chrétienne a permis une reconnaissance de ce roi par toute l’aristocratie romaine installée en Gaule…

C’est à cette époque que la population diminue, que les forêts et taillis reprennent le dessus compte tenu de la pénurie de main d’œuvre et de la désorganisation des campagnes et du commerce. Les famines, consécutives à la destruction des récoltes, les épidémies n’épargnent pas les survivants. Malgré tout, les populations aquitaines (1 et 2 qui correspondent à une région allant de Nantes à Bordeaux, filant jusqu’au Rhone et remontant jusqu’à Orléans pour faire vite), sont relativement moins affectées par ces bouleversements que celles du nord.

En 629 un nouveau « royaume de Toulouse » est créé pour faire face aux dangers venus de toutes parts. Il comprend les cités et régions de Toulouse, Agen, Périgueux, Saintes, Cahors, Albi, le Rouergue et le Gévaudan. Peu de temps après, un duc est nommé pour gérer la région, le premier connu est un « patrice » gallo-romain de Toulouse appelé Félix et qui de 660 à 670 ramène le calme dans la région. Son successeur, Lupus, est aussi un gallo-romain, il crée une solide armée avec des mercenaires Vascons et des hors-la-loi. Il tente de reconquérir le nord de l’Aquitaine en s’attaquant à Limoges. Il meurt vers 673. Loup est reconnu Duc d’Aquitaine I, de Béziers à Albi. Puis en 714, Eudes est duc et prince d’Aquitaine, il règne sur un véritable état qui va des Pyrénées à la Loire, de Rodez à l’Océan, dont la capitale est Toulouse.

Charles Martel, fils naturel de Pépin d’Héristal prend le pouvoir mais il doit reconnaître cet état en 720.

763-764. Hiver très rigoureux au cours duquel la mer fut gelée sur nos côtes. Dans l’intérieur de la Gaule, des froids extraordinaires furent signalés du début d’octobre 763 à la fin de février 764. En certaines contrées de notre pays, il serait tombé, au dire des historiens, jusqu’à 10 m de neige.

De 760 à 768, les Francs tentent de reconquérir les deux Aquitaines, les ravages et les destructions sont tels que l’on en trouve beaucoup de récits l’attestant. Pépin le Bref réussit à prendre Toulouse, Albi, Rodez et bien d’autres territoires en 768.

On a pour habitude de situer la fin de l’Antiquité et le début du Moyen-Age en 768.

Bondigoux a une histoire ?

D’après Jeannette Lagarde, éminente « historienne » de notre village, le nom de Bondigoux dériverait d’un nom de personne d’origine wisigothique ; Boddo et du suffixe ingos qui signifie maison ou domaine de, devenu igous et enfin igoux.

Le village initial était situé plus en retrait de la plaine, sur une hauteur en direction de Montvalen, sur le versan droit de la route en face du hameau de Rouquette. Les habitants devaient être les descendants des indigènes d’avant l’invasion romaine. Des celtes certainement, de quelle nation ? Les Tasconis, les Tectosages, les Albiges, on ne peut le dire avec précision. Mais ce qui est sûr c’est que nous ne sommes pas des gaulois, n’en déplaise aux livres d’histoire de l’école républicaine de Jules Ferry.
Les Tasconis sont installés dans la basse vallée du Tarn et les vallées du Tescou et du Tescounet. Avant eux, sont arrivés par vagues successives au 4ème millénaire avant Jésus Christ des peuplades venant de l’Europe centrale. Elles ont apporté les premières techniques de la culture céréalière, mais leur langue qui ne nous est pas parvenue était différente de celle des Indo-européens. Il faudra attendre le 1er millénaire avant J-C pour que la culture céréalière arrive dans notre région, où la vie semi-nomade existera encore lors des conquêtes romaines dans les régions difficiles et un peu arides qui n’intéressaient pas les fermiers.

Quand César s’est rendu maître de toute la Gaule, Albi, capitale de la tribu des celtes Albiges, se développe déjà considérablement. Cahors, capitale de la tribu des Cadurces en fait autant et le latin se propage à travers les classes dirigeantes de toutes ces villes en pleine expansion mais le peuple, lui, parlera encore le Celte au 3ème siècle dans toute la Gaule Romaine. On pense que le transfert du Celte vers le Latin s’est terminé au 6ème siècle et a donné naissance à une langue hybride, le Roman pére de l’Occitan.

En 406, plus de dix mille Vandales, peuple Germanique en partie Slave venu de la région située entre l’Oder et la Vistule dévastent la région et créaient leur royaume qui s’étend des Cévennes aux Pyrénées. Ces Vandales passent dans la région Toulousaine en septembre 409 sans pénétrer dans la cité, et les campagnes autour de Toulouse seront, pendant plus d’une année, ravagées par les envahisseurs: incendies des fermes, assassinats, viols, pillages, massacres du bétail se succèdent et provoquent la ruine du pays rural, des pâturages et des vignobles et l’exode des populations vers des villes fortifiées. Les Wisigoths sont appelés en renfort pour débarrasser tout le sud de ces intrus.  Aussi les Vandales libèrent le territoire toulousain pour passer en Espagne avant de gagner l’Afrique du Nord. Ils pilleront l’Italie, y compris Rome en 477.  L’usage moderne du mot vandale reflète la terreur et l’hostilité que ce peuple inspirait par ses pillages et violences de tous genres.   

Les Wisigoths ont envahi l’Italie, jusqu’à Rome en 410 où ils auraient pillé le trésor, celui-là même qui avait été rassemblé pendant des siècles de conquêtes par les Empereurs romains successifs. Repartis de Rome vers la Gaule, ils contournèrent le Massif Central par le nord et leurs bandes pénétrèrent en Aquitaine dans la province de la Novempopulanie et essaimèrent jusqu’en Narbonnaise. Ils sont devenus maîtres de Narbonne, Toulouse et Bordeaux dés 413.  En 414, l’Empereur romain ordonne le blocus de la côte méditerranéenne par la flotte impériale afin d’empêcher l’arrivée du blé d’Afrique en Aquitaine où se trouve la cour royale des wisigoths. La famine s’installe, les wisigoths, furieux et impuissants décident d’aller en Espagne. Mais avant de quitter la Gaule, ils mettent à sac toute la Gaule du sud. Toulouse ne sera pas épargnée par leur fureur. Ils poursuivent leur marche vers Narbonne qu’ils occuperont. Le sud de la Gaule est alors sérieusement désorganisé.
Les  wisigoths envahissent les terres espagnoles. Là ils lutteront contre d’autres envahisseurs et nettoieront cette région de ses intrus. Le fils de Théodose, empereur romain, satisfait des Wisigoths et de leurs campagnes militaires qui ont assaini l’Espagne pour son propre compte, prendra une décision lourde de conséquences pour un siècle. Il octroya par un pacte, en 418, le régime de l’hospitalité à quelques cent mille Wisigoths dans le sud-ouest de la Gaule. Par ce traité les Wisigoths avaient le droit de s’installer en Aquitaine, et dans les villes de Poitiers, Saintes, Angoulême, Périgueux, Bordeaux, Agen et Toulouse en Narbonnaise; villes dont plusieurs leur étaient déjà familières, puisqu’ils les avaient occupées et pillées quatre années auparavant. Non content de leur octroyer ce droit sur ces deux provinces, Honorius l’étendit, par l’intermédiaire de son ambassadeur et négociateur habituel, le patrice Constance, à la Novempopulanie c’est-à-dire aux cités d’Eauze, Dax, Lectoure, aux pays de Comminges, du Couserans, de Lescar, d’Aire-sur-l’Adour, de Bazas, de Tarbes, d’Oloron et d’Auch.

Cette hospitalité comportait nombre de clauses très importantes qui constituaient des innovations.  Le patrice Constance accorda aux Wisigoths une donation en terres arables d’un tiers, les deux autres tiers demeurant, en prés, en bois, et en grands domaines, aux mains de l’aristocratie gallo-romaine.

Le foedus de 418 est ratifié et Wallia, roi des wisigoths, s’installe à Bordeaux. Cependant ses successeurs préfèrent vite, à cette ville trop excentrée et trop océanique à leurs yeux, Toulouse, plus proche du bassin méditerranéen, objet incessant de leur convoitise. Ainsi, en droit, et avec l’accord de l’empereur d’Occident, est fondé le premier royaume germanique et barbare en terre romaine, qui peut être considéré comme vassal de Rome dans l’esprit et la lettre; mais toute la politique des Wisigoths, pendant un siècle, tendra à s’affranchir de cette souveraineté et de cette tutelle. On dit que le fameux château Narbonnais qui servira de résidence aux comtes de Toulouse a été bâti par les premiers rois Wisigoths. C’est à cette époque que l’on peut supposer la création du nom de Bondigoux, par le « transfert » d’un bien gallo-romain à un wisigoth…