Archives de catégorie : Les nouvelles du Tarn et des coteaux

Les lieux exceptionnels du canton de Villemur, les randonnées, les interdits, les évènements « nature »

Une nouvelle région selon Georges Labouysse

L’espace occitan dans l’Histoire

« Pour que le latin ait évolué différemment au nord et au sud de la Loire, il faut qu’il ait été parlé par des peuples différents,
parlant des langues différentes avant l’arrivée des Romains. »         Alain Nouvel

 

La réforme territoriale, imposée sans débat démocratique par le gouvernement, suscite de nombreuses réticences du fait de ses incohérences. Il s’agit d’un découpage purement administratif, concocté « a vista de nas » pour encore plus de centralisme, avec le maintien des préfets fonctionnaires gouvernementaux non élus et, de l’aveu même de certains politiques, pour détruire définitivement les cultures qui subsistent encore sur l’Etat français.
Autrement dit, pour les Jacobins uniformisateurs, c’est l’aboutissement d’une politique inaugurée dans les années 1790 pour éradiquer les « nations » diverses  de la République: la suppression votée aujourd’hui de l’Auvergne et de l’Alsace sont à ce titre deux exemples significatifs.
L’importance et le dynamisme d’une région à l’échelle européenne ne se mesurent pas à sa superficie, mais à ses compétences, à sa fiscalité propre, en un mot à son autonomie réelle, comme c’est le cas dans de véritables démocraties européennes.

Le fait de refuser une mise à plat de l’ensemble des structures pour remodeler tout le système, à commencer par le dépassement des « frontières » départementales par exemple, nous prive d’une organisation territoriale cohérente, qui aurait tenu compte des réalités non seulement historiques, mais aussi géographiques, socioculturelles, économiques,  environnementales… et aussi fiscales!
En ce qui concerne le territoire occitan, une des rares fusions logiques concerne les régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, un espace (ancien domaine des Volques) qui fut la Narbonnaise I sous l’Antiquité romaine et qui devint le Languedoc plus tard avec deux « capitales »: Toulouse et Montpellier se partageant les compétences.

Ainsi ce territoire de la Garonne au Rhône pourrait-il redevenir tout simplement le « Languedoc » avec une structure spécifique pour la Catalogne nord…

Lire la suite :  Réforme territoriale et l’Occitanie

 

La chaussée de l’Escalaire pourrait être sauvée

Pour vous résumer nos actions de ces derniers mois, la société Rouleau-Guichard, propriétaire de la microcentrale installée sur la chaussée de Bessières avait déposé depuis 2006 une demande d’arasement de la chaussée de l’Escalaire, afin d’augmenter la productivité de sa turbine.

 

L’ATEV, dont Gilles Franqueville est le président, a très vite réagi pour mobiliser les politiques, les responsables locaux et de nombreux adhérents. Il a mené un combat efficace et toujours passionné.

 

Après des aléas dont je vous fais grâce, Eric Oget, face à l’enquête publique qui s’est déroulée à la fin de l’année 2013, a proposé un « contre-projet » afin de bloquer ce qui semblait inéluctable.

 

Il m’a demandé de piloter le comité qui avait en charge de démontrer l’intérêt du projet « rendre navigable le Tarn ». Ce projet doit prolonger ce qui a déjà été réalisé jusqu’à Montauban et relier en final la méditerranée à Bessières…  Il doit surtout développer le tourisme vert et des activités autour de l’eau pour devenir le site, d’une telle envergure, le plus proche de la métropole Toulousaine.

 

La préfecture qui avait accepté que la chaussée soit arasée de 91 cm a demandé en 2013 sa suppression complète, fondations comprises, pour respecter la loi sur l’eau consécutive à une directive européenne, qui demande la suppression de toutes les infrastructures sur les cours d’eau qui pourraient empêcher la circulation de la faune aquatique. Des pénalités européennes sont en jeu et le retard pris sur cette directive désigne déjà notre pays comme un mauvais élève qui aurait de fortes amendes à payer d’ici peu.

 

Après avoir produit un dossier qui évalue les retombées économiques au travers du développement du tourisme qu’un tel projet engendrerait, nous avons rencontré le 13 janvier la préfecture pour défendre ce projet face à celui de Rouleau-Guichard. Le sous-préfet en charge du dossier a été séduit par notre proposition mais il nous a donné peu d’espoir en appuyant son argumentation sur les différentes lois européennes sur l’eau d’une part et sur l’absence d’un financement verrouillé pour notre projet d’autre part.

 

Nous avons retravaillé à nouveau le dossier sur certains points qui touchent à son financement et ajouté à notre offre la mise en place d’une microcentrale sur la chaussée de l’Escalaire avec la mise en place de deux échelles à poissons pour satisfaire la loi sur l’eau.

 

Nous avons enrichi notre argumentation avec les études réalisées par la société EGIS qui ont démontré l’impossibilité de réaliser notre projet si la chaussée de l’Escalaire était supprimée, et transmis en février le dossier définitif à la préfecture.

 

Rouleau-Guichard a compris que notre projet mettait en danger le sien et certainement a-t-il cherché également à éviter une destruction complète de la chaussée qui représentait un coût important. Il a contacté la société EGIS afin de trouver un arrangement qui satisfasse les deux parties.

 

Une rencontre a eu lieu entre EGIS, Rouleau-Guichard, la Com/Com Val’Aïgo, et moi-même.

 

La proposition qui a obtenu consensus et qui va être proposée à la préfecture est la suivante.

 

L’arasement de la chaussée ne sera pas supérieur à 75 cm, et permettra la navigation sur le Tarn tout en garantissant une réserve d’eau suffisante pour les agriculteurs ainsi que l’usine Econotre. L’été sur une durée à définir entre 3 et 4 mois, l’eau sera retenue par des vannes installées sur la chaussée, l’écluse sera utilisée normalement. Le reste du temps, l’écluse restera ouverte, les vannes rabaissées. Ainsi le passage de l’eau sera quasiment libre et permettra un gain de productivité de la microcentrale installée à Bessières. Une échelle à poisson sera installée.
Par contre, le projet de la microcentrale sur la chaussée de l’Escalaire risque d’être irréalisable dans pareille solution.

 

Tout compromis reste insatisfaisant certes, mais celui-ci permet la réalisation des deux projets et surtout il donne aux agriculteurs, sous réserve de validation d’études complémentaires, l’assurance d’une irrigation en été et à l’usine Econotre la possibilité d’assurer son activité en période d’étiage.

 

L’arbitrage se fera à la préfecture, et si le compromis est accepté, il sauvera la chaussée, si le projet porté par Val’Aïgo n’est pas abandonné, car maintenant, après l’élection d’un nouveau président de la communauté des communes, la continuité de ce projet, qui a mobilisé tant d’énergie, reste suspendue au bon vouloir de nos élus. Sachant que Didier, notre maire, ne semble pas être un fervent supporter de ce projet pourtant vital pour l’économie locale, j’espère que le nouveau président en comprendra lui, véritablement les enjeux.

Destruction de la chaussée de l’Escalaire

La réunion du 07 février à laquelle je n’ai pas pu participer a bien eu lieu entre la préfecture et les élus locaux avec la présence des entreprises et autres parties prenantes.

Pour faire bref à attendant une communication officielle de nos élus qui sera certainement plus détaillée, deux projets sont proposés:

  • destruction de la chaussée demandée, financée et réalisée par Rouleau Guichard, propriétaire de la microcentrale de Bessières
  • conservation et remis en état avec adjonction, côté La Magdeleine d’une microcentrale immergée composée de plusieurs turbines…

Eric Oget de la communauté des communes a diligenté une étude (qui serait fiancée par Econotre,) afin de mieux apprécier les intérêts et inconvénients des deux projets.

Au mieux après enquête d’utilité publique, une décision devrait être arrêtée dans l’année en cours.

Pour rappel, les inconvénients d’une destruction sont:

  • niveau du Tarn plus bas de 70 cm environ
  • pas de réserve ou moins  d’eau pour les agriculteurs de notre plaine
  • idem pour Econotre qui a besoin d’eau en permanence
  • idem pour les établissements Lagrange qui ont eux aussi besoin d’eau pour leur industrie
  • risque très fort de soulever des sédiments qui aujourd’hui bloquent de la pollution depuis deux siècles  (venant des messigiers de la montagne noire,) et plus grave du bisphénol serait pris également dans cette vase.
  • risque de déstabiliser les berges avec des effondrements probables
  • changement certain et incontrôlé de la biodiversité

Pour rappel, les avantages

  • création de berges accessibles à la circulation pédestre possibles
  • disparition d’une construction béton sur le Tarn en conformité avec le Grenelle II

L’Etat voulant se désengager de l’entretien de toutes les chaussées, voit d’un bon oeil leur destruction.

Je n’en dirai pas plus n’ayant pas été là.

On m’a rapporté que les maires de La Magdeleine et de Bondigoux ont affiché fortement leur volonté de défendre le second projet en collaboration avec le Président de la Communauté des Communes.  Merci à eux de cet engagement et j’espère sincèrement qu’une communication précise et permanente réveillera le coeur de nos concitoyens pour défendre un ouvrage qui est là depuis plusieurs siècles et qui, donc, a certainement participé au façonnement de notre écosystème actuel.

NB: Eric Oget nous faisait remarquer que la règlementation Européenne et Grenelle II favorisent la remise à l’état naturel de nos cours d’eau, doit-on considérer qu’un ouvrage vieux de plusieurs siècles est « naturel » ? Où bien doit-on remonter au moyen âge, ou à la préhistoire ?

 

La chaussée de l’Escalaire

Une enquête d’utilité publique va être diligentée par le préfet de la Haute Garonne, en ce début d’année, concernant la suppression de la chaussée de l’Escalaire.

Suite à une demande de la société Rouleau Guichard (entre autres société de production d’électricité) de faire sauter la chaussée de l’Escalaire pour augmenter la production de sa micro-usine installée à Bessières, nous avions réagi en 2010 et réussi à faire stopper l’opération. Aujourd’hui, le nouveau préfet relance l’affaire.

Mr Eric Oget, président de la communauté des communes a été averti la semaine dernière. Il a tenté de gagner du temps en proposant une solution alternative, qui risque d’échouer…

Ceci étant, si nous, les Bondigounais, ne nous mobilisons pas, je ne sais pas qui va le faire…

 

Je vous renvoie à un papier écrit en fin 2010 par J Philippe Tizon, dans l’Oeil de Villemur concernant cette affaire.

 » Une histoire d’eau sur laquelle le citadin moyen adepte du vert ne verrait, a priori, rien à redire, et pourtant…. Quand le libéralisme sous couvert d’écologie -merci au Grenelle de l’environnement- s’invite dans notre vallée, les citoyens (nes) trinquent.       

Derrière la libre circulation de la rivière se cachent la libre circulation du fric et du n’importe quoi sous couvert d’accroître la production d’énergie propre.

Cette suppression de « barrage » a pour seul but de faire progresser le débit d’eau afin d’augmenter la production hydroélectrique d’une entreprise privée. Cette dernière accroîtrait ainsi ses ventes et ses bénéfices en vendant sa production à ERDF.        

« Pour un choix politique d’intérêt général ».

 Augmenter la production d’énergie propre pour faire progresser les bénéfices d’une seule entreprise au détriment des vies humaines, animales et économiques structurées autour du Tarn, voilà une démarche écologique bien singulière.

Elle démontre une fois de plus, que l’idéologie libérale -au sens du MEDEF- sert en premier l’égoïsme de quelques  entrepreneurs aveuglés par l’appât du gain au détriment de l’intérêt général et d’une vision plus complexe des interactions existantes autour d’une rivière.

Eric Oget, en appelant à la mobilisation des citoyens(nes) et des élus, souligne, bon gré mal gré, l’importance de créer une résistance à ces dérives au plan local mais aussi celle de construire de véritables alternatives en la matière. »

 

Vous me direz, et alors, on peut la faire sauter cette chaussée ! … les choses ne sont pas si simples.

La disparition du barrage peut entrainer de graves conséquences tant au niveau de la pollution que par la pénurie d’eau nécessaire pour l’agriculture et l’ensemble de nos besoins

Pour ceux qui n’étaient pas là ou qui ont la mémoire courte, je rappelle qu’une forte mobilisation avait tenté d’empêcher la construction de l’incinérateur de Bessières… Le préfet était passé outre. Mais sachez qu’un tuyau immergé pompe de l’eau pour refroidir les installations de l’incinérateur. Les inquiétudes sont multiples, déjà l’été 2010 l’incinérateur a eu recours à l’eau potable pour son refroidissement, il faut de plus assurer l’irrigation de 300 à 350 hectares de terres agricoles et préserver la sécurité des établissements Lapeyre assurée par deux pompes immergées. En 2010 le débit du Tarn est tombé de 27m3/s à 17m3/s et, en 2011, il avait un débit certainement inférieur.

Si la chaussée saute, l’eau s’écoulera à un niveau rabaissé définitivement de 70 cm… Autant l’hiver cela n’a pas de conséquence, autant l’été, on peut se retrouver sans eau, sans réserve pour les deux usines consommatrices d’eau. Le Tarn est un réservoir pour notre canton et la suppression du barrage entrainera d’autres effets préjudiciables à tous.

Le Tarn reste la propriété de l’Etat et il est obligatoire d’obtenir des autorisations pour effectuer des travaux, mais les chaussées appartiennent au Département qui ne bouge pas, trop heureux de voir des centres de coût disparaitre…

Devons-nous rester sans rien faire ? Non bien sûr…

Restez à l’écoute de vos élus pour connaitre les détails de l’affaire. Mr Eric Oget devrait soumettre son projet d’ici peu… Attendons quelques jours… Mais je crains que l’affaire ne soit perdue si les citoyens ne se sentent pas concernés…

l’ATEV, Association Tarn Eau Vivante devrait réagir elle aussi… Mais ne comptons pas trop sur les autres, cette chaussée est à Bondigoux tout de même !!