Archives de catégorie : Bondigoux dans son quotidien

Les élections sont vôtres

 

 

Trois listes pour 300 électeurs environ, c’est beaucoup ! Mais c’est surtout révélateur d’une forte demande de changement par une partie importante de la population.

A Layrac ou Mirepoix, une seule liste semble être en lice. Et encore dans le premier village, aucune ne s’est déclarée, la maire sortante ne désirant pas à ce jour se représenter.  Jacqueline Bonnet et Eric Oget semblent avoir rassemblé autour d’eux une majorité de citoyens aujourd’hui  peu enclins à souhaiter un changement.

 

Bondigoux est dans une autre démarche. Notre village est en recherche d’une nouvelle gestion, ou nouvelle gouvernance pour parler clairement, plus ouverte et plus transparente, où le maire serait un porteur de projet,  un animateur en synergie avec la population et un gestionnaire beaucoup plus tourné vers le territoire communautaire. 

Il est vrai que la multiplicité de listes peut s’expliquer par la difficulté, pour beaucoup d’entre-nous de soutenir un maire, empreint d’un paternalisme quelque peu condescendant. Un maire qui supporte difficilement la contradiction, et se défausse parfois par une ironie blessante. Certes depuis quelques mois, il s’humanise, il vous tape sur l’épaule et semble être votre plus vieil ami, alors qu’il y a peu, il ne vous voyait pas quand vous lui adressiez un bonjour discret. On se demande bien à quoi tient ce changement…  sera-t-il durable ?

 

Bondigoux doit retrouver une identité propre à ses habitants, une vie sociale apaisée, une convivialité sincère.

 

Didier ROUX

 

TOUS ENSEMBLE POUR BONDIGOUX

Conscients qu’une demande d’alternative s’exprime dans notre village quant à la conduite des affaires municipales, une équipe s’est constituée.

Equipe nouvelle, donc motivée et aux idées multiples, nouvelles et variées

Equipe nouvelle, donc comprenant mieux les aspirations des citoyennes et des citoyens pour les partager au quotidien,

Equipe nouvelle, donc avec une vision certainement plus actuelle de ce que doit être une conduite des affaires municipales.

Nous voulons une gestion de notre commune plus partagée, plus transparente, où le maire et l’équipe que vous aurez portés à la mairie seront avant tout les porteurs de vos projets où tout un chacun, vous au même niveau que nous, aura son mot à dire, avant et pendant la réalisation de tout projet ayant un impact sur votre vie. (Assainissement, amélioration du cadre de vie, modification de règles fiscales ou d’urbanismes, etc.)

Vous trouverez ci-dessous quelques propositions qui seront détaillées dans notre projet final et que nous ne manquerons pas de vous communiquer de multiples façons.

D’ores et déjà, réagissez sur ce blog ou retrouvez-nous sur Facebook : www.facebook.com/bondigoux2014  sinon envoyez-nous un email si vous souhaitez échanger en toute discrétion : tousensemble2014@hotmail.fr

 

Qui sommes-nous ?

D’anciens habitants de la commune qui sont allés à la rencontre de nouvelles et nouveaux-venus afin de retrouver dans l’équipe une représentation conforme à la réalité.

Nous ne sommes pas habités par des idées révolutionnaires ou utopistes mais par l’envie de retrouver une solidarité partagée dans un village qui a tous les atouts pour le bien-vivre ensemble tout en assurant une gestion sérieuse et tournée vers l’avenir des affaires de la commune.

 

 

 

Nelson Mandela, hors normes et modèle pour tous…

Nelson Mandela est décédé le 5 décembre 2013, il avait 95 ans…

Né le 18 juillet 1918 dans le village de Mvezo, en Afrique du Sud, il est le fils d’un chef de tribu, membre de la famille royale des Thembus. Nelson Mandela s’appelle en réalité Rolihlahla, mais une institutrice, comme le voulait la coutume et influencée par la langue anglaise, lui donne le nom de Nelson. Son père meurt en 1927.

Le régent des Thembus adopte Nelson. Ses études se poursuivent au collège de Clarkebury puis au lycée de Healdtown, et enfin à l’université pour la population Noire de Fort Hare. En 1941, Nelson rejoint la ville de Johannesburg. Il s’engage en politique et fonde avec des amis, en 1944, la Ligue des jeunes pour le parti de l’ANC (African National Congress). L’organisation prône une opposition pacifique et l’abolition des lois d’apartheid. Nelson Mandela accède à la tête de l’ANC du Transvaal en 1952 et ouvre le premier cabinet d’avocats Noirs à Johannesburg.

La situation s’aggrave en Afrique du Sud lorsqu’en 1960, soixante-neuf manifestants d’un parti dissident de l’ANC, meurent après la répression policière. L’ANC est interdit. Constatant que l’opposition pacifique est inefficace, Nelson Mandela met en place en 1961 « la lance de la nation », qui lutte avec les armes et mène des opérations de sabotage.

La presse relate ses exploits, mais Nelson Mandela est arrêté en 1962 et ses camarades en 1963. Il est alors condamné à la prison à vie. Prisonniers, le groupe parvient à poursuivre des études, tandis que les contestations contre l’apartheid prennent de l’ampleur.

Nelson Mandela est érigé en icône de la lutte, et sa libération est exigée par une large partie de population. Malgré des tentatives de négociations pour libérer Mandela, celui-ci ne sort de prison qu’en 1990, grâce au départ de Botha, remplacé par le président Frederik De Klerk, 27 ans de prison n’ont pas cassé l’homme.

Dès sa libération, Nelson Mandela est élu en 1991 président de l’ANC. Il reçoit le prix Nobel de la paix avec Frederik De Klerk en 1993 pour ses efforts de négociations entre Blancs et Noirs, pour sa résistance face aux menaces qui lui sont adressées.

Son travail est couronné de succès en 1994, le 27 avril, lors qu’il participe pour la premières fois à des élections libres où Blancs et Noirs peuvent se présenter.

Il est élu président de la République quelques jours plus tard, le 9 mai. Son mandat est marqué par la volonté de redresser une « nation arc-en-ciel », c’est-à-dire une nouvelle société sud-africaine après la fin de l’apartheid.

 

Citations de Nelson Mandela

« En faisant scintiller notre lumière, nous offrons aux autres la possibilité d’en faire autant. »
Citation de Nelson Mandela, Extrait du Discours d’investiture – 10 mai 1994

« Aucun de nous, en agissant seul, ne peut atteindre le succès. »
Citation de Nelson Mandela, Extrait du Discours d’investiture – 10 mai 1994

« J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de la vaincre. »
Citation de Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté, 1994

« Il est difficile d’expliquer à quelqu’un qui a les idées étroites qu’être « éduqué » ne signifie pas seulement savoir lire et écrire et avoir une licence, mais qu’un illettré peut être un électeur bien plus « éduqué » que quelqu’un qui possède des diplômes. »
Citation de Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté, 1994

« Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, des préjugés et de l’étroitesse d’esprit. »
Citation de Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté, 1994

« Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu’un d’autre de sa liberté. L’opprimé et l’oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité. »
Citation de Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté, 1994

« La politique peut être renforcée par la musique, mais la musique a une puissance qui défie la politique. »
Citation de Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté, 1994

« Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi, et cet ennemi devient votre associé. »
Citation de Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté, 1994

« Etre libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. »
Citation de Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté, 1994

Appel à contribution

Bonjour

La commission chargée de la mise à jour des contributions fiscales vient de se réunir et réactualiser les augmentations individuelles des Bondigounais, en ré-estimant leur position dans la fameuse grille à 7 niveaux, chaque niveau ayant lui-même 3 sous niveaux.

Cette commission est composée de citoyens désignés par le maire. Elle a un fonctionnement obscur basé sur la délation: qui a fait des travaux à l’intérieur de sa maison, qui a refait sa façade ? Elle a un travail plus facile quand une demande de travaux ou un permis est déposé…

J’ai entendu dire que nous avions quelques Bondigounais qui payaient plus de 1500 euros de foncier par an…  et j’ai entendu dire également que certains payaient plus de 1700 euros!!!

Pour informations des villes comme Balma et Colomiers qui ont tous les éléments de conforts au niveau des services administratifs, médicaux et universitaires, ont des niveaux d’imposition  bien au-dessous de ce qu’une partie des habitants de notre village doit supporter.

La répartition de cet impôt dans notre commune, aux règles peu claires ou l’arbitraire est de règle,  mérite un éclairage violent et une analyse fine afin de vérifier que l’éthique est toujours présente, quant aux décisions de la commission dont le fonctionnement peut nous interpeler quand on en connait sa composition.

Je propose à ceux qui ont un niveau de leurs impôts fonciers qui va au delà de 1500 euros de se faire connaitre sur ce blog, je ne publierai pas les noms des personnes.

Le but est de savoir si nous sommes dans des rumeurs ou bien vraiment dans une triste réalité…

Remettre à plat la répartition de cet impôt devient une priorité, rendre transparent le fonctionnement de la commission, une obligation.

Attendre de l’Etat des réformes qui ne viendront peut-être que dans quelques années n’est peut-être pas la bonne méthode, il serait intéressant que vous vous exprimiez sur ce sujet qui peut facilement devenir polémiste et un enjeu électoral.

Restons pragmatiques et réagissez en fonction de votre vécu pour apporter des idées d’évolution de ce système.

 

Merci

 

 

Une leçon de calcul du niveau CE2

Un petit rappel de calcul de CE2 pour les nuls…

« Si papa achète un objet 100 € et qu’il le revend 200€ c’est qu’il a fait un bénéfice de 100 €

Si maman reçoit de la CAF 100 € et qu’elle achète un vélo à son enfant, 200 €, elle a tout de même dépensé 200 € qu’elle n’a plus, même si c’est papa qui lui a donné les 100 € du bénéfice de sa vente »

Si notre commune dépense 200 000 euros (je dis n’importe quoi) pour refaire la mairie, et que les subventions ont été, mettons de 100 000 euros. Il reste bien 100 000 euros à trouver.

Que cet argent « trouvé » soit le bénéfice du lotissement (qui entre nous était prévu pour financer le tout à l’égout, qui n’est pas achevé), c’est bien de l’argent qui appartient aux contribuables et que l’on aurait pu mettre ailleurs…

D’autre part, il me semble que les subventions, c’est aussi de l’argent issu de nos impôts !!! ce n’est pas le père Noël qui fait des cadeaux!!

Donc, dire que la mairie n’a rien coûté aux contribuables, ce n’est plus abuser de leur « crédulité », c’est tout bonnement les prendre pour des demeurés…

Pourquoi ce papier ? Parce qu’aujourd’hui la mairie a été inaugurée, et je répète, le résultat en est heureux, donc je ne remets pas en cause les choix du conseil municipal ! Mais il a fallu que notre 1er magistrat lâche cette énormité ! La mairie n’a rien coûté aux contribuables !!!

Mais alors, c’est de la magie ! Et si Didier, notre maire pouvait reproduire le même numéro de prestidigitation,  pour diminuer les impôts de notre commune qui sont hors normes, ou bien pour rembourser une partie de la dette, mais qu’il le fasse ! Et là je mangerai ce papier !!! c’est promis !!!

Bondigoux et les élections municipales

Les mois passent, l’été s’achève, et la Mairie également.

Quelques mots sur notre village. Tout d’abord, je trouve que le résultat architectural des travaux de transformation de la Mairie est heureux, même si certains la comparent à une gare…

Je crois que beaucoup partageront ce sentiment avec moi, elle est réussie, et même étonnante, quand on sait d’où on part.

Les élections municipales approchent. L’équipe municipale actuelle, avec quelques aménagements minimes, devrait rester à peu près identique et briguer un nouveau mandat.

Une autre liste pourrait voir le jour si elle trouve des personnes voulant s’impliquer…

La sensibilité de gauche qui est forte, et même majoritaire sur Bondigoux, ne sera pas représentée cette fois-ci. Je crois que cela fera un siècle que cela n’était pas arrivé. Certes, l’équipe actuelle a quelques personnes de sensibilité à gauche, mais…. Mais… Mais nous savons tous que ces personnes n’ont jamais le dernier mot face au Maire actuel sur les sujets importants.

Alors à quoi servent-ils ? Je ne me permettrais pas de les juger, car si peu de citoyens veulent s’impliquer dans la gestion des affaires municipales, que chaque bonne volonté ne peut être que louée. Je sais que deux ou trois personnes tentent de convaincre parfois le Maire sur des sujets importants, et qu’invariablement, les six autres suivent comme une seule femme ou un seul homme les souhaits du premier magistrat. Qu’y faire ?

Les prochaines élections devraient donc nous obliger, tout du moins aux citoyens de sensibilité de gauche,  à prendre une drôle de décision.

Dès à présent j’affiche une forte opposition à l’abstention. Et j’espère que la majorité des électeurs ira aux urnes. Mais que faire, si nous avons le choix entre un candidat UMP et un candidat RBM (Rassemblement Bleu Marine) ?

Posez-vous la question… nous tenterons d’y répondre plus tard… car après tout, rêvons, et si une personne sensée et courageuse, de gauche, décidait de monter une liste citoyenne ? D’ores et déjà sachez que je mettrai mon énergie et mes connaissances à son service…

Alors que diable ! Un volontaire pour défendre les valeurs républicaines et sociales « Liberté, Egalité, Fraternité et Laïcité » !!! et pour gérer la Mairie dans une intelligence sociale, moderne et décapante…

Via Domitia par Jòrdi Labouysse

« Cette route est excellente l’été, mais en hiver et au printemps,
c’est un bourbier inondé par les débordements des cours d’eau,
qu’on franchit soit par des bacs, soit par des ponts de bois ou de pierre… »

 Strabon

(Géographe grec du 1er siècle avant J-C)

Bien avant les hommes, des chemins de terre furent tracés par les animaux. Au Paléolithique, ce sont les chasseurs qui fixeront les premières pistes à travers les plaines et le long des coteaux.

Les éleveurs du Néolithique dessineront les premières routes de la transhumance. Des voies commerciales seront ouvertes à la Protohistoire pour acheminer l’étain, l’or, l’ivoire du nord-ouest vers les pays méditerranéens et en sens inverse les produits finis.

Les romains sauront utiliser ces premières voies qu’ils élargiront et dont ils feront de véritables chefs-d’œuvres de constructions. Les grandes routes romaines nous sont connues par différents textes littéraires d’auteurs gréco-romains comme Horace, Pline le Jeune, l’historien latin Suétone ou le géographe grec Strabon.

La suite du texte:       http://bondigoux.com/docs/Via_Domitia.pdf

Réponse au Souhet N° 51

C’est toujours avec un étonnement émerveillé que je plonge dans la prose de notre maire.

 

Que dire de celle-ci ? Un édito plutôt long, avec de jolies images, pour faire sérieux…  Je ne devine pas la version du logiciel Excel, mais ce n’est pas la dernière. Preuve qu’on ne dépense pas l’argent, notre argent, dans des achats inconsidérés. Quoi que…

Quoi que…  Mais j’y reviendrai plus tard…

Par contre, cinq sujets ont retenu mon attention :

–          Les comptes administratifs

–          La mairie

–          Les impôts locaux

–          Les travaux futurs

–          La cohérence des projets

 

Je me souviens d’un édito du maire qui mettait en cause mon intégrité morale au sujet des informations publiées sur les emprunts toxiques contractés par notre commune. Je profitais de la crédulité de nos concitoyens, dont nous savons tous qu’ils ont un QI inférieur à 80 et une capacité d’analyse proche du bulot, (je me mets bien sûr dans cette catégorie), en évoquant mon inquiétude sur ce fameux emprunt sur lequel on a toujours aucune explication « intelligente »…

Et là, quand je lis la prose sur les comptes de notre municipalité, je me dis que nous sommes au pays des bisounours ou chez d’Alice au pays des merveilles. Le sérieux est ailleurs, et donc je vous invite à aller faire un tour sur ce site.  Et vous allez regarder la page 5 et les suivantes. http://www.mouchan.fr/public/bulletin/n-27.pdf

Ne souriez pas, c’est toujours le petit village Gersois, qui a exactement le même nombre d’habitants que le nôtre et moins de revenus, car pas de clinique sur son territoire. Profitez-en pour voir la qualité du contenu de leur bulletin municipal…. Et en plus ils ont un site eux…
Et là, on a une vraie vision de la réalité des comptes de la commune, car chez nous, qu’avons-nous ? Trois lignes qui ne sont compréhensibles que par celui qui tient en main la totalité des informations. Alors, que veut faire notre maire en intégrant ces quelques infos ? Oserait-il profiter de la fameuse crédulité des habitants pour  camoufler un dépassement de budget des travaux de la mairie par exemple ou autre chose… Le fameux transfert de 128 K€ du budget de fonctionnement vers l’investissement cache quoi ? Didier, tu en as trop dit et pas assez… Je n’ose pas imaginer qu’un dépassement du budget initial des travaux de la mairie soit si énorme, mais enfin, un concitoyen averti en matière de finance pourrait y jeter un coup d’œil, sait-on jamais… Sinon, pourquoi glisser cette information dans un papier si incompréhensible ?

A creuser à mon avis… Et si quelqu’un a compris où nous en étions en matière des comptes de la commune au travers de cet édito, qu’il réponde aussitôt à mes remarques !!!!

 

Bien sûr, je reste également interdit devant la décision du conseil municipal de ne pas augmenter nos impôts locaux, quand on sait qu’on est les champions du coin, en termes de leur niveau, c’est un minimum à faire.

Bien sûr cette décision n’a pas de lien avec les élections municipales de mars prochain… Non ! non !

Mais moi, je ne voterai que pour une liste qui proposera une baisse des impôts !!!! Et qu’on ne me dise pas que ce n’est pas possible, allez encore une fois vous promener sur internet et vous trouverez des communes qui depuis plusieurs années se sont engagées dans un processus de baisse de 2% par année, avec l’effet cascade que l’on connait sur la communauté des communes et le département : vous imaginez bien que l’impact sur votre feuille d’impôts n’est pas neutre…

 

Pour ce qui est des travaux routiers, là, on sait, enfin, nous les bulots, on sait quand même que c’est la communauté des communes qui gère… Donc les projets de la mairie sont avant tout les projets de la communauté des communes, même si bien sûr c’est la pugnacité et la capacité du maire qui vont permettre de convaincre ou pas les instances concernées pour que ces travaux se fassent.  D’où les reports ou abandons dans notre commune…

Un clin d’œil tout de même !!! Et là, la communauté des communes n’a pas à s’en mêler… On va enfin baisser l’intensité lumineuse de l’éclairage de l’église de la commune !!! Et là Didier, tu me fais plaisir, enfin !… Quand on sait que des familles ont du mal à boucler le budget EDF, j’ai toujours trouvé indécent ce gaspillage pour éclairer un bâtiment religieux. Celui-ci ne concerne que les croyants catholiques ou les amateurs d’une architecture fin 19ième qui n’est tout de même pas une œuvre qui restera dans les mémoires…
Plus sérieusement, à quand la redéfinition des éclairages des rues ?

 

Enfin, je finis sur la cohérence des projets de notre commune.

Quand on n’achève pas le déploiement du tout à l’égout dans le village en créant ainsi deux zones différentes, ceux qui ont et ceux qui n’ont pas le tout à l’égout, sachant que les investissements et le coût de la dette est lui réparti sur tous.  Donc quand on décide de ne pas achever ces travaux, comment peut-on parler de cohérence ?  Et puis cela va plus loin ! La valorisation des biens patrimoniaux est maintenant différente que vous ayez ou pas le tout-à-l’égout. Et donc on pénalise une partie de la population. Et pour autant, est-ce que ces personnes ont un dégrèvement d’impôts ?
Je me demande combien de maisons auraient pu être raccordées avec le budget affecté aux travaux de la mairie ?

Comment peut-on parler de cohérence dans les projets quand on sait que beaucoup d’habitants travaillent à partir de leur maison et doivent souffrir d’une qualité du réseau télécom en dessous de tout avec l’impact que l’on connait sur le débit des données. Si le projet, enfin ce qu’on peut en deviner au travers des réalisations, c’est d’améliorer la fluidité de la circulation ainsi que sa sécurité, pourquoi ne pas fluidifier les flux d’informations électroniques ?  Pas simple certes !

Bien sûr que ce n’est pas simple, mais si une municipalité ne doit s’attaquer qu’aux problèmes simples, que l’on pourrait régler soi-même, à quoi sert-il d’en avoir une…

Plus sérieusement, des solutions existent pour que nous puissions avoir du haut débit mais elles représentent un coût. Aussi, pourquoi ne pas utiliser les dispositions mises en place par  N Sarkozy concernant le plan haut débit, en s’appuyant sur le département, la région, et l’état ?

Certes, ce va être long, et représenter un coût, mais là, je crois que cela va devenir urgent…

 

 

Alors, en définitive, Bondigoux c’est un village qui n’a pas le tout-à-l’égout sur tout son territoire,  et maltraite une partie de ses habitants, qui n’a pas un débit au moins normal de son réseau internet,  qui a un taux d’imposition excessif, qui n’a pas une solidarité sociale marquée, qui a l’impression d’être un peu roulé dans la farine par son premier magistrat, qui a un taux d’endettement élevé et risqué, qui est entouré de terres cultivables saturées d’engrais et de pesticides, sans aucune politique incitative écologique, qui distribue des repas à ses enfants de maternelle sans aucune volonté de qualité bio, etc…

En définitive donc, comment peut-on imaginer conserver longtemps des habitants qui veulent donner du sens à leur vie familiale et professionnelle ?  Des personnes éduquées, ouvertes au monde et sensibles à la qualité de vie de leurs enfants resteront-elles longtemps dans notre village ? Et quid des retraités à faible revenus qui doivent s’acquitter d’impôts fonciers indécents ? Devront-ils quitter le territoire sachant qu’en plus, la contrepartie qualitative n’est pas à la hauteur ?

 

Voilà des questions auxquelles les futurs candidats au siège de premier magistrat devront  répondre.

 

Centenaire de la mort de Marius Cazeneuve

 

« Si Pomone et Cérès désertaient nos coteaux,

Si la liqueur vermeille manquait à nos tonneaux,

Si du soleil enfin, la Terre restait veuve,

Je n’en accuserais que Monsieur Cazeneuve… »

Victor Hugo

 

Imaginez que vous êtes en grande conversation avec des amis.

Soudain une envie irrésistible vous saisit le bas du ventre…et vous urinez publiquement de l’avoine !

C’est l’aventure qui arriva à une brave femme de mon village –Bondigoux en Haute-Garonne – au tout début du siècle, et que ma grand-mère me raconta parmi les nombreux tours de magie du célèbre illusionniste Marius Cazeneuve.

 

Le samedi 12 octobre 1839 à 7h du matin, Bernard-Marius Cazeneuve naît à Toulouse au 20 de la rue des Blanchers, tout près de la Garonne et non loin des vestiges de l’ancien palais des Wisigoths qui s’appuyaient sur le rempart romain de Saint-Pierre-des-Cuisines.

Sa mère, Jeanne Gazaignes est née le 21 janvier 1816 près de Villemur- sur-Tarn à Bondigoux où son grand-père était sabotier. Son père, Charles-Pierre Casanova, est d’origine catalane du côté paternel (né à Palma de Majorque) et auvergnate du côté maternel.

 

Après une vie d’écolier jalonnée d’espiègleries envers ses camarades (des tours pendables déjà !), Marius entre à l’école d’équitation où il interrompt vite ses études pour des raisons financières. Il va alors utiliser ses connaissances naturelles de l’Espagnol comme interprète et il devient un brillant écuyer dans la troupe du « Cirque Oriental » de Madrid.

 

Après un séjour à Lyon dont il dirige le théâtre lyrique, il revient à Toulouse pour devenir l’élève de Bosco, le grand prestidigitateur de Turin. Un magicien étonnant Il fera ainsi ses débuts au théâtre Moncavrel de Toulouse, 7 rue Lapeyrouse.

Après un premier tour du monde, il triomphe aux Tuileries devant la Cour Impériale en 1863. Le 19 novembre de la même année c’est du délire à Toulouse : prophète en son pays, il tire son sabre pour trancher la tête d’un volontaire ; mais ce soir-là, personne n’ose monter sur scène… Qu’importe ! Marius tranche alors sa propre tête et la présente à la foule ahurie !

Un autre jour il déambule sur un marché à la volaille : ici il attrape une oie morte…et la ressuscite ! Là il prend un œuf frais dans le panier d’une paysanne, il le casse…et y découvre un trésor !

 

A Bondigoux dans sa famille maternelle, ma grand-mère l’a vu transformer le café qu’on lui apportait en chocolat au lait. Mieux encore : un soir, un habitant du village, Théophile Auriol, accouchera d’un poupon…avec toutes les douleurs de l’enfantement ! Et si Marius arrivait en retard à son spectacle, il demandait aux spectateurs contestataires de mieux observer leur montre : stupéfaction ! Elles marquaient toutes l’heure exacte du début de la séance !…

Marius Cazeneuve, Jules Garipuy, Léon Tanzi: trois habitués du Gymnase Léotard (Lithographie de Dulac – 1869) Un scientifique autodidacte Marius a la passion des livres. Il s’intéresse à toutes les sciences et apprend la physique, les mathématiques, la chimie, la médecine, la mécanique, l’astronomie et les sciences occultes. Il est l’auteur de nombreux travaux scientifiques.

Mathématicien et astronome, il décrit « son » voyage au pôle Nord et les possibilités d’itinéraires pour l’atteindre, lors d’une conférence à Saint-Denis de la Réunion en juillet 1886, soit 23 ans avant la découverte de ce même pôle par le docteur Cook et les querelles qui s’en suivirent notamment avec Nansen et Rasmussen. C’est une de ses inventions : l’astrographe qui lui permit de tracer la route du pôle.

Quelques Travaux scientifiques de Marius Cazeneuve Calendrier perpétuel instantané pour toutes les époques, avant et après Jésus-Christ, approuvé et recommandé par la Société Astronomique de France, 3e édition – Charles Delagrave éditeur Table Astronomique pour trouver toutes les éclipses passées et futures, éditée par la Société Astronomique de France, approuvée par Camille Flammarion. Règle à latitudes et longitudes et Horaire universel instantané – Delagrave Le Calculateur Cazeneuve : Appareil pour faire instantanément toutes les opérations arithmétiques, sans poser aucun chiffre et sans connaître les règles des calculs. Appareil indispensable aux professeurs, aux banquiers, aux commerçants et dans toutes les familles

– Delagrave Méthode instantanée pour trouver l’intérêt de n’importe quelle somme pour tous les taux et pour n’importe quel nombre de jours (Ce tableau se met dans tous les portefeuilles de poche)

– Delagrave Appareil pour transformer les pentes métriques en degrés du cercle , et les degrés du cercle en pentes métriques

– Delagrave Lunomètre Cazeneuve, perpétuel et universel, pour trouver l’âge de la lune, le lever et le coucher de cet astre sur toutes les latitudes du globe

– Delagrave Astronographe Cazeneuve, permettant de résoudre instantanément tous les problèmes qui s’adressent à la sphère terrestre

– Astrolabe Cazeneuve, règle astronomique mobile, donnant sans calcul, pour tous les jours, la hauteur d’un astre au-dessus de l’horrizon à l’heure de son passage au méridien pour toutes les latitudes, et sa distance au pôle

– Calendrier musulman perpétuel jusqu’à la fin des siècles. Présente une méthode simple et facile permettant des calculs par ailleurs fort complexes à Alger, 1896

L’Aventure est à la mode en cette seconde moitié du 19e siècle. Marius Cazeneuve fait quatre fois le tour du monde entre 1860 et 1886.

Le 10 mai 1876 il est à New-York le jour même de l’inauguration de la statue de La Fayette… qu’il n’a pas osé tout de même faire disparaître !

Toutes les cours d’Europe se le disputent et veulent profiter de ses expériences de prestidigitation. Il est à Saint-Pétersbourg l’invité du Tsar en 1865, chez le sultan du Maroc en 1866, avec le roi Victor-Emmanuel d’Italie en 1870.

Devant les rois d’Espagne et du Portugal en 1872, il fait germer une graine d’orange : un oranger croît, fleurit, donne des fruits que Marius distribue généreusement à ses hôtes royaux ! De même à la cour d’Angleterre, il obtiendra mystérieusement du café que tout le monde boira ! Partout où il passe, on lui épingle une décoration, ce qui lui vaut d’être bientôt qualifié « d’homme le plus décoré des cinq parties du monde » par « Le Petit Journal » du 6 septembre 1878.

Le 4 décembre 1866, il passe à Toulouse pour épouser sa gracieuse partenaire Marie Alexandrine Doublet alias Sybille Alice dont Lamartine célèbrera les qualités. Trois enfants naîtront de cette union.

En 1874, Marius Cazeneuve fonde à Toulouse un « Institut du Progrès », une sorte de ligue anti-superstitieuse, dont Victor Hugo sera membre…tout comme le shah de Perse.

Dans le cadre de l’exposition universelle de 1878 à Paris, le ministre de l’Instruction Publique convoque des instituteurs venus des quatre coins de l’hexagone pour assister le 21 août à une conférence anti-spirite dans le grand amphi de la Sorbonne. Cazeneuve s’adresse à eux en ces termes : « Combattre l’erreur, propager le vrai, telle est ma devise ; c’est aussi la vôtre Messieurs, car vous êtes les missionnaires du Progrès ! » Il dit à l’adresse des spirites : « Tout ce que vous faîtes, je le ferai, sans que j’ai besoin de l’obscurité ; je vous défie de faire ce que je fais […] Ce que je fais ? Rien de surnaturel : des trucs… » Et il reproduit devant l’assemblée médusée les expériences les plus extraordinaires des médiums de l’époque !

L’une de ses aventures les plus connues est son voyage à Madagascar. Nous sommes, ne l’oublions pas, après la défaite française de 1870, en pleine période de colonialisme des Etats européens qui se disputent l’Afrique et l’Orient, aventure qui trouvera son point d’orgue dans la conflagration mondiale de 1914. Dans ce contexte, l’Angleterre et la France s’affrontent pour la suprématie sur Madagascar par missionnaires anglicans et catholiques interposés.

En juin 1886, Marius Cazeneuve se repose à La Réunion. Ranavalona III a 20 ans et règne sur Madagascar, « affligée d’un mari âgé, au nez gros, busqué et épaté, les moustaches teintes sauf à la racine du poil… » ; un mari premier ministre qui la retient enfermée dans son palais. Marius entreprend alors de son propre chef la conquête de la reine par ses tours de magie…et de Madagascar par contre-coup pour le compte de l’Etat français. Ranavalona III Née à Tananarive en 1862 Décédée à Alger en 1917 Après avoir fait échouer un traité entre Londres et le Premier Ministre malgache, Cazeneuve doit regagner la France, car sa position est devenue intenable face aux Méthodistes anglais qui ne manquent pas une occasion de médire sur ses relations privilégiées avec la reine Ranavalo. Les événements évolueront de telle sorte qu’en 1894 le ministre français de la guerre enverra un corps expéditionnaire de 15000 hommes : le 30 septembre 1895 Madagascar est conquise ; Ranavalo reconnaît le protectorat de la France. Dans la soirée du dimanche 22 septembre, un grand bal populaire célèbre cette expédition sur la place du Capitole à Toulouse. Des ballons lumineux multicolores illuminent les valses, les polkas, les branles et les quadrilles dits « des belles-mères ». Un fort vent d’autan souffle depuis trois jours sur les neurones de cette foule déchaînée… Soudain des cris annoncent une bagarre entre un ouvrier maçon (Jean Bombail) et un gitan (Paul Batiste dit Rabé) qui « se flanquent une peignée ». Une émeute générale s’ensuit et durera quatre jours : le 25 une 10 foule de jeunes part du Busca où habite Bombail et se dirige vers Saint- Cyprien pour chasser le gitan !… Nous sommes loin de Tananarive… Le 6 février 1896, Cazeneuve donne une conférence au cercle militaire d’Alger sur « le passé, le présent et l’avenir de Madagascar », à la veille d’un nouvel envoi de troupes vers la Grande Ile où une révolte se prépare. Or c’est l’époque où l’armée française est désorientée par l’affaire Dreyfus…Mais l’on ignore à ce moment, que le Comte Esterhazy, chef de Bataillon, a livré aux Allemands le 6 septembre 1894 une note sur l’expédition projetée alors vers Madagascar. L’insurrection prévue par Marius éclate. Mais le 8 août 1896 Madagascar est déclarée « colonie française ». Galliéni débarque dans l’île et Ranavalo est exilée à La Réunion puis transférée en Algérie. En juillet 1901 Cazeneuve accompagnera la reine de Madagascar dans le train d’Agen à Toulouse. La « Lenga Mondina » Le Journal de Toulouse du 3 avril 1921 raconte qu’à Athènes en 1867, Marius Cazeneuve fut accueilli aux accents de « La Toulousaine » exécutée par la musique royale. Marius Cazeneuve « L’homme le plus décoré des cinq parties du monde »

A Tananarive en 1885, ce fut un Malgache qui entonna ce même refrain : Ô mon paìs ! Ô mon paìs ! Ô Tolosa ! Ô Tolosa ! Qu’aimi tas flors, ton cèl, ton solehl d’or… …Et enfin en 1896 au pied de la Cordillère des Andes, il eut l’agréable surprise d’entendre l’hymne toulousain chanté par un groupe de gauchos : c’étaient des enfants du Languedoc qui avaient émigré là-bas pour se livrer à l’élevage et pour enseigner la culture du tabac aux Indiens ! Arrivant une autre fois à Tananarive, il est escorté jusqu’au Palais Royal par un gradé qui l’aborde en ces termes : « Adissiatz Mossu, cossi anatz ? »…Cet officier malgache était un ancien élève des Jésuites toulousains !

Marius aimait raconter d’autres anecdotes semblables où sa langue maternelle jouait un rôle amusant, comme nous allons le voir dans ce qui suit.

« En mai 1885, vers la fin de la guerre du Tonkin, un mandarin fut envoyé à Hanoï pour parlementer. Les Français virent arriver, majestueux, un gros bedon tout enveloppé de soie, surmonté d’une boule de graisse percée de deux petits trous qui étaient des yeux. Cela marchait, ou plutôt roulait sous un grand parasol de cérémonie. Devant ce ventre imposant, un matelot du Cachar, un Toulousain, ne put retenir cette exclamation : Bietazé, drôllés, aquiou n’y a un qu’a pas totjorn mandjat dé patanas ! (Eh bien, les enfants, en voilà un qui n’a pas toujours mangé que des pommes de terre) Le ventre tourna sur son pivot, darda ses petits yeux sur le matelot et, avec le plus pur accent de notre faubourg Saint-Michel, le mandarin riposta : N’ai belèou mandjat mait qué tu, grand féniant !… (J’en ai peut-être mangé plus que toi, grand fainéant). Le mandarin était originaire de la rue du Gorp à Toulouse… » Voici encore ce qui, d’après Cazeneuve, arriva à l’explorateur Dupuis : « Celui-ci, se trouvant à Alexandrie, voulait aller jusqu’à Assouan par voie ferrée d’abord et par le Nil ensuite. Or, dans son compartiment, se trouvaient des « Anglais » du Régiment des Gardes. Dupuis, ne portant évidemment pas l’uniforme des soldats anglais, était suspect aux yeux de ces derniers. Ils le regardaient en dessous, puis le toisaient de la tête aux pieds… Et, à un moment, l’explorateur entendit l’un des gendarmes dire à l’autre : – Qué pensos tu d’aquèl typé ? –Sabi pas trop, mas per iou, diou ésser un Prussien !… Les deux « Anglais » étaient natifs de Blagnac ! »

Le samedi 12 avril 1913 à 17h, Marius Cazeneuve décédait dans sa maison du quartier Saint-Michel à Toulouse. Toute la ville assista à ses obsèques, de l’église Saint-Exupère au cimetière de Terre Cabade. Son cercueil placé dans le dépositoire en attendant vainement un caveau fut finalement descendu dans la fosse commune !

Pierre Benoît dans son roman sur « Le Commandeur » saura utiliser les aventures fabuleuses de Marius Cazeneuve en les transformant habilement pour les besoins de son histoire. Et quel plus joli tour de magie pouvait imaginer notre illusionniste occitan que la disparition de son propre cadavre au cimetière toulousain ?…

 

Jòrdi LABOUYSSE