Archives de catégorie : La vie sociale à Bondigoux

Quelle vie sociale à Bondigoux ? que pouvons nous faire ? que voulons nous ?

Bourse d’échange

Bonjour à toutes et à tous

Nous avons évoqué de créer une bourse d’échanges ou de dons qui fonctionnerait dans notre village et alentours, mais pas au-delà du canton (Mirepoix, Layrac, La Magdeleine, Villematier, Villemur).

L’idée:

  • c’est de:
    • échanger des graines, plantes, objets
    • de donner graines, plantes, objets, petits animaux,
    • de donner du service (entraide pour une heure ou deux, conseils, etc)
    • dépanner quand on manque de matière un weekend…
  • Ce n’est pas de:
    • vendre,
    • de créer une bourse d’échange de service basée sur le principe SEL
    • faire concurrence aux artisans locaux

Je suis en train de rechercher la meilleure solution « informatique » pour se rapprocher du système « petites annonces »…

Si vous avez des tuyaux, idées, pour cette solution informatique peu onéreuse, pratique…  n’hésitez pas à commenter!!! C’est déjà le début de cette bourse…

Merci

Le coin des petites annonces

Nouvelle création dans ce blog, un coin pour des annonces d’entre-aide, de vente ou d’achat.

Vous voulez passer un message, laissez-le en commentaire ici et je le publireai.

Pas compliqué. Et on verra si cela fonctionne…

Le modérateur

 

Envoyé le 29/02/2012 à 4:30  

Bonjour, Je cherche à tout hasard, soit des photos anciennes de Bondigoux, soit des timbres anciens de la région…juste  pour les consulter quelques heures et je les rends ensuite ! Merci!

Réponse: voir commentaires

 

Envoyée le 2 mars 2012

bonjour, merci pour cette rubrique annonce. Je cherche une aide ménagère pour 2 ou 3h par semaine.

 

Réflexions sur une société fraternelle

Au regard du temps passé, je parle de ces quelques millions d’années qui nous ont menées jusqu’à aujourd’hui, nous, en tant qu’être vivant, nous ne sommes rien, absolument rien. Nous sommes, sans le savoir bien souvent, programmés pour fabriquer un maillon supplémentaire d’une chaine qui en possède déjà plus de quatre cent mille dans sa longueur. Cette chaîne est la preuve de notre propre instrumentalisation au développement d’une race animale à peine plus évoluée que les autres….

Et pourtant, combien notre vie nous est chère! Trop chère sans doute car nous en oublions les autres.

Un accident dans le fonctionnement de notre société a eu lieu au cours du 20 ième siècle. Il a changé les règles: les enfants des humains sont devenus le centre des vies de leurs parents. De tout temps, dans le monde animal auquel nous appartenons, les enfants ont été protégés dans leur premiers pas, mais nous, nous battons tous les records! Nos dernières générations ont franchi une ligne dont nous commençons à seulement deviner toutes les conséquences. Le fait de surprotéger, d’être au service, de choyer les petits « hommes » , de ne pas les préparer à faire face à leurs futures responsabilités, en ne leur transmettant ni nos valeurs, ni nos savoirs faire en matière de vie, a une conséquence terrible sur leur capacité à continuer à construire les futurs maillons de la chaîne, sans compter qu’ils ne sont pas préparé à survivre si un incident, géologique, technologique, sanitaire, stellaire survenait.

Et sans compter les dégâts commis dans leur développement social, qui en fait de petits « délinquants sociaux » exigeants, sachons tout d emême que nous nous préparons, nous leur préparons des fins de vie difficiles; seuls.

L’égoïsme: c’est ce roi totalitaire que nous avons installé sur le trône de notre cerveau à partir d’un repli sur soi au travers de jeux électroniques virtuels et d’un monde « facebooké » où les faux amis pullulent pour uniquement satisfaire notre besoin d’exhibitionnisme. Et quand on décroche de ces joujoux, après avoir envoyé quelques SMS ou bavardé au travers de ces fleurons de technologie que sont les téléphones, c’est pour allumer la télévision. Nous continuons à enfermer nos enfants et nous même dans une bulle imperméable aux réalités quotidiennes, petits voyeurs soumis au dictat des vendeurs de rêves et d’objets de consommation inutile. Oh! bien sûr, ce quotidien nous rattrape toujours mais le moyen d’y faire face diffère suivant que l’on ait des valeurs de vie en société ou pas. Un sera ouvert, attentif aux autres, prêt à aider, l’autre sera l’éternel demandeur plus ou moins violent, assisté et consommateur de biens comme de relations humaines jetables et remboursables! Ce qui m’effraie, c’est de constater combien la population du second type d’individu se multiplie rapidement.

J’exagère à peine…

Depuis les années 80, celles du binôme infernal, Thatcher / Reagan, les valeurs ont changée ou disparu. L’argent roi, la dérégulation sauvage qui permet à certains (pas les plus tendres) de rafler la mise en dollars sans se préoccuper des dégâts collatéraux, la paupérisation des masses qui comme au temps des romains consomment du pain et des jeux (le football, les playXXX, les films où la violence, la vulgarité sont mises en avant, et la bouffe MacDonalisée…) sont devenu le nouveau mode de vie de la majorité d’entre nous. Le plus navrant c’est que l’on critique l’éducation nationale de ne pas faire de nos enfants dieux de bonnes têtes formatées pour conquérir le monde, mais se demande-t-on quelle part, nous parents, nous avons dans ce gâchis? Les instituteurs et professeurs ne peuvent pas remplir des têtes déjà pleines de conneries télévisuelles à en dégueuler et sans aucune fondation sur la vraie vie sociale! Nos ados ont tous des têtes de déterrés tellement ils passent de temps à consommer de la soupe télévisuelle ou networkée, oh! ce n’est pas les quelques minutes de leur travail scolaire qui les épuise…

Nos jeunes sont construits sans fondations! C’est aux parents de bâtir ses fondations! Mais eux-mêmes sont le résultat d’une éducation consumériste, principe de la gueule ouverte attendant qu’on lui donne la becquée! et à moindre prix s’il vous plait! Ce ne sont pas les parents les responsables et encore moins l’éducation nationale, ce sont les politiques qui ont transformé les fondements de notre société pour leur enrichissement personnel et celui de leurs amis.

Des politiques bien de chez nous ont en effet emboité le pas des modèles US, sans se poser vraiment de question en matière d’humanité, déontologie, santé publique, structure sociale. Ils ont participé à cette transformation désastreuse de nos vies et se sont gavés en bonne conscience: « la mondialisation nous oblige, alors on a pas le choix non? » On a toujours le choix…

Dans cette triste affaire où il nous semble que tout nous échappe, la fraternité en a pris un sacré coup! Oui, je rêve de plus de fraternité ou le souci de l’autre sera supérieur ou au moins égal au souci de soi! Oui je rêve d’un monde où l’avenir et le bien-être de nos enfants ne se mesurera pas aux nombres de jouets que l’on pourra leur offrir mais à leur niveau de socialisation et d’acquisition de fondamentaux humains, transmissibles, et constructifs.

La fraternité, c’est le mot intégré dans les fondations de notre république, juste à côté du mot égalité et non loin de celui auquel tout le monde tient ; liberté.

Ces mots ne sont pas que des mots, et si on en enlève un seul sur les trois, alors la République pourrait s’effondrer. Je pense que les trois sont en danger, mais si notre liberté se restreint c’est tout bêtement parce que notre fraternité s’effrite, preuve en est les commentaires égoïstes des « consommateurs » de services qui disparaissent le temps d’une grève à cause de quelques-uns qui tentent encore de sauver ce qui peut l’être face aux tenants du pouvoir « libéral », dérégulé qui étouffera toujours les plus faibles. Et l’égalité, le troisième support de notre république intimement liée à la fraternité, redevient en conséquence une utopie, un concept sur lequel peu réfléchissent hélas; il s’éteint sans un cri de rébellion ou presque.. .

Donc oui, la fraternité quotidienne doit être inculquée à nos enfants, en les sortant de ce monde virtuel qui les abêti en les « obligeant, convainquant » à participer à la vie citoyenne au travers de vrais actes d’amitié, d’effort, de solidarité et de partage. Oui, les parents sont les piliers de la construction de la vie de leurs enfants, ils sont responsables de leur socialisation. Ce que l’on attend d’eux, c’est tout le contraire de ces démissions quotidiennes face aux exigences de ces montagnes d’égoïsme qui pourtant ne demandent qu’à être cadrés et éclairés..

J’ai l’impression d’écrire un texte dépassé, et de me ringardiser, et pourtant j’ai le sentiment d’effleurer la vérité qui pourrait permettre de sauvegarder un système de gestion de notre société qui nous avait jusqu’à peu, épargné le retour à l’ancien régime où 1% de la population détenait la totalité des biens, des libertés, du savoir… Mais voilà! nous y sommes revenus en 20 ans seulement!

La fraternité ne se décrète pas, elle se vit au quotidien, elle se développe, se bichonne… Elle commence sa vie quand on arrête de détourner le regard d’une détresse ou d’un manque qui nous dérange chez l’autre, elle s’entretient au travers de gestes et d’actes citoyens gratuits, elle est protégée quand tout un chacun la défend sans honte et avec force… Elle est triomphale quand nos actes soulagent la vie de la communauté, quand nos enfants nous montreront le chemin…

 

 

 

Communication et transparence, concertation…

Je reviens sur les commentaires de certains d’entre vous sur les liens qui pourraient exister entre communication, information, désinformation et par voie de conséquence, sur la pression que nous pourrions exercer sur nos élus si nous en savions autant qu’eux.

Je sais, nous savons tous que nos élus, détenteurs d’un pouvoir décisionnel et provisoire en notre nom, ont tendance à penser qu’ils n’ont pas à communiquer « sur les détails » de leur motivation à prendre telle ou telle décision. Le tout est de s’entendre sur ces « détails ».

Que dire de l’auto-augmentation des rémunérations des femmes et des hommes politiques aussi bien à la Présidence, qu’au Senat, qu’à la chambre des députés, qu’en région ? Est-ce de l’information qui appartient au domaine public ou au cercle privé ? Est-ce faire preuve de mauvais esprit que d’être scandalisé par ce vol autorisé dans les caisses de l’état ?

Que dire des décisions plus politiques, économiques prises par ces mêmes personnes ? Sont-elles du domaine confidentiel ou public ?

Que dire des fautes lourdes perpétrées par cette même classe autour de l’argent et du pouvoir ? Est-ce du domaine privé, ou pas ?

Pour toutes ces questions, la réponse est la même: rien n’appartient au domaine privé quand on est engagé en politique. Rémunérations, passations de marchés publics, voyages, biens personnels! tout devient visible et doit être visible par tous. Sinon, que ces personnes choisissent une autre voie pour exprimer leur « altruisme ». La religion par exemple !!!

Quand on est élu, on se doit d’être irréprochable, on se doit de montrer l’exemple, on se doit d’être encore plus honnête que les autres… Facile à dire, plus difficile à faire. Preuve en est que cela commence au plus bas niveau de la « hiérarchie politique ». Un élu communal profite parfois du matériel de la commune alors que le reste des citoyens ne peut pas en profiter, un maire va être président d’une commission dans la communauté des communes, contre royalties, ou bien un élu va être président de la société communale ou intercommunale des eaux; jamais gratuitement.

Le pire dans tout cela, c’est que pour obtenir ces petites concessions entre amis élus, on soit obligé de prêter allégeance à Pierre ou à Paul et donc à renvoyer l’ascenseur parfois; c’est comme cela que l’on commence à prendre des décisions qui vont à l’encontre des intérêts des concitoyens ou, pas totalement dans leur sens.

Le plus risible c’est d’entendre tel ou tel élu dire qu’il est maire par amour de sa commune, de ses concitoyens, etc… Oui, j’espère qu’il y a toujours un peu de sincérité dans tout cela, mais… le doute apparait quand on voit un maire s’arranger avec des élus d’autres communes pour se distribuer les « bons postes » et se battre comme un gladiateur pour être réélu. Voilà encore une bonne raison pour empêcher par la loi de briguer plus de deux mandats dans une même fonction!!!
Mais je sais que des maires donnent beaucoup de leur temps et arrivent à y perdre soit un job soit une entreprise, et que là, acculés, il ne leur reste que les rémunérations « de fonctions politiques » pour survivre, et là je comprends aussi qu’ils se battent bec et ongles pour conserver leurs mandats… Mais le citoyen doit-il prendre en compte ce type de situation personnelle ? Non bien sûr…

Pour les députés et sénateurs il suffit de multiplier par cent ce que je viens d’écrire pour être dans la réalité qui est la leur. Là aussi, la loi devrait interdire que des députés soient à leur poste depuis 30 ans, et il y en a aussi bien à gauche qu’à droite! On me répond parfois, « mais c’est dommage de se priver de tel député si efficace! » et je réponds « et vous pensez que parmi nos 40 millions de personnes éligibles, il n’y en a pas quelques centaines du même niveau ? » et entre nous, surtout à des salaires situés dans la tranche des 5% meilleures rémunérations du secteur privé!!!

Ensuite, si on revient aux informations générales produites par nos élus, je reste persuadé que l’on y a accès, mais que nous sommes trop « fainéants » pour aller les chercher! Il n’est pas interdit d’aller aux délibérations des conseils municipaux, ni à celles des autres chambres régionales ou nationales. Nous chargeons un peu trop facilement nos élus sur ce sujet alors que l’information est disponible en allant consulter les comptes rendus…  Avec les nouvelles technologies, ils pourraient les publier sur un site internet, je le concède, mais tout a un coût et les choix restent en dernier lieu au maire, ou député ou sénateur, et cela me semble peu condamnable…

Par contre, il n’y a pas assez de « consultations populaires » sur des sujets qui  touchent notre quotidien… On peut parler de référendum, mais très lourd à monter, ou de consultation au travers de réunions: j’y serais très favorable, mais c’est peut-être à cause de mon métier qui me porte à réaliser de telles consultations régulièrement que je réagis ainsi. Personnellement, si j’étais aux commandes d’une commune de la dimension de Bondigoux, j’aurais institué un rendez-vous régulier avec les concitoyens pour aborder les sujets qui entrainent: des changements d’habitudes, des coûts élevés, des effets sur la santé, etc, et des sujets portés à l’ordre du jour par les citoyens eux-mêmes!! Bref une concertation populaire pour prendre des décisions adaptées ou tout du moins expliquées et motivées…

Je n’ai jamais pris un individu pour une personne incapable de comprendre, de décider, de s’interroger, je ne crois pas que la « crédulité » des « autres » soit exploitable à loisirs et que l’intelligence se mesure aux nombres d’années passées sur les bancs des écoles et encore moins au nombre et à la qualité de diplomes. Chacun est riche de ses intelligences; sociales, analytiques, mathématiques, sensibles, et chacun contribue à la construction d’une réponse commune. Certains ont du mal à s’exprimer et pourtant ils ont dans leur tête une richesse folle, et l’inverse existe… Certains « sentent » les choses sans pouvoir toujours organiser leurs pensées mais si on sait les écouter… Certains se taisent tout simplement parce qu’on ne les écoute pas…

Donc oui à une mise en place de consultations populaires ou celui-là même qui lance la consultation fait l’effort au préalable de tout donner (savoir, idées, chiffres, doutes) afin que les citoyens puissent réfléchir au préalable aux réponses possibles; il n’y a rien de plus détestable que de venir à une réunion en n’ayant aucun élément et de découvrir bien souvent dans un langage abscond un problème pour lequel on n’est pas préparé ! On a dans ce cas, qu’une envie, partir et ravaler son estime de soi en mesurant l’écart « d’intelligence apparente » entre celui qui sait et celui qui ne sait pas. Ou alors, on réagit en exprimant plus une colère et une contrariété qu’un apport riche et productif pour tous. Donc oui pour plus d’information si elle nous permet d’exprimer notre point de vue sur des sujets qui ne sont pas encore complétement aboutis et formatés par quelques-uns…
Faut-il encore que l’élu ait vraiment envie de partager, faire participer, accepter les contrariétés, et perdre parfois du temps apparent (mais seulement pour celui qui ne sait pas écouter).

Pour conclure, je dirai que la communication sincère sur des informations réelles et productives d’intérêts n’est jamais du temps perdu, est une nécessité, permet de vérifier, valider, contrer, alerter sur tout travail ou acte d’élu; encore faut-il que celui-ci ait une qualité rare: la sincérité. Qu’il possède une volonté réelle: celle de partager et impliquer. Qu’il ait enfin une honnêteté intellectuelle et matérielle réelle et transparente.

 

NB: Je remarque en relisant ce document que j’ai souvent parlé de communication honnête, réelle. Je crois que je suis comme nous tous un peu traumatisé par la communication présidentielle de ces dernières années, veuillez m’en excuser.

 

Une année s’éteint

Nous sommes réglés comme du papier à musique. En décembre tu portes ton argent aux commerçants, tu remplies la maison d’objets, made in China, de tes amis et de ta famille dont ils se seraient bien passés, et en plus tu bousilles ton foie…

Et nous faisons cela depuis des décennies sans déroger… Observés par des extraterrestres: ces derniers feront demi tour devant ce comportement préhistorique et barbare…

La nouvelle religion lancée dans les années cinquante qu’est le consumérisme,  a atteint sa maturité et tourne à plein alors que nous nous enfonçons dans une crise économique qui va mettre sur le carreaux des centaines de milliers d’entre nous. Une minorité chinoise et une autre minorité, européenne, vont s’en mettre plein les poches en quelques jours et nous basculerons tous dans l’année suivante, la 2012, qui nous est prédite comme celle de la fin du monde, l’évènement devant se passer autour du 21 décembre si on en croit les mayas, Nostradamus and co…

Il est vrai que si la crise perdure, on risque de voir le monde basculer dans la misère, des révoltes, de la violence… et pourquoi pas mettre en branle un mouvement qui pourrait mettre un terme à notre mode de vie qui aurait atteint les limites de l’absurde, si on peut parler de limite en la matière.

Pas très gai tout ça, et pourtant il est remarquable, extraordinaire même, d’être les témoins d’une fin, comme celle qu’ont connu les citoyens de l’empire romain à une autre époque. Il est vrai que le vingtième siècle a été certainement trop riche, trop novateur, trop plein de progrés social, et en même temps le pire cotoyant le meilleur, il a été le plus meurtrier. Aujourd’hui, nous avons du mal à accepter que cette époque s’achève.

Nous avons une arme pour faire face à ce changement inéluctable ; être solidaires, unis, actifs et altruistes…

Donc, je vous souhaite à toutes et à tous une année 2012, de partage, d’amour,  de résistance, et de beaucoup d’indignation intelligente,pour peser sur les changements que cette année nous promet.

Didier (le modérateur)

 

 

 

Réflexions sur la vie communautaire aujourd’hui

« Autrefois, les gens se parlaient. » … «Aujourd’hui, on ne communique plus. »…. «On ne connaît plus son voisin….»

Qui n’a entendu proférer ces lamentations sur les dégâts de l’individualisme, les solitudes urbaines, les effets néfastes de la télévision ou d’internet, l’éclatement de la famille et des communautés de travail… ?
On pourrait démentir ces affirmations par d’autres clichés: l’explosion du nombre de téléphones mobiles, les réseaux sociaux sur le Net, l’essor continu des associations, les néo-bistrots et le renouveau des fêtes de village… Mais, au-delà des impressions et des stéréotypes, qu’en est-il exactement des relations interpersonnelles dans la France d’aujourd’hui ? Y a-t-il déclin, stabilité ou recomposition permanente des relations sociales ? Par sociabilité, on entend l’ensemble des relations sociales «qui se déploient pour elles-mêmes», c’est-à-dire qui n’ont pas de fonctions utilitaires. Se retrouver entre amis, parler à son voisin, participer à un club, une association, échanger sur les réseaux sociaux du Net, voilà autant d’occasions de nouer des relations « électives » ou « affinitaires », comme le disent aujourd’hui les sociologues.

 

Comment évolue la sociabilité ?

 

Les faits sont bien établis: la sociabilité est très différente selon les étapes de la vie. Elle est très homogène socialement. Elle croît selon l’échelle sociale. Mais comment évolue-t-elle dans le temps?  L’allongement de la jeunesse et le dynamisme des nouveaux retraités contribuaient plutôt à augmenter – pour ces âges – le nombre et la fréquence des relations.

 

Qu’en est-il de la population en général ?

 

Le diagnostic est délicat à établir car, comme le signalent A. Degenne et M. Forsé, «il est difficile de comparer strictement les données à plusieurs dates pour juger des évolutions ». Faute de données statistiques comparables sur le long terme, on peut, en contrepartie, faire l’hypothèse raisonnable que les transformations de la famille, de l’emploi, des loisirs, de l’habitat «n’ont pas été sans conséquences sur les rapports de sociabilité».
La famille est l’un des premiers ancrages de la sociabilité. On connaît les mutations subies depuis un quart de siècle: baisse du nombre de mariages, augmentation des divorces et des unions libres, croissance du nombre de personnes seules et de familles monoparentales et recomposées. N’y a-t-il pas là des signes évidents d’une « désagrégation » des liens familiaux ?
En fait, les spécialistes font un diagnostic plus contrasté. D’un côté, il y a bien une «dés institutionnalisation » de la famille, c’est-à-dire une fragilisation des normes du mariage. Mais de l’autre, on observe que la communication dans le couple et entre parents et enfants s’est renforcée. En bref, les relations affectives ont pris le pas sur la norme. Une enquête récente sur les échanges entre parents et enfants montrent que 96 % des enfants parlent avec leurs parents de leurs études, du travail, des livres qu’ils ont lus, des films qu’ils ont vus, de questions d’argent, de vie sentimentale, de politique; 50 % abordent régulièrement 3 ou 4 de ces thèmes. Le temps n’est plus où jeunes et parents se côtoyaient sans échanger. Les liens familiaux sont plus fragiles, mais la communication est plus forte. Une autre évolution est à prendre en compte: la multiplication des divorces et des familles « recomposées ». Elles ont singulièrement compliqué les réseaux d’alliance et de parenté. Des pères divorcés sont éloignés de leurs enfants. Ceux-ci vivent désormais avec des partenaires nouveaux: demi-frères, beau-père…
De nouvelles alliances aux imbrications complexes se constituent, que les données statistiques globales permettent difficilement de mesurer.

Concernant les liens avec les membres de la parenté (cousins, beaux-frères, grands-parents), les données disponibles ne permettent pas de mesurer leur évolution sur dix, vingt ou trente ans. On peut simplement supposer que la mobilité géographique croissante tend à éloigner les membres de la parenté, alors que la généralisation du téléphone, de l’email, ou des transports les rapproche au contraire.

 

 

Que se passe-t-il en milieu rural ?

 

Si les réseaux sociaux et toutes les formes de communication mises à disposition via Internet ont considérablement désenclavé les campagnes, il n’en est pas moins vrai que la fréquence des contacts « physiques » est toujours moins développée que dans les communautés urbaines. Le nombre ne faisant pas la qualité, on peut estimer que le milieu rural favorise des contacts moins anonymes et fugaces que dans le milieu urbain. L’isolement est moins fréquent, tout le monde connaissant tout le monde. Quoique… les personnes en milieu rural sont aussi de plus en plus absorbées par la télévision et Internet… Ceci étant, les relations interpersonnelles, même si elles ne sont pas plus nombreuses qu’en milieu urbain, sont réelles car l’anonymat n’existe pas ou peu. L’échange verbal et physique est donc plus important en milieu rural… Qu’en est-il de ses effets ? La promiscuité et la fréquence élevée des rencontres dans le milieu rural ont des conséquences positives et négatives ; positives car elles favorisent l’échange, négatives car elles favorisent les conflits. On doit trouver beaucoup plus de clans antagonistes en milieu rural, alors que l’on trouve énormément de clans s’ignorant l’un l’autre en milieu urbain.

 

Que se passe-t-il à Bondigoux ?

 

Nous sommes dans une ruralité assumée et en même temps dans une urbanité subie du fait de la proximité de la métropole toulousaine. La ruralité d’antan existe plus par la mémoire que par les faits. Un seul agriculteur Bondigounais perdure alors que le reste de la population est aujourd’hui composé de retraités chercheurs d’emploi, mères ou pères au foyer, et d’actifs dits « classiques », travaillant quasiment tous hors de la communauté.
Contrairement au milieu urbain, aucun centre de vie sociale organisée n’existe à Bondigoux, hormis la mairie, le comité des fêtes, une association ett le restaurant-épicerie de la Forge. Il y a seulement cinquante ans, l’entraide entre les agriculteurs permettait cet échange qui cimentait avec plus ou moins de bonheur notre communauté. Aujourd’hui, les « inactifs » ont un handicap pour vivre socialement à Bondigoux de par cette absence de lieu ou d’excuse de rencontre. Alors que le milieu urbain multiplie ces rencontres dans un anonymat parfois effrayant. Quelles en sont les conséquences ici, à Bondigoux ?  Personne n’est responsable de cet état. Tout le monde peut changer les choses, mais comment ?

 

Tout d’abord, rappelons-nous que cette situation nouvelle oblige les actifs à une schizophrénie assez particulière. Urbains la journée, ruraux le soir et le temps des weekends ou de vacances, ils oscillent entre deux comportements. Un trop plein de rencontres la journée de la semaine qui peuvent parfois être plus des situations agressives qu’apaisantes, et un vide le soir, et les weekends qui au départ répare et apaise mais qui avec le temps peut faire que la relation que l’on bâtit avec notre village soit une relation d’indifférence et de désintérêt pour ce qui s’y passe.

La vie sociale de la journée bondigounaise est seulement « animée » par les inactifs et, le reste du temps, par un mix d’actifs et d’inactifs. Je mets   volontairement à part l’agriculteur qui, s’il n’influe pas directement sur la vie sociale, en est pourtant un acteur très important car il est l’artisan du modelage de l’espace dans lequel nous évoluons tous. Le choix des cultures et le rythme des changements entre labourages, semailles et moissons sont les vecteurs des changements cycliques de notre horizon visuel, qui impactent nos comportements. De plus, il représente toujours un passé récent qui a prédéterminé les actions et rythmé la vie des retraités d’aujourd’hui. Il est le vecteur de la nostalgie romantique d’une époque que très peu d’entre nous ont connu.

Partagé entre ruralité et urbanité, le Bondigounais a tendance à vivre dans un monde restreint composé de sa famille et de quelques amis issus du village ou pas, laissant de côté le reste de la communauté sans pour autant s’en désintéresser complètement. Mais il connait moins aujourd’hui les soucis, peines et joies des autres bondigounais que jadis ; on peut en conclure que le réseau social local se distant peu à peu.

Les échanges, le grand brassage de la population n’ont lieu que lors de notre fête locale, et, lors des mariages, baptêmes et enterrements, d’où une certaine difficulté à rencontrer l’autre, à partager avec lui des idées, projets où interrogations communes… On dirait, et là ce n’est qu’un sentiment personnel, que nous sommes partagés entre l’envie de développer nos relations et échanges et la volonté de rester sur son quant à soi pour ne pas paraître intrusif dans un milieu ou la fragilité des relations pourrait être mise en péril… De plus, la réalité de la vie nous contraint à limiter ces relations « extra noyau dur » par manque de temps et d’espace de rencontres… Que faire ?

Tout d’abord interrogeons-nous sur ce que nous voulons faire et pourquoi nous voulons le faire, et après nous saurons comment le faire…

 

Comment vivre ensemble à Bondigoux ?

 

D’abord, et c’est une possibilité, devons-nous nous satisfaire de la situation actuelle ? Pourquoi pas… Elle doit convenir à une partie d’entre nous, qui n’est pas en demande d’une vie communautaire développée. Sommes-nous en manque de relations sociales ? Le savons-nous seulement ? Devons-nous accepter l’irréversibilité d’un glissement vers des relations sociales urbaines ? dans ce cas, pour les nouveaux arrivants, quel intérêt d’avoir fui la ville ? Et pour les anciens, comment vivent-ils l’évolution de relations raréfiées et déshumanisées ? Et puis, quel sens donner à des relations de type urbain dans un milieu rural ? Devons-nous tous vivre avec l’autre de la même façon, en prenant pour modèle la vie sociale urbaine ?

Que de questions !! Et quelles réponses à tout ça ?

Pourquoi devrions-nous essayer de vivre dans une structure plus communautaire ? Pour vivre ensemble déjà.

Le vivre ensemble est plus qu’un slogan. Vivre ensemble c’est construire du lien entre les êtres humains, à petits pas. Vivre ensemble ne va pas de soi et il faut se répéter que cela s’apprend et s’entretient pour y arriver. On pourrait décliner un certain nombre de définitions de ce vivre ensemble ; c’est promouvoir des valeurs, développer la solidarité, prévenir les conflits, respecter les cultures, renforcer la volonté des individus à être des acteurs…

Devant la grande diversité de cette notion de vivre ensemble, se pose la question de la nature du champ d’action. Elle est diverse et recouvre autant la vie sociale et familiale du citoyen, qu’elle concerne et implique les élus locaux, les jeunes et les moins jeunes. Elle implique surtout que tout un chacun soit acteur du vivre ensemble. Vouloir vivre ensemble, c’est déjà chercher à créer du lien tout en s’interrogeant sur le comment et tout naturellement sur les règles communes permettant de le faire vivre.

 

Vivre ensemble c’est accepter les différences, c’est accepter des règles de vie, c’est avoir le souci de l’autre, c’est construire des modes relationnels nouveaux qui font que l’on se rencontre réellement… Et là on n’est pas arrivé !!!!

 

La vie sociale de notre village ne pourra se reconstruire qu’au travers de rituels, activités, actions solidaires encadrés par un faisceau de vecteurs de communication profitables aux citoyens, rassurants et éclairants… Elle prendra du temps, si elle se construit, et ne pourra exister que si chacun y trouve un intérêt, un gain…

 

Conclusion

 
Je me souviens d’une phrase que l’on attribue très souvent à tort à quelque penseur chinois mais qui est d’un philosophe danois du 18ième ; Sören Kierkegaard qui disait « Ce n’est pas le chemin qui est difficile, c’est le difficile qui est le chemin ». Oui, ce qui est facile est parfois la bonne route, mais rarement, et on sait tous que c’est au travers d’efforts constants et réels que le chemin se trace. Quand j’ai dit ça j’ai tout dit et rien dit…

Je reste persuadé que chaque individu a une représentation très personnelle de ce que doit être la vie sociale d’un village. Je sais que ne rien faire est la réaction naturelle quand on considère la route trop pentue.

Je crois désespérément trop en l’homme pour accepter que l’individualisme prôné par l’exemplarité du monde libéral dans lequel nous avons tous plongé en aveugle depuis les années 80 du siècle dernier, soit le seul fonctionnement possible. Le plus facile, certes… mais au prix d’une sauvagerie de la vie  économique et sociale que depuis seulement quelques semaines, nous sommes à même d’apprécier, étant persuadés en plus, à force d’écouter les hommes détenant le pouvoir aujourd’hui, que le pire est devant nous, que le pire est la seule route. Miracle de la peur et de l’absence de compréhension du système, nous attendons, la tête sur le billot, que le couperet tombe, allant même jusqu’à « comprendre » les décisions que vont prendre les gouvernements.

Voilà ce que nous ne devons pas faire à notre petit niveau, dans notre village ; s’en remettre aux autres pour inventer une sociabilité acceptable… Non au repli sur soi, oui aux échanges et aux discussions qui font grandir, car elles nous forcent à réfléchir différemment. Non au repli sur soi devant l’écran gris qui dégueule chaque jour sa soupe nauséabonde pour nous confiner dans un comportement de consommateur d’idées et de coca-cola… Pour nous sauver de ce consumérisme qui nous dévore, accomplissons des actes citoyens gratuits: allons vers l’autre qui passe dans la rue, saluons-le, apprenons à le connaitre, découvrons les richesses de nos différences, proposons notre aide quand la situation le permet au lieu de détourner la tête, soucions-nous des personnes âgées isolées, réprimandons un enfant qui détruit un bien privé ou public, ramassons un papier qui traine sur la route, bref, vivons en société. Ensuite, nous trouverons moins difficile le chemin qui nous permettra de reconstruire une sociabilité de village…

Aménagement des berges du Tarn

Sentier à créer au niveau du chateau de Vernes

Un sentier, créé par la volonté de Villemuriens passionnés, existe entre Villemur et l’embranchement du Souet et du Tarn.

La communauté des communes, une association « Tarn eau vivante » et quelques élus souhaitent développer ce sentier jusqu’à Mirepoix voire Bessières. La volonté est là, les bonnes volontés manquent.
Devant le chateau de Vernes, la section de route sans bas-cotés est extrêmement dangereuse. Quelques volontaires se proposent de tenter d’aménager les berges du tarn en bas du mur afin de permettre aux randonneurs de circuler avec une chance de survie normale.
Des bénévoles sont toujours bien accueillis pour ce genre d’opération. Si vous voulez participer à ce type d’action, utilisez ce blog pour nous envoyer un message!