Archives de catégorie : Quel futur pour nos enfants ?

Traitent des sujets généraux liés au développement durable, au développement de l’espace bâti, à la solidarité, à la santé et l’hygiène de vie, à l’Information diffusée et à son interprétation, à la culture, à l’éducation et à la vie sociale

Nous sommes encore maître de notre destin

Le néolibéralisme se caractérise par :

  • une limitation du rôle de l’Etat en matière économique, sociale et juridique ;
  • l’ouverture de nouveaux domaines d’activité à la loi du marché
  • une vision de l’individu en tant qu' »entrepreneur de lui-même » ou « capital humain » que celui-ci parviendra à développer et à faire fructifier s’il sait s’adapter, innover…

Les partisans du néolibéralisme le présentent comme faisant l’objet d’un consensus et comme étant sans alternative. Ses conséquences doivent être perçues comme des phénomènes inévitables qu’il faut accepter. Les idées opposées au néolibéralisme sont qualifiées d’archaïques. Alors que le fait même de tendre vers une libéralisation sans foi ni règle rend notre société archaïque,  pareille à ce qui existait dans la préhistoire.

Les néolibéraux ont pour objectif de supprimer les acquis sociaux tout en se déclarant progressistes afin de « libérer » les marchés. Ils cherchent à faire passer pour conservateurs et ringards les défenseurs de ces acquis sociaux appelés désormais privilèges, synonyme d’un ancien monde révolu.

Le terme « assistanat », qui vient du terme assistance, est devenu dans leurs discours un vecteur négatif proféré à loisirs, permettant de juger les progrès sociaux, acquis par de multiples combats des citoyens, comme des freins au bien-être et à l’élévation de la France. Une assistance est le fait d’apporter une aide, un secours à quelqu’un qui se trouve confronté à un problème, un obstacle ou un danger. L’assistance est un apport extérieur permettant de surmonter un obstacle.

Rappelons-nous que la mise en place progressive d’une solidarité nationale permettant aux plus faibles, démunis et autres accidentés de la vie de continuer à vivre avec un minimum de moyens mis à leur disposition. N’oublions pas que la solidarité permet à chacun de profiter d’une couverture médicale et théoriquement d’un hébergement à bas prix. Rappelons-nous que la solidarité permet à l’école républicaine de donner au départ la même chance à chacun de s’élever par l’instruction.

Ces progrès sont à mettre en face de ce qu’ont connu nos ancêtres des siècles passés. Pour beaucoup le progrès passe par l’élévation sociale, par le bien commun et partagé, par la paix. Mais pour d’autres, la soif de pouvoir et d’enrichissement les pousse à souhaiter moins de règles, moins de normes car ils pensent ainsi pouvoir obtenir ce qu’ils veulent, plus facilement et plus vite. Absurde démarche car ces mêmes individus seront à un moment ou à un autre confrontés à d’autres individus plus assoiffés ou immoraux qu’eux, et alors? Que se passera-t-il ? Une bagarre, un meurtre, une guerre ?

Le discours progressiste, mondialiste dans le mauvais sens du terme est colporté, et mis en œuvre, par des partis politiques qui vivent dans le paradoxe d’être des nostalgiques d’un passé plus fantasmé que réel d’une puissance française révolue. Je suis pour une mondialisation des hommes et non des marchés.

Chez les néolibéraux, on parle d’assistanat à la place de la solidarité, on regarde les impôts comme du vol dont le fruit est distribué aux fainéants … Nous sommes dans le schéma classique qui oppose les nantis aux autres ; les exploités, les abandonnés le long de la route, les accidentés de la vie. L’argent roi et les conséquences de sa vénération font que les médias, les réseaux sociaux, la publicité rappellent à longueur de journée combien vous avez raté votre vie si vous ne portez pas une Rolex au poignet à 50 ans… De plus, le mépris de nos dirigeants nous explose à la figure brutalement de temps à autres quand une « affaire » d’enrichissement personnel, avec nos impôts, éclate au grand jour. Preuve si nécessaire que l’exemplarité n’est pas de mise dans ce monde néolibéral vers lequel on nous pousse contre notre gré.  Un monde sans justice, où les nouveaux barbares sont issus de grandes écoles du commerce ou de l’ENA, prêt à tout pour gravir au plus vite les marches ensanglantées qui mènent au sommet du pouvoir et de l’argent ; les deux étant liés…

Ce reniement de la famille humaine par les nantis nous mène à la perte puisqu’ils vont jusqu’à nier les dégâts écologistes dont ils sont responsables, aveuglement qui les fera, avec nous, s’écraser brutalement contre le mur de la réalité. Mais trop tard…

Les élections présidentielles et législatives sont des moments importants pour nous tous car ils sont les seuls moments où notre parole n’est pas encore confisquée.

Comportons-nous en êtres responsables et intelligents. Exprimons-nous au travers d’un bulletin de vote en rejetant les extrêmes, en nous rappelant que l’humain passe avant le matériel, que le peuple passe avant les puissants, que la solidarité est notre seul salut, que les religions sont des brides à nos intelligences, que nous avons le pouvoir de changer le monde si l’on cesse de croire à notre impuissance.

Quand les hommes politiques ne sont plus des modèles…

Que pouvons-nous dire du triste spectacle que nous offrent les hommes et les femmes dits « politiques » des différents partis censés représenter les différents courants d’opinion de notre vieille démocratie ?

Les abus de gauche comme de droite, ou des extrêmes, réalisés avec une candeur, un sang-froid, ou un déni de la réalité, depuis des décennies avec l’argent public, notre argent, nous surprennent encore.

Et pourtant, et pourtant, depuis que le monde est monde, ces passe-droits ont toujours existé.

La différence avec ce qui était déjà connu et si ancien, puisque la Grèce antique comme la romaine en ont fait état, et maintenant, c’est qu’avant seuls les hommes de pouvoir placés en haut de la pyramide se permettaient ce genre d’abus, soit une dizaine de personnes, alors qu’aujourd’hui, trop de monde met les doigts dans le pot de confiture au nom du « tout le monde le fait, alors… ».

Avant, l’élite avait soit la force soit l’intelligence avec elle. Aujourd’hui, tout homme ou femme de pouvoir, pouvoir acquis par les urnes et non par l’intelligence ou la force physique, n’a plus la stature conforme à la fonction. Des voyous vêtus du costume de député, sénateur ou conseillé territorial, peuvent agir en toute impunité tant les protections de leur fonction au nom de l’indépendance du politique sont épaisses.

Je considère qu’un vrai homme ou une vraie femme politique doit être protégé(e) des lobbies, de la justice arbitraire, de l’exécutif afin de nous représenter en toute sérénité. Mais on voit ici la face B de cette protection.

Les hommes (je cesse de dire « et femme », mais le cœur y est) politiques d’aujourd’hui ont en général perdu tout contact avec la réalité économique des citoyens qui les ont portés au pouvoir. Leur train de vie est tout simplement trop élevé, et ils n’ont plus le souci du quotidien mais seulement celui de se maintenir lors d’une prochaine élection. Ils ont plus le souci de leur personne que celui de la communauté, et, pour les avoir fréquentés, ils perdent en quelques mois après leur élection leur statut de citoyen lambda pour se vêtir de celui de l’homme de pouvoir. Pouvoir par la représentation, pouvoir par l’argent, pouvoir par l’image que les médias propagent, pouvoir par la capacité à nuire ou à donner quelques avantages…

Comment, à partir de là, ne pas perdre pied ?

Eh bien, seule l’intelligence sociale peut sauver notre élu. Mais combien en sont dotés quand on sait que le chemin de la conquête de ce pouvoir qui les a portés où ils sont, passe par des compromis, des trahisons, des dénis, qui font appel à la part la plus sombre et la plus violente de leur personnalité, dont sont dotés  dotées seulement des personnes déjà « border line » ?

Comment ensuite ne pas se rembourser toutes ces souffrances, peurs, lâchetés par un excès d’argent ? Un autre moteur plus souterrain pousse l’inintelligent à agir ainsi : prouver à ses proches, qui ont parfois douté, qu’il a réussi. L’argent est de nos jours le moyen le plus expressif de la réussite d’un individu. Il permet aussi d’acquérir des amitiés, de payer des services rendus pour arriver où l’on est, d’acquérir des biens dignes de notre nouveau niveau social, de capter des voix pour le prochain scrutin électoral.

Alors, soit on cumule des fonctions de maire, de président ou vice-président de communauté de communes, de présidence de  la gestion des eaux communales ou intercommunales, ou d’autres niches que le citoyen classique serait étonné de découvrir, et on confisque ainsi le collectif  pour une minorité, et/ou, on cède aux lobbies, sacrifiant ainsi le citoyen à son intérêt personnel, on détourne de l’argent public, on accepte des « cadeaux » d’entreprises ou fournisseurs, et passés les affres des premiers renoncements, on s’habitue et commence alors une fuite en avant qui autorise tous les excès.

Aujourd’hui, la transparence voulue ou pas augmente grâce aux réseaux sociaux, à la connectivité multiple et le citoyen a accès à beaucoup d’informations. Les hommes politiques apparaissent alors comme des profiteurs sur le dos de la collectivité. L’étonnement, la colère, le mépris et puis le dégoût éloignent les électeurs des urnes… Le populisme a un boulevard ouvert par ceux-là mêmes qui auraient dû nous protéger…

Bien-sûr il reste des hommes politiques honnêtes. Mais les autres qui sont dépositaires du pouvoir  de participer à l’élévation et à la cohésion de la collectivité et qui en profitent pour procéder à un enrichissement personnel sont plus visibles qu’avant et ils ne comprennent pas que l’évolution de notre société a modifié le rapport de force entre eux et nous.

Donald Trump a gagné parce que les hommes politiques qui l’ont précédé ont détruit le respect que l’on pouvait leur accorder.

Chez nous n’importe quel populiste peut aussi prendre le pouvoir car nous, citoyens, ne savons plus comment casser ce système malhonnête.

Le spectacle donné par le candidat « Les Républicains », soi-disant inspiré par De Gaule, dans un déni total, qui j’en suis sûr ne comprend pas pourquoi il est vilipendé, ce spectacle est affligeant. Il y a eu Sarkozy, et bien avant Chirac qui ont cru eux aussi que le fait d’avoir les manettes concédées par le peuple les autorisait à confondre argent public et argent personnel. Que de dégâts commis par ces trois hommes.

L’histoire jugera… mais le mal fait au peuple restera… Le LR devrait disparaître pour laisser d’autres groupes essayer de reconstruire une confiance qu’ils ont cassée tant il incarne la malhonnêteté de nos politiques.

Que la justice fasse son métier en toute sérénité pour sauver ce qui peut l’être et restaurer une démocratie au service du collectif. Et que les intégristes de la manif pour tous restent dans leurs églises au lieu de contester le fait judiciaire.

 

La réponse officielle de San Francisco à l’élection de Trump

Le Club de Mediapart

 

L’excellent Mediapart partage avec vous cette information

Le conseil des autorités de surveillance de San Francisco a récemment pris une résolution introduite par le président du conseil London Breed en réponse à l’élection de Donald Trump.

Voici le texte de la résolution :

https://blogs.mediapart.fr/corinne-n/blog/261216/la-reponse-officielle-de-san-francisco-l-election-de-trump

 

 

 

Fillon « celui qui est contre l’assistanat »

Combien de fois avons-nous entendu ce brave homme bien propre sur lui et bien droit dans ses bottes fustiger les profiteurs de prestations sociales, ces fainéants qui ne veulent pas travailler, bref les pauvres et les mal-lotis n’ont que ce qu’ils méritent et en plus ils vont devoir se payer leurs frais de santé dès que notre brave sera au pouvoir…

Son épouse, payée plus de 5000 euros mensuel n’a pas besoin d’assistanat elle !!! et pensez qu’elle va profiter encore de ces largesses quand elle sera à la retraite !!! Ces « gens » n’ont plus aucune conscience des dures réalités que vivent plus de 50% des français…  Honte à eux ! indignes de nous gouverner…

Ecoutez ce qu’en dit  François Morel

http://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-francois-morel/le-billet-de-francois-morel-27-janvier2017

Et puis, savez-vous que « 2F Conseil »: la société de conseil très lucrative de François Fillon lui aurait rapporté plus de 600.000 euros de salaire net entre 2012 et 2015 soit un salaire mensuel d’environ 18.000 euros.

Le consulting, source potentielle de conflits d’intérêts, est interdit à chaque député qui commence cette activité si elle n’était pas la leur « avant le début de son mandat ». Ce qui n’est pas le cas de François Fillon, élu député de Paris le 17 juin 2012, qui a pris soin d’enregistrer les statuts de son entreprise au greffe du tribunal de commerce de Paris le 6 juin 2012. Soit 11 jours avant

Est-il vraiment l’honnête homme qu’il essai de nous convaincre qu’il est ?  18 000 + 5000  de Pénélope + ministre + député + etc = indécence

Les deux hommes de gauche qui ont été vilipendés ces dernières cinq années sont souvent mis en avant par ces tristes individus issus de la droite .

Voici la liste des hommes de droite en délicatesse ces dix dernières années, hors N Sarkozy qui n’a pas été condamné à ce jour

Alain Agostini (UMP) 2008, condamné pour proxénétisme aggravé en bande organisée. Alain Juppé (UMP) 2007, condamné pour abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt. Alain Tuduri (UMP) 2009-2010, condamné pour discrimination raciale, pour avoir préempté les biens immobiliers que voulait acheter des personnes d’origines étrangères dans sa commune. Axel Poniatowski (UMP) 2010, condamné pour diffamation. Brigitte Barèges (UMP) 2011, condamnée pour refus de mariage. Bruno Sandras (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts. Charles Fabre (UMP) 2010, mis en examen pour favoritisme. Charles Pasqua (UMP) 2009 à 2010, condamné pour trafic d’influence, pour favoritisme, pour faux, financement illégal de campagne et abus de confiance. Il est cité dans l’affaire de recel d’abus de biens sociaux pour l’association France Afrique Orient. Il également mentionné dans l’affaire du financement occulte du ministère de l’Intérieur et de l’Union des groupements d’achats publics.Christian Vanneste (UMP) 2006 et 2007, condamné pour propos homophobes, condamnation confirmée par la Cour d’Appel puis annulée par la Cour de Cassation. Il avait déclaré l’homosexualité inférieure à l’hétérosexualité et que l’homosexualité était une menace pour l’humanité. Claude Polony (UMP) 2001-2009, reconnu coupable de prise illégale d’intérêt, favoritisme et détournements de fonds. Denis Gautier-Sauvagnac (UMP) 2008, mis en examen pour blanchiment d’argent. Denis Jacquat (UMP) 2011, condamné pour abus de confiance et infraction à la législation sur le financement des campagnes électorales. Thierry Solère : le chef d’orchestre de la primaire de la droite fait l’objet d’une plainte du fisc. Gaston Flosse (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts. Georges Tron (UMP) 2011, mis en examen pour harcèlement sexuel, agression sexuelle et viol. Jacques Blanc (UMP) 2009, mis en examen pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêt. Jacques Masdeu-Arus (UMP) 2006 à 2009, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.
Reynaud (UMP) 2004, condamné pour prise illégale d’intérêt. 2006, condamné pour harcèlement moral et dégradation des conditions de travail. Jean Tiberi (UMP) 2009, condamné pour occupation illégale des locaux de sa permanence et fraude aux électeurs. Jean-Paul Fournier (UMP) 2009 à 2010, condamné pour prise illégale d’intérêt. Joëlle Ferrand (UMP) 2010, condamnée pour prise illégale d’intérêt et malversations. Laurence Spicher-Bernier (UMP) 2010 à 2011, condamnée pour exercice illégal de la profession d’avocat et escroquerie. Manuel Aeschlimann (UMP) 2009, condamné pour favoritisme dans l’attribution d’un marché public. Marie-Jeanne Bozzi (UMP)  2007, condamnée pour soustraction au paiement de l’impôt, omission de déclaration et fraude fiscale.> 2009, mise en examen pour association de malfaiteurs en vue de la commission d’un homicide en bande organisée. Maurice Gutman (UMP) 2010, condamné pour proposition sexuelle à une mineure de 12 ans.  Michel Buillard (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts. Nicolas Bazire (UMP) 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi. Pascal Buchet (UMP) 2007-2011, condamné pour harcèlement moral ayant mené au suicide. Patrick Balkany (UMP) 2003, condamné pour injure publique et pour diffamation. 1999, condamné pour avoir rémunéré aux frais du contribuable trois personnes désignées comme des employés municipaux mais qui ne s’occupaient que de son appartement de Levallois-Perret et de sa résidence secondaire près de Giverny. Philippe Brun (UMP) 2011, condamné pour fraudes et multiples abus de biens sociaux.Pierre Bédier (UMP) 2009, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.
Renaud Donnedieu de Vabres (UMP) 2004, condamné pour blanchiment d’argent.> 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi. René Vestri (UMP) 2009, condamné pour travail dissimulé.> 2010, mis en examen pour blanchiment à titre habituel et en bande organisée, trafic d’influence et association de malfaiteurs. Serge Dassault (UMP) 1998, condamné pour corruption. 2010, condamné pour procédure abusive.> 2009, condamné pour avoir acheté des voix lors des municipales.
Thierry Gaubert (proche de l’UMP, collaborateur de Sarközy) 2008, mis en examen pour abus de biens sociaux et escroquerie.> 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi. Thierry Leprince (UMP) 2007, condamné pour viol sur une mineure de 12 ans.  Thierry Solère : le chef d’orchestre de la primaire de la droite fait l’objet d’une plainte du fisc .Vincent Toni (UMP) 2008 et 2011, condamné pour corruption passive.

Ubérisation de la société, et alors ?

Le monde du travail change en fonction des évolutions de la société et parfois il se produit l’inverse ; la société évolue en fonction des changements du monde du travail (rappelons-nous les congés payés en 1936, les 35 heures tant décriées en 1996).

Pourtant une nette résistance aux évolutions du monde du travail créé toujours des crispations, elles sont de véritables secousses sismiques qui parfois nous surprennent par leur violence.

Evoluer, c’est parfois mettre en danger un système. Le monde du travail est devenu au 20ième siècle à force de combats, le socle d’une nouvelle organisation de nos vies personnelles par plusieurs vecteurs :

  • Tout d’abord, par l’invention du CDI, il est impossible de créer un patrimoine au travers de crédits sans CDI, qui est bien la fondation du socle…
  • Puis, parce si un contrat de travail donne au salarié des revenus en contrepartie d’un labeur, il lui permet surtout de vivre en consommant, depuis la fin du 20ième siècle, de plus en plus de services au-delà du juste nécessaire, remisant même le juste nécessaire au second plan pour assurer sa survie.
  • Ensuite l’actuelle organisation du travail est le canal par lequel s’est bâtie la solidarité de notre pays, prélèvements forts sur le travail pour financer la santé et les aides diverses (allocations familiales, allocations chômage, les retraites, etc…)
  • Le travail donne à l’individu une existence dite « normale », une légitimité sociale forte face aux inactifs considérés alors comme hors du jeu économique
  • Il organise par strates la société humaine avec des passerelles accessibles aux plus méritants, les plus travailleurs ou les plus malins, afin de parvenir à s’élever dans la société

Peu souhaitent que cette organisation subisse de trop profonds changements, qui risqueraient de mettre en danger leur propre avenir ou existence… Paradoxalement, la liberté d’entreprendre est facilité par la numérisation du monde qui fait fi des distances, des frontières, des barrières douanières, des règlementations nationales et des corporatismes aux statuts certes protecteurs mais si contraignants. Emerge donc l’Ubérisation qui rend libre et esclave à la fois. L’Ubérisation met donc en danger les lois du travail en ignorant les financements de la solidarité puisqu’elle la considère comme une contrainte, aussi elle propose un modèle sans nation puisque virtuel.

Ne nous leurrons pas, l’évolution de notre société libérale sur le modèle actuel fera que demain tout le monde sera auto-entrepreneur ou free-lance au service des autres dans un système Ubérisé global. Seule une catastrophe économique, ou climatique ou géologique pourrait aujourd’hui changer les règles qui régissent notre monde.

 

Que peut-on Ubériser ?

Le privé parce que tout patron pourra utiliser des fournisseurs de prestations comme c’est déjà le cas quand on parle pudiquement de sous-traitants alors que l’on a affaire à des loueurs de « viandes » ou parfois de « cerveaux ».

La fonction publique, car elle se réduira comme une peau de chagrin, la santé, la défense, l’éducation, la police pourront être Ubérisés, la sécurité sociale, les aides sociales, le système des retraites seront progressivement réduits et transférés au secteur privé, car plus finançables par des prélèvements sur le travail. La douane a déjà disparu… Le fisc sera bien la seule niche de fonctionnaires si l’on ne revient pas à un principe d’affermage comme avant 1789. Quid de la justice qui pourrait bien revenir vers les religions…

Je vous rappelle qu’en Belgique 20% de la population est déjà sous un statut d’auto-entrepreneur ou de free-lance…

 

Comment nous préparer à cette situation nouvelle ?

Voilà le problème car vous aurez bien compris que les Ubérisés seront mal payés et corvéables à merci, sans possibilité d’accès à la propriété au travers de crédits. Les banques existeront toujours mais elles seront sur un autre registre que celui du crédit aux particuliers, elles seront sur celui des prêts à court terme ou dans des opérations liées au devenir des grandes entreprises, et surtout sur la vente de produits financiers de plus en plus sophistiqués…

Quand on réfléchit aux secteurs épargnés par l’Ubérisation on ne voit rien de bien clair… Aussi je vous propose de raisonner autrement.

A part ceux qui seront du bon côté de l’Ubérisation, les dirigeants des plateformes d’Ubérisation ou les grands dirigeants des banques ou entreprises aussi bien de services qu’industrielles mondiales, les autres seront du mauvais côté. Je rappelle qu’avant la révolution de 1789 beaucoup de nos ancêtres étaient des journaliers ou brassiers, salariés payés à la tâche ou à la journée, sans aucune certitude sur la durée du travail proposé…

 

Quels sont les services ou produits qui vont rester indispensables dans vingt ou trente ans ?

Un fait tout d’abord : plus nous allons avancer dans le temps et plus « l’usage » va primer sur la « propriété ».

Acheter ou louer ne sera plus la vraie question. On loue déjà un véhicule adapté au besoin et au temps, une camionnette pour transporter du matériel à un moment donné, une décapotable pour partir en week-end, etc… Idem pour l’électroménager, les Smartphones, les vêtements, la vaisselle, les lieux de résidence… Nous allons vers ce monde et les nouvelles générations y sont déjà en plein !  On peut donc supposer que les industriels vont bientôt vendre du service et non plus du matériel… Ils fabriqueront des produits pour multipropriétaires et surtout pour des locataires. Alors, on peut imaginer que la vente de produits finis va disparaitre au profit de la location via Internet sans intermédiaire et sans contrôle de l’état…

Les fermes industrielles, les transformations agroalimentaires de basse qualité vont se développer de plus belle car les services de la santé publique chargés du contrôle des bonnes pratiques auront disparu, au profit de l’autocontrôle ou de l’Ubérisation des contrôles qui nous amèneront souvent devant les tribunaux, à l’hôpital privé ou à la morgue…

Alors oui, tout ou presque peut être ubérisé.  Et il restera à nous tous qu’à produire des produits « niches », une niche sera à terme un produit de qualité sanitaire ou technique supérieur à la moyenne ou indispensable et complexe…

 

Alors que faire ?

Relancer le troc, les monnaies locales, la solidarité citoyenne, l’auto gestion familiale élargie, sortir du consumérisme galopant en triant le nécessaire du superflu… Et puis comme toujours, s’en sortiront le mieux ceux qui seront possesseurs de terres et d’outils de production vivrière…

Il y a eu dans l’histoire multimillénaire plusieurs exemples de repli ou de changement brutal dans nos sociétés. Les sociologues ont remarqué alors que le premier effet à un changement violent (peste, économie défaillante, guerre) était situé dans le noyau de la famille élargie. Quand tout allait bien les familles éclataient, les égoïsmes prenaient le pas sur la solidarité, les enfants quittaient assez vite la famille parentale, et au contraire quand la vie devenait compliquée les familles se regroupaient autour d’un ancien, et la règle était de mettre au pot commun les efforts, les outils et les bénéfices, jusqu’à ce que cela aille mieux et que de nouveau les liens familiaux se distendent.

Les alliances d’alors, entre différentes familles au travers des mariages n’avaient qu’un but ; conforter et structurer un groupe de plus en plus puissant afin de mieux affronter le problème de la survie…

Nous pouvons supposer alors que le monde à venir devra compenser le retrait de la solidarité nationale en construisant une solidarité rapprochée, clanique, villageoise, et familiale de qualité.

Nous devrons reprendre en charge nos anciens, les malades, les faibles, les démunis, nous devrons reprendre à notre compte un minimum de production alimentaire de qualité, nous devrons abandonner peut-être notre frénésie aux déplacements lointains et fréquents, nous devrons certainement reprendre à notre compte l’instruction de nos enfants, la formation à des métiers indispensables. Et si l’état devenait défaillant, nous devrions reprendre à notre charge les fonctions de défense et de police…

 

Tous ces changements ont bien sûr des conséquences. Les grands risques que j’y vois sont un fort développement de la violence, individuelle de survie, et collective d’expansion afin de garantir la dite survie et, l’émergence de gourous ou « grands prêtres » qui tenteront d’étendre leur pouvoir au travers d’une religion refuge qui permettrait aux plus fragiles de trouver un peu d’espoir et d’apaisement…

 

Alors que faire face à l’évolution des règles du travail ? Je n’en sais rien hélas….

L’avenir du monde a hélas échappé depuis longtemps à nos états nationaux… Préparons-nous à nous retrouver seuls face aux difficultés à venir.

 

 

Dix personnes ont péri dans un accident d’hélicoptère.

Les médias se sont emparés d’un accident où dix personnes ont perdu la vie, drame inqualifiable.

La violence de la mort, le cadre de l’accident, la notoriété des personnes ont fait que ces morts ont secoué la société française.

Lorsque l’on écoute les commentaires, il semblerait qu’une hiérarchie se soit imposée dès le départ quant au poids de la mort de chacun. Florence Arthaud est celle que l’on nomme le plus puis viennent derrière Camille Muffat et Alexis Vastine, ensuite rien, les techniciens ont été nommés qu’une ou deux fois et les pilotes jamais, eux resteront des anonymes…

 

Y aurait-il dans la mort comme dans la vie une hiérarchie sur l’importance, le poids des individus ? Oui hélas et nous n’y pouvons rien semble-t-il…

Des millions de mots écrits, des millions de phrases prononcées, des images qui ont tourné en boucle, et des sentiments plus ou moins sincères ont accompagné les premiers jours ces personnes décédées tragiquement. Je vous le rappelle, dix personnes dont sept français et surtout trois « vedettes » sont mortes et ont soulevé une vague d’émotion, normale certes, mais bien orchestrée par les médias, sinon, nous serions tous passés à autre chose, avoue-on-le.

Je ne conteste pas que toute mort soit tragique, mais nous nous rendons compte que si cette mort est brutale, spectaculaire, qu’elle concerne des personnes connues par le plus grand monde, alors la réaction émotionnelle devient générale, disproportionnée, et pourtant normale car manipulée.

 

Alors je vous pose une question : qui a su qu’au mois de janvier de cette année 10 600 personnes sont décédées de la grippe en France ? Qui sait que c’est statistiquement le double d’un mois « classique » en période de grippe ? Qui a entendu les médias en parler ne serait-ce que mille fois moins que de cet accident tragique ?

Alors ? La mort de ces 10 600 personnes serait-elle moins dramatique, importante que celle de nos trois sportifs ?

Oui, elle l’est car elle est survenue après une maladie et notre inconscient collectif a en lui que la mort peut faire partie de la maladie, alors qu’elle n’est pas présente quand on est en pleine santé. De plus la violence spectaculaire et bien sûr imprévue de la mort dans un jeu, que l’on suppose encadré et filmé, est amplifiée par le choc des images et comme je l’ai dit plus haut du lien que nous avons construit au fil des années avec tel ou tel sportif médiatisé lors d’évènement générateurs eux aussi de fortes émotions.

Alors oui, la mort de ces trois sportifs nous touche plus que les dix mille six cent morts anonymes de la grippe…

Devons-nous nous insurger de ce qui ressemble tout de même à une aberrante injustice ?

 

Je laisse à chacune et à chacun y répondre, car moi j’en suis incapable.

Et là, nous espérons que les prêts de notre commune ne sont pas toxiques…

L’appréciation du franc suisse par rapport à l’euro ce jeudi 16 janvier 2015 met en grand danger les collectivités locales ayant souscrit des emprunts indexés sur la parité euro/franc suisse. Les taux d’intérêt annuels dont elles devraient s’acquitter pourraient bondir pour certaines jusqu’à 25% du capital !

 

Cela ne pouvait pas tomber au plus mauvais moment pour les collectivités locales françaises.La hausse du franc suisse ce jeudi, qui s’est stabilisé au moment de la rédaction de cet article à 1,04 franc suisse l’euro, pourrait avoir des conséquences dramatiques pour celles qui ont souscrit des emprunts -très répandus durant les années 2000- dont le taux d’intérêt est indexé sur l’évolution de la parité euro/franc suisse.

 

En effet, à chaque fois que le franc suisse s’envole, les collectivités concernées voient le taux d’intérêt annuel qu’elles paient sur leur emprunt croître, voire bondir comme cela risque d’être le cas dans les prochains mois. La faute à une vieille croyance de banquiers d’avant crise de 2008 qui disait que rien ne pourrait atteindre la stabilité de la sacrosainte parité euro/franc suisse. Ils n’avaient en rien anticipé que les marchés financiers considéraient le franc suisse comme valeur refuge par excellence à chaque période d’incertitude, le faisant s’apprécier.

 

L’ardoise risque d’être salée pour les collectivités

 

Ce cas de figure est donc à nouveau en train de se produire et les collectivités risquent, encore une fois, d’en payer les frais. Mais ce coup-ci, l’ardoise risque d’être très (trop ?) salée pour certaines d’entre elles. En effet, dans les pires des cas, c’est-à-dire pour celles qui ont été contraintes de souscrire ces prêts dits « toxiques » entre 2007 et 2009 à l’époque où l’euro était au plus haut par rapport au franc suisse – la devise helvétique est montée à cette époque jusqu’à 1,66 franc suisse l’euro -, les taux d’intérêt des emprunts pourraient s’élever à… un quart du capital restant dû.

 

Les banques, la défunte Dexia en tête, ont souvent introduit dans leurs contrats de prêt une parité « pivot » de 1,44 franc suisse l’euro en dessous de laquelle il est prévu que les intérêts des emprunts s’envolent. Fixe à environ 4,5% lorsque la parité se maintenait au dessus de 1,44, le taux d’intérêt de ces emprunts est devenu variable lorsque la parité est passée en dessous de cette parité pivot. La variation devenant égale à la différence entre le taux de parité pivot et la parité réelle euro-franc suisse divisée par deux, majorée du taux d’intérêt fixe initial.

 

Concrètement, lorsque la parité réelle était d’1,24 franc suisse l’euro, le taux d’intérêt annuel payé par la collectivité ayant souscrit ce type de prêts s’établissait à (1,44-1,24)/2 + 4,5, soit 14,5% du capital restant dû.

Désormais, avec la nouvelle parité à 1,04, le taux annuel sera de (1,44-1,04)/2+4,5% soit 24,5% du capital restant dû ! Déjà très mal en point, certaines collectivités -qui n’auraient du reste jamais dû souscrire ces prêts- risquent de se retrouver au bord du précipice.

Brusson part en fumée…

Un homme en colère !

Dans la nuit du 22 au 23 décembre un incendie a détruit la partie la plus belle de la friche Brusson : les logements et les bureaux de la famille.

Notre association « Sauvegarde et renouveau de l’espace Brusson »  a été mise hors des murs de cette friche depuis l’arrivée de la nouvelle municipalité. Et depuis les exactions se sont multipliées sans émouvoir les élus. Ne serait-ce pas une aubaine que cette friche parte en fumée ?

En tant que président de cette association et aussi en tant que citoyen, je suis scandalisé et en colère ! Avec l’ancienne municipalité un passage quasi quotidien d’un adjoint permettait de réparer, prévenir et protéger ce joyau de Villemur sur Tarn ! Notre association devait le réhabiliter afin d’en faire un lieu de rencontres culturelles, mais Messieurs Dumoulin et  Gardelle avaient un projet : celui de ne rien faire !

J’accuse l’adjoint chargé du patrimoine ainsi que le maire de Villemur sur Tarn de négligence dans la gestion du domaine qui leur est confié par les citoyens, au travers de leurs mandats.  J’accuse ces élus d’amateurisme et de dilettante, inconscients du niveau réel de leurs responsabilités ! Dans leur souci de détricoter ce qui avait été fait par l’ancienne municipalité, ils ont livré cette friche industrielle au pillage et à la destruction ! Bravo Messieurs ! beau travail ! Les Villemuriens jugeront.

Didier Roux, président de l’association « Sauvegarde et renouveau de l’espace Brusson »

La santé alimentaire de nos enfants

Beaucoup de parents réclament une nourriture plus saine dans les  cantines scolaires.

Des études démontrent que l’utilisation de cuisines centrales en « liaison froide » est plus couteux en définitive que l’utilisation de cuisines de proximités en « liaison chaude ».

Les cantines scolaires de Bondigoux, Layrac et Mirepoix sont livrés tous les jours par des cuisines situées à Rodez!!! En liaison froide. Folie de la logique des appels d’offre au moins disant. Premier sujet sur lequel devraient réfléchir nos élus.

Et s’il existait une alternative à cette logique économique ?

 

Quid de la lente dégradation de la santé des citoyens (plus de cancers, plus d’AVC, plus d’allergies, etc.)  Quand nos élus prendront-ils en considération la santé publique « cachée ou long terme » en réfléchissant un peu plus longuement sur le sens de leur responsabilité envers nos enfants ?

Les pesticides sont partout, nous savons qu’ils sont utilisés en quantités considérable depuis plus d’un demi-siècle par l’agriculture intensive. Ainsi, on retrouve des résidus de pesticides partout et notamment dans nos aliments : la moitié des fruits et légumes produits par l’agriculture intensive en contiennent. Mais certains les absorbent plus que d’autres.

L’agence américaine « Animal and Plant Health Inspection Service », après avoir analysé les fruits et légumes les plus communs, a identifié ceux qui ont la plus forte teneur en pesticides et en engrais chimiques.

 

Voici donc la « blacklist » des produits les plus exposés aux substances chimiques quand ils sont cultivés de manière industrielle :

  • La pomme : plus de 40 pesticides      différents ont été détectés sur les pommes, car ce fruit est sujet aux      champignons et aux insectes; les pesticides sont également présents dans      le jus de pomme et la compote de pomme. Les pesticides étant déposés      presque complètement sur la peau, cela oblige le consommateur à l’enlever.      Mais ce faisant, on élimine aussi la partie la plus nutritive.
  • Le céleri : il s’agit d’un cas      particulier car il n’est pas présent dans les trois grandes catégories:      les arbres fruitiers, les petits fruits et les légumes verts. Néanmoins,      le Test USDA a trouvé plus de 60 pesticides différents dans      ce légume.
  • La fraise : comme sur le céleri, il y a      plus de 60 pesticides différents, mais un peu moins sur celles      congelées.
  • La pêche : il faut les différencier,      dans les“fraîches” on a trouvé plus de 60 pesticides; presque la      même quantité que dans celles des conditionnements en monodose, par      contre, beaucoup moins sur les pêches en conserve.
  • Les épinards : détestés par les enfants,      les épinards sont en tête de la catégorie “ feuilles vertes”, avec presque      50 pesticides différents. Beaucoup moins, cependant, pour ceux en      “boîte”.
  • Les abricots : sur les abricots ont été      trouvés 33 pesticides.
  • Le raisin. Le raisin peut avoir      plus de 30 pesticides.
  • Le poivron. Les poivrons doux, dans      toute leur variété de couleurs, contiennent presque 50 pesticides      différents.
  • La pomme de terre. La pomme de terre      contient plus de 35 pesticides. Les pommes de terre douces offrent      une alternative délicieuse avec moins de résidus de pesticides.
  • La myrtille : sur les myrtilles ont été      trouvés 50 pesticides : celles congelées sont moins contaminées.      Malheureusement, les fruits alternatifs et nutritifs à la place des      myrtilles sont les cerises, qui bien que ne faisant pas partie de la      liste, sont aussi souvent contaminées.
  • La laitue : plus de 50 pesticides      ont été trouvés sur la laitue.
  • Le chou : même si le chou est connu      comme plante plus résistante aux parasites et aux maladies, dans      les dernières années, ont été trouvées des quantités élevées de résidus de      pesticides.

 

Il y a ensuite des produits, qui, bien que ne faisant pas partie de cette liste, contiennent un grand nombre de pesticides : la viande de bœuf, les cuisses de poulet, la graisse de porc, le lait, le café (celui cultivé dans les pays qui autorisent l’utilisation de pesticides),  le vin (pour la présence d’insecticides dans les raisins, sans surprise), le chocolat (comme pour le café si cultivé dans les pays sans législation spécifique).

Lavez, épluchez ou cuisinez vos fruits et légumes ?

Dans les recommandations habituelles qui sont faites pour se débarrasser des pesticides contenus dans les végétaux conventionnels, il est coutume de dire que le lavage ou le pelage des fruits et des légumes permettent de réduire (voire d’éliminer) les résidus de pesticides.
Pour affirmer cela il faudrait que des études soient faites, or certaines études montrent que ces précautions ne sont pas suffisantes ou voire qu’elles sont inutiles.

Laver un fruit ou un légume qui contiendrait des pesticides ne peut garantir de l’élimination partielle ou totale de ces résidus, simplement parce que cela dépend des propriétés physico-chimiques des pesticides (telles que la solubilité dans l’eau par exemple). Laver les végétaux permettra probablement de réduire les pesticides hydrophiles situés à la surface. En outre, la température de l’eau de lavage aura une influence sur le niveau de résidu. Une étude  a montré que le lavage à l’eau chaude avec un détergent (sic !) sera plus efficace qu’un lavage à eau froide. En outre, une autre étude a montré que le lavage couplé avec le frottement du végétal pouvait réduire plus significativement la présence de résidu (Barooah et Yein, 1996).
Mais il faut savoir que les lavages  ne réduisent pas significativement la présence des pesticides systémiques et lipophiles dans les végétaux.

Peler alors ?

Des études montrent que souvent les pesticides se concentrent dans ou sur la peau. De fait, peler ses fruits ou légumes non bio peut ôter en partie les résidus de pesticides. Cependant, se pose la question des pesticides systémiques qui pénètrent au cœur de la plante. En effet dans ce cas, une étude a montré que le pelage de concombres traités avec du thiométon ne permettait pas d’éliminer la présence du pesticide (Sheikhorgan et al, 1994).
A noter en outre que lorsqu’on pèle un fruit ou un légume, on se prive alors des vitamines contenues dans la peau.
De plus certains fruits et légumes ne se pèlent pas ? Dans ce cas comment fait-on pour les fraises, les framboises ou les salades ?

Nos enfants, en ingurgitant tous les jours, dans nos cantines, des produits à bas prix, industriels, et en plus peu ragoutants, (j’ai goûté personnellement à la nourriture donnée aux enfants de la créché de Layrac), obèrent leur santé future.

 

Voilà un grand sujet, bien plus important que tout autre, et qui engage personnellement les conseils municipaux de nos trois villages. C’est eux qui choisissent les prestataires, c’est eux qui font les choix économiques, c’est donc eux les responsables qui seront peut-être un jour désignés par des parents pour en répondre devant un tribunal.

Il me semble que cette responsabilité est entière et doit être assumée.

 

Quand est-il aujourd’hui ? Silence radio sur ce point, il est plus facile de parler du feu d’artifice à venir ou du dernier vide grenier, ou bien de dénigrer le programme d’une liste adverse qui avait « osé » se présenter contre les gestionnaires actuels que de prendre à bras le corps un vrai sujet…