Archives de catégorie : Quel futur pour nos enfants ?

Traitent des sujets généraux liés au développement durable, au développement de l’espace bâti, à la solidarité, à la santé et l’hygiène de vie, à l’Information diffusée et à son interprétation, à la culture, à l’éducation et à la vie sociale

Samedi 14 juin « Femmes d’Occitanie engagées dans leur siècle »

Samedi 14 juin à 15h  à la médiathèque de Lavaur

Conférence de Georges Labouysse sur des  « femmes d’Occitanie engagées dans leur siècle ».

 

Ainsi seront brossés succinctement les portraits de six femmes connues ou moins connues, qui ont marqué leur siècle par leur action dans la société et les événements de leur temps :

Galla Placidia, première reine des Wisigoths à Narbonne au 5e siècle, puis impératrice romaine durant 25 ans ; Aliénor d’Aquitaine deux fois reine et mère de  deux rois de l’empire Plantagenêt qui s’étendait de l’Angleterre aux Pyrénées au 12e siècle ; Guiraude de Laurac « seigneuresse » de Lavaur face aux Français de Simon de Montfort au 13e siècle ; Guilhelme Mauri  face à l’inquisition de Montaillou à Villemur en passant par Rabastens au 14e siècle ; Jeanne III d’Albret reine de Navarre qui fit face aux armées catholiques du pouvoir capétien au 16e siècle ; et enfin l’emblématique Olympe de Gouges de Montauban, qui fut la bête noire des Jacobins « intégristes » durant la Révolution à Paris pour ses conceptions de la liberté (de la femme en particulier)  et ses prises de position sur une république fédérative face au centralisme et à l’uniformisation de Robespierre…

 

Entrée libre

Pourquoi est-il important que les élections municipales soient un moment de réflexion ?

 

Périodiquement, les élections municipales nous proposent, à nous citoyens, de participer à une réflexion collective sur le devenir de notre cadre de vie.

Bien sûr, ce moment est aussi celui du bilan ; bilan des décisions et actions prises par l’équipe qui a été mandatée par nous tous pour s’occuper de la gestion de notre territoire. Mais il est surtout le moment de poser les problèmes pour imaginer des solutions, de poser des envies, voire des utopies pour imaginer un autre devenir…

 

Aujourd’hui, la vie municipale est prise en étau entre une nouvelle structure qui se développe, la Communauté des Communes et une population de plus en plus individualiste qui se comporte, parfois, vis-à-vis des gestionnaires de leur municipalité, en consommateurs.

J’ose imaginer que nous devrions réfléchir à ce positionnement qui mériterait de glisser légèrement afin de retrouver sa véritable place.

 

Une équipe municipale n’est pas au-dessus des citoyens, elle n’est pas non plus « un fournisseur » de services ou de biens, elle n’est pas détentrice de la vérité et des solutions à tous les problèmes qui traversent les vies de chacun, elle est encore moins le bouc émissaire de personnes désorientées par les problèmes et soucis qui les assaillent. Si bien souvent le mode relationnel existant entre le maire, les élus en général, et les électeurs et citoyens de notre commune, est ce qu’il est, c’est bien parce que le positionnement du maire et des élus en général n’est pas le bon, et que celui des citoyens peut aussi être réexaminé.

Pour moi, une équipe municipale est avant tout un groupe de femmes et d’hommes ayant reçu délégation de décision sur les affaires courantes de notre village. Elle n’est pas au-dessus des lois, elle n’est pas la représentante de tel ou tel clan, elle ne doit pas privilégier des intérêts personnels face à l’intérêt collectif.

 

Le lourd héritage de l’ancien régime continue de pervertir le fonctionnement républicain de notre société.

En effet, tout homme, ou organe, investi d’un certain pouvoir, même délégatif, est vu encore aujourd’hui comme une source de bienfaits et de privilèges pour celui qui l’exerce. Comme dans les sociétés tribales, le chef a droit aux plus belles femelles et aux meilleurs morceaux des prises réalisées sur les ennemis. Pire, comme aux temps anciens, il est sollicité pour arbitrer ou trancher sur des différents entre citoyens.

Mais qui est-il pour s’arroger de tels pouvoirs ?

La réponse est ailleurs, ce n’est pas lui qui s’est attribué de tels pouvoirs mais le regard, la volonté des solliciteurs qui les lui a attribués afin de ne plus être seuls face à leurs problèmes qui n’ont pourtant rien à voir avec le souci du collectif. Et si l’élu a un besoin de reconnaissance, bien évidemment qu’il endossera cette vêture d’arbitre, de chef, de juge, avec empressement.

 

« Aide toi et le ciel t’aidera ». Nous devrions nous rappeler chaque matin cette litote afin de chercher en nous-même les solutions à nos problèmes.

En effet, ne plus donner aux élus une importance usurpée aux électeurs serait déjà un moyen de ne pas réveiller chez eux des envies de pouvoir.

 

Et pourquoi n’est-il pas sain de déléguer notre pouvoir de décider, d’agir, de vivre, à nos élus ?

Parce que le pouvoir, c’est comme un vélo ou une bombe H, quand on le met entre les mains d’autrui, il va au départ, le regarder, s’en amuser, puis l’essayer, s’y habituer, et enfin, parfois, en abuser au détriment, justement, de ceux-là mêmes qui le lui ont concédé.

 

Aujourd’hui la situation est terriblement pervertie. Nos élus sont profondément persuadés qu’ils sont propriétaires de leur fonction et regardent les échéances électorales plus comme des agressions et des risques, que comme de formidables opportunités démocratiques de remettre sur la table de vrais sujets de réflexion sur l’avenir de notre territoire et de nos vies.

Je connais des élus, et vous aussi je suppose, qui sont accrochés à leurs fonctions et surtout aux revenus et avantages qu’ils en tirent, en oubliant qu’ils ne sont là que pour servir et non pas se servir.

 

Le moment de renouveler l’équipe municipale doit donc être aussi et surtout un moment de réflexion personnelle sur l’opportunité de mettre en place une nouvelle façon de voir la politique, la gestion municipale, en remettant à sa place votre réelle capacité, et donc votre pouvoir, à peser sur le futur qui vous concerne au moins autant qu’à vos élus.

 

Ecoutez, analysez les dires et observez surtout les comportements de chacun des candidats, qui va se présenter à vous, avec attention et intelligence en vous rappelant que le pouvoir c’est vous qui le détenez.

Il ne vous reste plus qu’à réfléchir au futur qui vous fait rêver pour vous et vos proches, et surtout pour la collectivité de femmes et d’hommes qu’est notre village.

La chaussée de l’Escalaires en danger !

Une chaussée est une retenue d’eau sur une rivière, une digue qui permet de rendre navigable une rivière…

 

La chaussée de l’Escalaires, située sur le Tarn dans la commune de Bondigoux, a de fortes chances d’être détruite.

Le commissaire enquêteur chargé de ce dossier semble analyser avec bienveillance la demande de Rouleau Guichard, qui est le gestionnaire de la centrale électrique de Bessières et qui demande la destruction de la chaussée pour augmenter la rentabilité de ses turbines..

 

Des citoyens et l’ATEV, association basée à Villemur est la seule qui défende notre chaussée.

 

Mobilisez-vous pour sauver cette chaussée. Sa destruction aurait des effets multiples :

–          La station de traitement des déchets de Bessières, ne serait pas certaine d’avoir en été l’eau nécessaire à son fonctionnement sans risques

–          L’usine « Lagrange » de la Magdeleine n’aurait plus la garantie de pouvoir tirer l’eau du Tarn en cas d’incendie

–          Les agriculteurs de la plaine n’auraient plus assez d’eau l’été pour arroser les cultures

–          La voie d’eau ne serait plus navigable entre Bondigoux et Bessières !!!

 

Allons-nous laisser un particulier s’approprier le Tarn pour « faire plus d’argent » au détriment de l’intérêt général ?

 

Mobilisez-vous avec des citoyens qui défendent la chaussée de Bondigoux

 

La section PS de Villemur (écrivez sur ce blog et nous vous mettrons en relation avec la section)

 

L’ATEV, lien ci-dessous

 

http://www.o-p-i.fr/aupays/annuaire/loisirs/tarn-eau-vivante/

J’ai fait un rêve

(contribution d’un lecteur de la Lucarne)

J’ai rêvé d’un maire. D’un maire de village. Qui aurait le sens de l’unité et de la cohésion des habitants. D’un maire qui aurait pour seul souci l’intérêt du village. De tout le village. Pas d’un chef de clan.

J’ai rêvé d’un maire qui aurait le sens de la mesure et de la vérité. Pas d’un maire qui claironne être en conformité avec la loi après les travaux d’assainissement, alors que la « colonne vertébrale » du village est privée du tout-à-l’égout.

J’ai rêvé d’un maire qui aurait le sens des priorités: l’hygiène avant l’esthétique. La sécurité assurée sur les rues les plus passantes et non sur les rues tranquilles. Et donc, pas de ralentisseur dans une rue désertée par les véhicules, alors que la rue la plus longue, la plus passante et la plus dangereuse l’attend depuis dix ans.

J’ai rêvé d’un maire qui aurait le sens des opportunités. Plutôt qu’une mairie qui ressemble à une station de chemin de fer, une mairie aménagée dans le patrimoine local, en harmonie avec les maisons du village.

J’ai rêvé d’un maire qui aurait le sens de l’égalité; dont la vision ne s’arrêterait pas au micro-centre du village (heureux habitants du micro-centre, avec ses réverbères neufs, ses fils enterrés…) quand d’autres rues sont abandonnées, trottoirs défoncés… Pourtant, les emprunts  finançant ces travaux sont payés par tous les contribuables locaux. Quelles obscures manoeuvres président à ces discriminations?

J’ai rêvé d’un maire modeste, sans triomphalisme excessif ni autosatisfaction permanente. D’un maire qui ne considèrerait pas sa charge comme une sinécure mais comme une mission de service public.

Bref, j’ai fait un rêve merveilleux… Puis je me suis réveillé. Et là, la réalité dépassait… »l’affliction ».

 

Jean-Claude Dutrieux..

 

Une nouvelle année est arrivée…

Bonjour à toutes et à tous.

L’année 2013 est arrivée et l’on nous annonce de toutes parts que cela sera une année difficile et, je crains que cela ne soit exact.

Notre gouvernement est bien impuissant et peu riche pour aider les plus vulnérables. Et de plus l’individu est devenu encore plus centré sur lui et ses « achats » au point qu’il ne voit plus la misère des autres.

La société est vraiment devenue double:

– une catégorie est aisée, sans soucis majeurs si ce n’est la destination de leurs prochaines vacances ou la marque de leur prochaine grosse cylindrée.

– une catégorie se demande comment elle va finir le mois, comment elle va payer les soins de ses enfants, comment elle va régler son loyer, si elle ne va pas perdre son emploi dans les mois à venir…

La situation décrite ci-dessus a toujours existé en fait. Ce qui est nouveau, c’est les proportions. Aujourd’hui, 10% de la population fait partie de la première catégorie et le reste est encore divisé en deux parties car 45% de la population est vraiment paupérisée alors que les 45% autres est composée de fonctionnaires, employés, techniciens, ouvriers, agriculteurs, cadres moyens qui, (sauf pour les fonctionnaires), sont en capacité de glisser dans les 45% évoqués plus haut.

Ceci est intolérable, et pourtant nous le tolérons… Alors…

Alors oui, la coutume voudrait que l’on souhaite une bonne année à l’aube d’une nouvelle, mais le faire donnerait en même temps l’impression de méconnaître la situation réelle du monde ou de se ficher de la tête à qui on le souhaiterait.

Alors je ne vous souhaite pas une bonne année, mais de passer une année nouvelle où chacun relèvera la tête pour regarder le monde tel qu’il est, tendra la main aux plus démunis et donnera, autant que possible, un sourire à l’autre pour se rappeler que nous sommes au-dessus des fauves, avec notre intelligence et un peu d’altruisme…  Et qu’il pourra passer le cap difficile qui s’annonce en cette année, sans trop de bobos.

Seuls l’amour, l’amitié, l’honnêteté, la santé, l’espérance, l’indifférence aux biens matériels, l’écoute sincère des autres peuvent vous être proposés pour passer le fameux cap 2013…

 

 

Avec quoi va-t-on payer la cohorte d’enseignants dont on va créer les postes ?

Réponse à la lettre d’un internaute.

Cette remarque, interrogation, scepticisme laisse immédiate penser que l’auteur n’est pas favorable à cette action, ou bien trouve-t-il irraisonnable une telle entreprise en pleine crise économique…

Je ferai une remarque avant tout, et ensuite je dirai pourquoi à mon sens nous n’avons pas le choix…

 

La remarque:

C’est surtout quand une situation est difficile voir catastrophique qu’il faut avoir le courage de remettre sur la table les moyens permettant de s’en sortir. Une entreprise en péril freine toujours sur le budget publicité ou communication alors qu’il faudrait au contraire l’augmenter. Il en va de même pour l’état.

 

Revenons à l’éducation nationale.

Le constat aujourd’hui c’est que cela ne fonctionne pas bien. Pourquoi ?

  • tout d’abord entre les années soixante et aujourd’hui, la mission de ce ministère a complètement changé; de transmettre le savoir ils sont passé à une action éducative.
  • ensuite la population enfantine installée dans les classes ne conçoit pas de la même façon la place de l’enseignant
  • et puis les parents d’aujourd’hui se comportent en consommateur vis à vis de ce service offert par la collectivité
  • et enfin, le métier d’enseignant étant dévalorisé financièrement et moralement; on a perdu l’élite qui est allée se faire des fortunes dans la finance ou le commerce

Eduquer ou transmettre le savoir?

Aujourd’hui les enfants « rois » sont une véritable catastrophe !

Des Huns qui déferlent partout en croyant être dans un immense magasin où tout est dû, et surtout que tout est pour eux.

Les parents des années 80/90 ont failli à leur mission d’éducation. Rentrant tard de leur travail, ils ont posé, dès le plus jeune âge, leur chérubin devant la télévision qui s’est chargée à coup de sitcom et de pub de leur bonne éducation de consommateur débile. De plus, les parents, culpabilisant, ont voulu satisfaire toutes leurs demandes pour démontrer que s’ils sont absents, c’est tout de même , en contrepartie, pour satisfaire le besoin de consommateur de leur enfant.  Enfin, ces parents-là sont eux-mêmes issus de la génération qui a diné tous les soirs « avec » la télévision plus qu’avec ses parents, dans la cuisine où on devait se taire pour écouter soit PPDA, soit le dernier épisode de série B américaine. Ces gosses-là attendent de leurs professeurs qu’ils continuent à satisfaire leur demande immédiatement, avec des comportement d’incivilités de plus en plus violents et vindicatifs. Plus de la moitié du temps d’enseignement est consacré à faire la police dans une classe, alors que nos chers professeurs ne sont pas formés pour faire la police.

Transmettre le savoir est le travail noble de tout enseignant. Encore faut-il savoir quoi et comment transmettre ce savoir. Je rappelle que depuis vingt ans, le niveau des enseignants baisse par perte de motivation, formation, savoir de base. Les salaires et les conditions de travail où les parents ont pris le pouvoir dans les classes, ont considérablement baissé, n’attirant plus aujourd’hui que des personnes sans vocation, qui ont peur du chômage ou qui ont peur d’affronter les enfants et les parents. De plus une forte proportion de professeur est féminisée, ce qui a pour conséquence les grandes difficultés d’autorité face à des « sauvages » qui ne jouent que sur le rapport de force et l’autorité masculine. Nous savons bien que la transmission du savoir ne peut se faire que si l’émetteur et le récepteur ont une forte conviction de la nécessité de cette transmission et de l’intérêt de la réussir. Aujourd’hui, on transmet sans s’assurer de la réceptivité des élèves, étant plus concentré sur l’action de police que sur celle du plaisir à faire découvrir de nouvelles connaissances.

 

Les enfants d’aujourd’hui, nourris à la sauce médiatique, veulent imiter les acteurs des feuilletons américains et instaurer une relation d’égalité avec l’enseignant. C’est une énormité qui mène à la catastrophe ! Moins de respect d’autrui entraine une baisse d’investissement dans la relation !

Les enfants ou adolescents sont abreuvés de la part des parents, des gouvernants, de messages négatifs sur le métier d’enseignant. Comment voulez-vous que ces gosses respectent leurs professeurs ? Ces cinq dernières années, le gouvernement avait pris pour habitude de distiller l’idée que l’éducation nationale était un centre de coût inutile et inefficace, pour tout simplement favoriser l’enseignement privé et développer un business sur ce vecteur juteux.  Comment ont réagi les enfants ? On n’en a pas pour notre argent ! On va juger les professeurs, les noter, et nous on ne veut plus de notes !!! etc.

Bref, perte totale de crédit des enseignants et transformation des lieux d’enseignement en supermarché !!! On a là la parfaite illustration de l’impact d’une politique gouvernementale sur la transformation des rapports entre les parents et les enfants, et le monde de l’enseignement.

Quand un professeur est en danger dans son intégrité physique et dans son déroulement de carrière, dans un lieu théoriquement sanctuarisé, pensez-vous qu’il soit en capacité de transmettre correctement un savoir ? Doit-il suivre les indicateurs de performance globaux ou doit-il avoir une relation privilégiée avec chaque élève ? Peut-il avoir envie de faire tout ce qu’il croit possible pour transmettre un savoir ou doit-il faire illusion et passer une journée de plus sans incident ? Les parents qui ont confié aux enseignants un rôle qui leur incombait, celui de l’éducation, sont les vecteurs de la baisse du niveau d’enseignement tout autant que les derniers gouvernements qui en ont détruit, et le moral, et la structure, au travers de coupes budgétaires débiles et aveugles…

 

Alors ? Comment faire aujourd’hui ?

Deux possibilités:

  • tout casser et repenser un mode de transmission du savoir différent (internet, télévision, médias divers..)
  • essayer de remettre en route une école républicaine et gratuite, qui a montré le siècle passé son efficacité à intégrer les couches populaires et les immigrés pour leur donner leur chance dans notre république

 

La première solution est encore du domaine des utopies, la seconde coûte !!!

Alors oui, il va falloir donner les moyens à l’éducation nationale si on veut quelle continue à participer à la formation et à l’intégration des différentes couches sociales dans un bloc à peu près monolithique !

Les milliers de postes proposés par le gouvernement actuels ne permettront hélas qu’à remettre en fonctionnement un ministère en panne. Ils ne permettront pas de révolutionner l’éducation nationale. Je pense qu’en préalable, il faudrait créer un nouveau ministère : « l’éducation des parents », car ainsi, nous pourrions consacrer moins de moyens « de police » dans les établissements scolaires, améliorer l’écoute et l’envie des enfants à apprendre…

 

Ce sujet étant vaste il est impossible d’en venir à bout sans en écrire 250 pages… Aussi pour répondre à la question définie dans le titre de cet article, je dirai simplement que l’argent se trouve toujours pour réaliser des projets jugés stratégiques, et celui-ci me semble digne d’y investir des sommes importantes. Mais pour ne pas jeter cet argent par la fenêtre il serait nécessaire d’agir sur plusieurs axes en même temps:

  • revalorisation du métier d’enseignant
  • investissement massif dans la formation des professeurs
  • investissement fort dans le changement de regard porté sur l’éducation nationale
  • investissement fort sur l’éducation des parents ou futurs parents
  • transfert progressif des dotations réservées aux écoles privées vers l’enseignement public
  • remettre l’autorité des adultes à sa place …

 

Oui, il faudra trouver de l’argent là où il est. Oui, il est raisonnable d’investir massivement dans l’enseignement si nous voulons que notre république reste debout et continue à développer un pays avec ses élites et sa main d’oeuvre de qualité et performante. Non, nous ne devons pas massivement désinvestir dans la formation et produire une main d’oeuvre qui ne trouverait son salut que dans des postes de service à la personne ou dans la grande distribution, là où il n’est pas déterminant de savoir résoudre une équation ou commenter un texte de Socrate.

Pour que le citoyen reste debout et soit conscient de sa place dans le monde il est nécessaire de lui donner les moyens de réfléchir par lui-même sans qu’il soit aidé en cela par des slogans publicitaires ou des modèles de vie de sitcom… De plus l’éducation permet d’accéder à encore plus de savoir et ainsi elle favorise l’élévation autant intellectuelle que matérielle. Finalement, n’est-ce pas le voeux de chaque parent et de nos gouvernants ? Si la réponse est oui, on trouvera les budgets nécessaires….

 

 

 

 

Le bio dans les assiettes de nos enfants, et petits enfants…

Une proposition concrète et intéressante de la part d’une jeune habitante de Bondigoux.

« On peut par exemple commencer par une projection du film ‘nos enfants nous accuseront’. je suis relai local de l’association http://www.bioconsomacteurs.org/ et motivée à passer à l’action.

J’ai ici des docs comme  ‘la bio en restauration collective’ / ou le livre ‘La stratégie du colibri’ avec un chapitre entier consacré à la création d’une cantine bio…y a plus qu’à ! Etant sans enfant je ne connais pas l’école ni son équipe, le mieux serait de rencontrer des parents. Commencer par un apéro/réunion/repas avec ceux que ça intéresse pour décider de comment agir. Ensuite voir à la rentrée avec l’équipe en place ce qu’ils en pensent.. A suivre ! »

Je propose aux jeunes « maman et papa » et aux non moins jeunes « grand-parents » de se faire connaitre pour évoquer ce sujet de santé publique, autour d’un pot…

Le 18 août à 17h00 est proposé comme date de rencontre…  (inscription pour connaissance du lieu, en zone commentaire de l’article)

Chacun et chacune ayant son réseau email ou facebook je vous serais reconnaissant de bien vouloir relayer l’info…

 

A quand une nourriture bio à la cantine de la maternelle de Bondigoux ?

 

Je lance ici un nouveau débat.

 

Nous savons tous que la nourriture « classique » est riche en pesticides et autres produits phytosanitaires dangereux pour la santé.

 

Chacun, suivant ses moyens, essaie de faire face à cette mise sur le marché d’une nourriture poluée et génératrice de millions de cancers. Sachez qu’avant la fin de la décennie, un français sur deux sera atteint d’un cancer, et que les enfants en sont de plus en plus victime.

 

Se voiler la face consiste à « faire confiance » à l’état, aux législateurs, aux dirigeants des entreprises agro-alimentaires.

 

Ouvrir les yeux consiste à se poser le plus souvent possible la question de la qualité sanitaire de ce qu’on achète. Exemple; une pomme toute belle sur un linéaire a subi de 10 à 14 traitements !!! il en est de même pour une majorité de nos légumes. Si on parle des produits transformés, là, il faut y ajouter tous les additifs, colorants, conservateurs, etc…

 

Croire que cela n’est pas nocif relève là de l’aveuglement. Et on commence à découvrir que nos industriels ont créés de véritables cocktails chimiques dont personne ne mesure les conséquences.

 

Prenons l’aspartame. Cet édulcorant est une des plus utilisés par l’industrie agroalimentaire. Il a été découvert en 1965 et mis sur le marché pour la première fois aux Etats-Unis en 1974. En France, il a été autorisé à partir de 1981. Or il a, dès son apparition, été accusé d’être dangereux pour la santé. Sclérose en plaques, crises d’épilepsie, tumeurs du cerveau…

 

Qu’en est-il exactement ?

 

La plus grosse accusation qui pèse sur l’aspartame est d’augmenter le risque de cancer du cerveau. En effet, depuis plus de vingt ans, il y a une hausse sensible du nombre de cas aux Etats-Unis. En 1996, des chercheurs américains ont souligné que cette hausse était parallèle à l’utilisation croissante de l’aspartame…  Bref, on a de forts doutes que le lobbying des fournisseurs de ce produit s’occupe de brouiller…

 

Prenons l’huile de palme, c’est une huile végétale qui contient de la vitamine A et E et du bêta-carotène à haute dose. Malheureusement, après cuisson et raffinage, cette huile perd l’essentiel de ses vitamines.

Autre défaut sur le plan nutritionnel, elle affiche près de 50% d’acides gras saturés (contre 15% dans l’huile d’olive) et contient de l’acide palmitique qui favorise l’obstruction des artères. Pire encore, elle est parfois hydrogénée, un procédé industriel qui entraîne l’apparition d’acides gras trans, encore plus mauvais pour la santé.

Si cette huile n’est pas nocive en soi, il faut éviter d’en consommer en trop grandes quantités car elle peut augmenter le mauvais cholestérol et les risques de maladies cardiovasculaires et de certains cancers.

Et c’est bien là le problème car elle est présente dans plus d’un aliment sur dix ! La moitié des aliments transformés en contiennent car elle leur apporte du moelleux et facilite leur conservation.

Il est donc difficile pour le consommateur d’y échapper, d’autant que son utilisation n’est pas toujours clairement indiquée sur l’emballage. La mention « graisse ou huile végétale » cache très souvent de l’huile de palme…

Etc, etc…

 

Que faire ? Sauvons ce qui peut l’être. A chacun de faire un effort chez soi… Aux autorités locales de s’interroger pour les cantines dont elles ont la responsabilité…

 

Je sens venir dans quelques années des réactions « à l’américaine » de la part de parents. A quand un maire devant les juges pour négligence ayant entraîné la mort ?

 

Je pense que cela va venir…

 

Nous savons tous que le coût de produits bio obligerait à augmenter les tarifs des repas… Je sais que certain auraient du mal à suivre économiquement… Je sais tout ça, mais alors, ne devons-nous rien faire ?

Pourquoi ne pas lancer le débat ? Jusqu’où les parents et les communes peuvent ils aller dans le bon sens ? se poser la question c’est déjà ouvrir les yeux sur une réalité dramatique…