Archives de catégorie : Santé et hygiène de vie

Dans notre quotidien comment prendre en main notre santé face à la désinformation du milieu médical, à la déresponsabilisation des politiques et l’information business ?

La santé alimentaire de nos enfants

Beaucoup de parents réclament une nourriture plus saine dans les  cantines scolaires.

Des études démontrent que l’utilisation de cuisines centrales en « liaison froide » est plus couteux en définitive que l’utilisation de cuisines de proximités en « liaison chaude ».

Les cantines scolaires de Bondigoux, Layrac et Mirepoix sont livrés tous les jours par des cuisines situées à Rodez!!! En liaison froide. Folie de la logique des appels d’offre au moins disant. Premier sujet sur lequel devraient réfléchir nos élus.

Et s’il existait une alternative à cette logique économique ?

 

Quid de la lente dégradation de la santé des citoyens (plus de cancers, plus d’AVC, plus d’allergies, etc.)  Quand nos élus prendront-ils en considération la santé publique « cachée ou long terme » en réfléchissant un peu plus longuement sur le sens de leur responsabilité envers nos enfants ?

Les pesticides sont partout, nous savons qu’ils sont utilisés en quantités considérable depuis plus d’un demi-siècle par l’agriculture intensive. Ainsi, on retrouve des résidus de pesticides partout et notamment dans nos aliments : la moitié des fruits et légumes produits par l’agriculture intensive en contiennent. Mais certains les absorbent plus que d’autres.

L’agence américaine « Animal and Plant Health Inspection Service », après avoir analysé les fruits et légumes les plus communs, a identifié ceux qui ont la plus forte teneur en pesticides et en engrais chimiques.

 

Voici donc la « blacklist » des produits les plus exposés aux substances chimiques quand ils sont cultivés de manière industrielle :

  • La pomme : plus de 40 pesticides      différents ont été détectés sur les pommes, car ce fruit est sujet aux      champignons et aux insectes; les pesticides sont également présents dans      le jus de pomme et la compote de pomme. Les pesticides étant déposés      presque complètement sur la peau, cela oblige le consommateur à l’enlever.      Mais ce faisant, on élimine aussi la partie la plus nutritive.
  • Le céleri : il s’agit d’un cas      particulier car il n’est pas présent dans les trois grandes catégories:      les arbres fruitiers, les petits fruits et les légumes verts. Néanmoins,      le Test USDA a trouvé plus de 60 pesticides différents dans      ce légume.
  • La fraise : comme sur le céleri, il y a      plus de 60 pesticides différents, mais un peu moins sur celles      congelées.
  • La pêche : il faut les différencier,      dans les“fraîches” on a trouvé plus de 60 pesticides; presque la      même quantité que dans celles des conditionnements en monodose, par      contre, beaucoup moins sur les pêches en conserve.
  • Les épinards : détestés par les enfants,      les épinards sont en tête de la catégorie “ feuilles vertes”, avec presque      50 pesticides différents. Beaucoup moins, cependant, pour ceux en      “boîte”.
  • Les abricots : sur les abricots ont été      trouvés 33 pesticides.
  • Le raisin. Le raisin peut avoir      plus de 30 pesticides.
  • Le poivron. Les poivrons doux, dans      toute leur variété de couleurs, contiennent presque 50 pesticides      différents.
  • La pomme de terre. La pomme de terre      contient plus de 35 pesticides. Les pommes de terre douces offrent      une alternative délicieuse avec moins de résidus de pesticides.
  • La myrtille : sur les myrtilles ont été      trouvés 50 pesticides : celles congelées sont moins contaminées.      Malheureusement, les fruits alternatifs et nutritifs à la place des      myrtilles sont les cerises, qui bien que ne faisant pas partie de la      liste, sont aussi souvent contaminées.
  • La laitue : plus de 50 pesticides      ont été trouvés sur la laitue.
  • Le chou : même si le chou est connu      comme plante plus résistante aux parasites et aux maladies, dans      les dernières années, ont été trouvées des quantités élevées de résidus de      pesticides.

 

Il y a ensuite des produits, qui, bien que ne faisant pas partie de cette liste, contiennent un grand nombre de pesticides : la viande de bœuf, les cuisses de poulet, la graisse de porc, le lait, le café (celui cultivé dans les pays qui autorisent l’utilisation de pesticides),  le vin (pour la présence d’insecticides dans les raisins, sans surprise), le chocolat (comme pour le café si cultivé dans les pays sans législation spécifique).

Lavez, épluchez ou cuisinez vos fruits et légumes ?

Dans les recommandations habituelles qui sont faites pour se débarrasser des pesticides contenus dans les végétaux conventionnels, il est coutume de dire que le lavage ou le pelage des fruits et des légumes permettent de réduire (voire d’éliminer) les résidus de pesticides.
Pour affirmer cela il faudrait que des études soient faites, or certaines études montrent que ces précautions ne sont pas suffisantes ou voire qu’elles sont inutiles.

Laver un fruit ou un légume qui contiendrait des pesticides ne peut garantir de l’élimination partielle ou totale de ces résidus, simplement parce que cela dépend des propriétés physico-chimiques des pesticides (telles que la solubilité dans l’eau par exemple). Laver les végétaux permettra probablement de réduire les pesticides hydrophiles situés à la surface. En outre, la température de l’eau de lavage aura une influence sur le niveau de résidu. Une étude  a montré que le lavage à l’eau chaude avec un détergent (sic !) sera plus efficace qu’un lavage à eau froide. En outre, une autre étude a montré que le lavage couplé avec le frottement du végétal pouvait réduire plus significativement la présence de résidu (Barooah et Yein, 1996).
Mais il faut savoir que les lavages  ne réduisent pas significativement la présence des pesticides systémiques et lipophiles dans les végétaux.

Peler alors ?

Des études montrent que souvent les pesticides se concentrent dans ou sur la peau. De fait, peler ses fruits ou légumes non bio peut ôter en partie les résidus de pesticides. Cependant, se pose la question des pesticides systémiques qui pénètrent au cœur de la plante. En effet dans ce cas, une étude a montré que le pelage de concombres traités avec du thiométon ne permettait pas d’éliminer la présence du pesticide (Sheikhorgan et al, 1994).
A noter en outre que lorsqu’on pèle un fruit ou un légume, on se prive alors des vitamines contenues dans la peau.
De plus certains fruits et légumes ne se pèlent pas ? Dans ce cas comment fait-on pour les fraises, les framboises ou les salades ?

Nos enfants, en ingurgitant tous les jours, dans nos cantines, des produits à bas prix, industriels, et en plus peu ragoutants, (j’ai goûté personnellement à la nourriture donnée aux enfants de la créché de Layrac), obèrent leur santé future.

 

Voilà un grand sujet, bien plus important que tout autre, et qui engage personnellement les conseils municipaux de nos trois villages. C’est eux qui choisissent les prestataires, c’est eux qui font les choix économiques, c’est donc eux les responsables qui seront peut-être un jour désignés par des parents pour en répondre devant un tribunal.

Il me semble que cette responsabilité est entière et doit être assumée.

 

Quand est-il aujourd’hui ? Silence radio sur ce point, il est plus facile de parler du feu d’artifice à venir ou du dernier vide grenier, ou bien de dénigrer le programme d’une liste adverse qui avait « osé » se présenter contre les gestionnaires actuels que de prendre à bras le corps un vrai sujet…

 

Le bio dans les assiettes de nos enfants, et petits enfants…

Une proposition concrète et intéressante de la part d’une jeune habitante de Bondigoux.

« On peut par exemple commencer par une projection du film ‘nos enfants nous accuseront’. je suis relai local de l’association http://www.bioconsomacteurs.org/ et motivée à passer à l’action.

J’ai ici des docs comme  ‘la bio en restauration collective’ / ou le livre ‘La stratégie du colibri’ avec un chapitre entier consacré à la création d’une cantine bio…y a plus qu’à ! Etant sans enfant je ne connais pas l’école ni son équipe, le mieux serait de rencontrer des parents. Commencer par un apéro/réunion/repas avec ceux que ça intéresse pour décider de comment agir. Ensuite voir à la rentrée avec l’équipe en place ce qu’ils en pensent.. A suivre ! »

Je propose aux jeunes « maman et papa » et aux non moins jeunes « grand-parents » de se faire connaitre pour évoquer ce sujet de santé publique, autour d’un pot…

Le 18 août à 17h00 est proposé comme date de rencontre…  (inscription pour connaissance du lieu, en zone commentaire de l’article)

Chacun et chacune ayant son réseau email ou facebook je vous serais reconnaissant de bien vouloir relayer l’info…

 

A quand une nourriture bio à la cantine de la maternelle de Bondigoux ?

 

Je lance ici un nouveau débat.

 

Nous savons tous que la nourriture « classique » est riche en pesticides et autres produits phytosanitaires dangereux pour la santé.

 

Chacun, suivant ses moyens, essaie de faire face à cette mise sur le marché d’une nourriture poluée et génératrice de millions de cancers. Sachez qu’avant la fin de la décennie, un français sur deux sera atteint d’un cancer, et que les enfants en sont de plus en plus victime.

 

Se voiler la face consiste à « faire confiance » à l’état, aux législateurs, aux dirigeants des entreprises agro-alimentaires.

 

Ouvrir les yeux consiste à se poser le plus souvent possible la question de la qualité sanitaire de ce qu’on achète. Exemple; une pomme toute belle sur un linéaire a subi de 10 à 14 traitements !!! il en est de même pour une majorité de nos légumes. Si on parle des produits transformés, là, il faut y ajouter tous les additifs, colorants, conservateurs, etc…

 

Croire que cela n’est pas nocif relève là de l’aveuglement. Et on commence à découvrir que nos industriels ont créés de véritables cocktails chimiques dont personne ne mesure les conséquences.

 

Prenons l’aspartame. Cet édulcorant est une des plus utilisés par l’industrie agroalimentaire. Il a été découvert en 1965 et mis sur le marché pour la première fois aux Etats-Unis en 1974. En France, il a été autorisé à partir de 1981. Or il a, dès son apparition, été accusé d’être dangereux pour la santé. Sclérose en plaques, crises d’épilepsie, tumeurs du cerveau…

 

Qu’en est-il exactement ?

 

La plus grosse accusation qui pèse sur l’aspartame est d’augmenter le risque de cancer du cerveau. En effet, depuis plus de vingt ans, il y a une hausse sensible du nombre de cas aux Etats-Unis. En 1996, des chercheurs américains ont souligné que cette hausse était parallèle à l’utilisation croissante de l’aspartame…  Bref, on a de forts doutes que le lobbying des fournisseurs de ce produit s’occupe de brouiller…

 

Prenons l’huile de palme, c’est une huile végétale qui contient de la vitamine A et E et du bêta-carotène à haute dose. Malheureusement, après cuisson et raffinage, cette huile perd l’essentiel de ses vitamines.

Autre défaut sur le plan nutritionnel, elle affiche près de 50% d’acides gras saturés (contre 15% dans l’huile d’olive) et contient de l’acide palmitique qui favorise l’obstruction des artères. Pire encore, elle est parfois hydrogénée, un procédé industriel qui entraîne l’apparition d’acides gras trans, encore plus mauvais pour la santé.

Si cette huile n’est pas nocive en soi, il faut éviter d’en consommer en trop grandes quantités car elle peut augmenter le mauvais cholestérol et les risques de maladies cardiovasculaires et de certains cancers.

Et c’est bien là le problème car elle est présente dans plus d’un aliment sur dix ! La moitié des aliments transformés en contiennent car elle leur apporte du moelleux et facilite leur conservation.

Il est donc difficile pour le consommateur d’y échapper, d’autant que son utilisation n’est pas toujours clairement indiquée sur l’emballage. La mention « graisse ou huile végétale » cache très souvent de l’huile de palme…

Etc, etc…

 

Que faire ? Sauvons ce qui peut l’être. A chacun de faire un effort chez soi… Aux autorités locales de s’interroger pour les cantines dont elles ont la responsabilité…

 

Je sens venir dans quelques années des réactions « à l’américaine » de la part de parents. A quand un maire devant les juges pour négligence ayant entraîné la mort ?

 

Je pense que cela va venir…

 

Nous savons tous que le coût de produits bio obligerait à augmenter les tarifs des repas… Je sais que certain auraient du mal à suivre économiquement… Je sais tout ça, mais alors, ne devons-nous rien faire ?

Pourquoi ne pas lancer le débat ? Jusqu’où les parents et les communes peuvent ils aller dans le bon sens ? se poser la question c’est déjà ouvrir les yeux sur une réalité dramatique…

 

 

 

 

 

L’agriculture nous tue !

L’agriculture intensive est plus que jamais en débat : productivisme ou qualité ? Il semble impossible de conjuguer les deux. Quand le développement du cancer devient un vrai fléau social de par son développement exponentiel, il est peut-être temps de se pencher sur notre source d’approvisionnement alimentaire : l’agriculture française et européenne. Son rôle son coût, sa responsabilité en matière de sécurité sanitaire.

En apparence, l’agriculture française fournit une nourriture pas chère. Mais, si vous y ajoutez le coût prohibitif des subventions de la politique agricole commune (PAC), qui s’élèvent à 57 Mds € en 2010, le prix de la dépollution des eaux et l’explosion des cancers liée à la malbouffe, la facture de l’agriculture intensive devient très salée… Pour l’eau par exemple, les agriculteurs sont responsables de 70 à 80% des nitrates ou des phosphates présents dans les rivières. Et, pourtant, ils ne paient que 1% des frais de dépollution. Les 99% restants sont payés par les Français.

Si nous nous penchons sur les subventions massives accordées aux agriculteurs, il y a là des instruments qui devraient être au service des citoyens/consommateurs. Il se passe tout le contraire… Prenons l’exemple du maïs. C’est une culture inadaptée à la France parce qu’elle réclame beaucoup d’eau et de soleil. Pourquoi fait-on tant de maïs dans le Sud où l’eau manque? Par le miracle de la prime à l’irrigation qui a représenté 134 M€ en 2005. Mais ce système est à courte vue. La France ne sera jamais assez grande, et les coûts n’y seront jamais assez bas pour se battre à armes égales avec le Brésil, la Russie ou l’Ukraine. C’est une guerre perdue d’avance. Un système absurde qui ne profite qu’aux coopératives géantes et aux très gros agriculteurs.

Les méthodes d’élevages sont aussi à remettre à plat, surtout si l’on observe comment sont nourris les animaux d’élevage. Y a-t-il réellement un risque sanitaire pour les consommateurs ? Oui car les résidus de pesticides qui se retrouvent dans nos assiettes augmentent les risques de cancer. Ensuite, les porcs ou les poulets sont gavés d’antibiotiques. Or, les molécules sont les mêmes pour les humains et pour les bêtes. A force de traitements, on a créé des bactéries super résistantes. Cette résistance aux antibiotiques, c’est chaque année en Europe 25 000 morts. Quand on voit la composition des aliments pour bétail, de nouveaux scandales sanitaires tels que celui la vache folle nous pendent au nez.

Un véritable débat de société et une volonté politique forte de changer le modèle agroalimentaire sont les seuls moteurs du changement. Le Grenelle de l’environnement prévoyait 20% des surfaces cultivées en agriculture bio, nous n’en sommes qu’à 2,8%. Il faut subventionner massivement les exploitations bios et taxer à 40% les produits phytosanitaires au lieu de continuer à injecter toujours plus d’argent dans un système qui nuit à la santé des agriculteurs et à la nôtre. Le mouvement qui porte la vague de la culture biologique est un mouvement de fond. Il doit être relayé par les « politiques » qui seuls peuvent imposer un changement bénéfique à terme aussi bien pour nos agriculteurs que pour nous les consommateurs. Les politiques ne s’engageront que si nous en faisons un enjeu de société. Nous nous devons, chacun, individuellement, d’interroger nos députés et autres élus sur ce sujet. Les lobbies agricoles ainsi que ceux de l’industrie des pesticides et des engrais sont extrêmement actifs. Le combat semble perdu d’avance et pourtant nous ne devons pas attendre que les pouvoirs publics s’intéressent au sujet, il faut les y contraindre !…